Shaârghot à La Cigale : Paris va basculer dans l’univers électro-industriel du groupe

NEW KG • LIVE

Shaârghot s’apprête à faire trembler La Cigale. Le groupe électro-industriel français sera à Paris le 6 décembre 2026 pour un concert qui promet autant sur le plan sonore que visuel.

Guitares saturées, machines, énergie brute et esthétique cyberpunk :
Shaârghot a construit un univers immédiatement reconnaissable, à mi-chemin entre concert, performance et expérience immersive.

Après plusieurs dates à travers la France, le groupe posera ses machines à
La Cigale, à Paris, pour l’un des rendez-vous importants de cette fin d’année 2026.

Plongez dans l’univers de Shaârghot avant son passage à La Cigale.

Un univers qui dépasse le simple concert

Depuis ses débuts, Shaârghot ne se contente pas d’aligner les morceaux.
Le projet développe une véritable identité artistique dans laquelle musique, mise en scène, costumes et narration fonctionnent ensemble.

L’esthétique du groupe puise largement dans le cyberpunk et les imaginaires dystopiques.
Sur scène, les musiciens évoluent dans un environnement sombre et industriel, entourés des fameux
« Shadows », personnages qui participent pleinement à l’expérience.

Le résultat est un show intense, très visuel, où l’électro, le metal industriel et les rythmiques martiales se rencontrent.

Chez Shaârghot, le concert devient un spectacle total : on vient écouter la musique, mais aussi entrer dans un univers.

Une tournée française avant Paris

Le rendez-vous parisien s’inscrit dans une tournée française qui permettra à Shaârghot de retrouver son public dans plusieurs villes.

Rennes, Nantes, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Auxerre ou encore Le Mans font partie des différentes étapes annoncées avant l’arrivée du groupe à Paris.

Cette tournée permet également au groupe de poursuivre la présentation sur scène de son univers récent et des morceaux liés à
Let Me Out.

La Cigale, un écrin idéal pour Shaârghot

Avec sa proximité entre la scène et le public, La Cigale semble particulièrement adaptée à l’univers de Shaârghot.

L’ambiance de la salle parisienne devrait permettre au groupe de renforcer cette sensation d’immersion qui caractérise ses concerts.

Pour les amateurs de metal industriel, d’electro sombre, de performances scéniques ou simplement de concerts qui proposent autre chose qu’une succession de morceaux,
le 6 décembre pourrait bien être une date à retenir.

Infos pratiques

Shaârghot à La Cigale

📅 Dimanche 6 décembre 2026

🕗 20h00

📍 La Cigale
120 boulevard de Rochechouart
75018 Paris

🚇 Métro : Pigalle / Anvers

🎟️ Tarifs annoncés : 37,70 € à 48,70 €


Billetterie et informations

L’œil de NEW KG

Shaârghot fait partie de ces projets qui rappellent qu’un univers musical peut aussi devenir une expérience visuelle complète.
Le rendez-vous de La Cigale sera l’occasion de découvrir cette proposition dans l’une des salles emblématiques de Paris.

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Musique • cultures • artistes • nouvelles générations

Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît en vinyle picture

NEW KG • HIP-HOP • PATRIMOINE

Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît

Le 11 septembre 2026, Hostile Records célèbre les 30 ans de l’une des compilations les plus emblématiques du rap français avec une édition anniversaire exceptionnelle de
Hostile Hip Hop Volume 1, pressée pour la première fois en vinyle picture.

Sortie

11 septembre 2026

Label

Warner / Hostile Records

Édition

Vinyle Picture

Il existe des compilations qui rassemblent des morceaux.
Et puis il y a celles qui finissent par raconter toute une époque.
Hostile Hip Hop Volume 1 appartient incontestablement à cette seconde catégorie.

HOSTILE HIP HOP VOLUME 1

Découvrez l’édition anniversaire

 

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition anniversaire 30 ans

Une pierre angulaire du rap français des années 90

Trente ans après sa sortie initiale,
Hostile Hip Hop Volume 1
revient sur le devant de la scène.
La compilation témoigne d’une période déterminante de l’histoire du hip-hop hexagonal,
celle d’une scène française en pleine effervescence, portée par de nouvelles voix,
de nouvelles écritures et une identité musicale particulièrement forte.

Plus qu’une simple compilation, le projet est devenu le reflet d’une époque
et d’une génération qui allait profondément marquer le rap français.
À travers cette réédition anniversaire,
Hostile Records
célèbre l’héritage d’un label qui a participé à révéler et accompagner
plusieurs artistes devenus incontournables.

30 ANS D’HISTOIRE

Une compilation devenue le témoin d’une époque,
d’une énergie et d’une identité musicale qui continuent
d’inspirer de nouvelles générations.

Plus de 100 000 exemplaires vendus

Portée par la vision de
Benjamin Chulvanij
et du label Hostile Records, la compilation rassemble des titres devenus
emblématiques de cette période.
Elle illustre toute la richesse, l’authenticité et la diversité
d’une scène rap française alors en pleine construction.

Avec plus de 100 000 exemplaires vendus,
Hostile Hip Hop Volume 1
s’est imposée comme une référence incontournable du rap français.

Son importance dépasse largement sa tracklist :
le projet capture un moment où le hip-hop français affirmait progressivement
ses propres codes, ses artistes et sa place dans le paysage musical.

Pour la première fois en vinyle picture

Pour célébrer ce trentième anniversaire,
la compilation bénéficie d’une édition particulière :
elle est pressée pour la première fois en vinyle picture.

Une manière de transformer cette réédition en véritable objet collector,
aussi bien destiné aux passionnés de rap français qu’aux amateurs de vinyles
et de pièces rares.

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition 30e anniversaire
Disponible à partir du 11 septembre 2026
Warner / Hostile Records
Édition Vinyle Picture

Une tracklist qui traverse l’histoire du rap français

Ärsenik, X-Men, La Clinique, Lunatic, Sté Strausz’…
la compilation rassemble plusieurs noms emblématiques du rap français.

FACE A

01 — Ärsenik

L’Enfer remonte à la surface

02 — X-Men

Pendez-les, bandez-les, descendez-les !

03 — 2 Bal feat. Niro

Trois fois plus efficace

04 — Polo

Panne sèche (Halloween Remix)

05 — La Clinique feat. Les Sales Gosses

Tout saigne

06 — Sté Strausz’

Plus d’idéal

FACE B

07 — Teemour

Pas mieux demain

08 — Lunatic

Le Crime paie

09 — Aktivist

Cauchemar

10 — Da Maad Fungusth

Les Spots bleus

11 — Les Rongeurs

La Chasse est ouverte

12 — Boss Raw

1 Million de Caillras

Trente ans plus tard, l’héritage reste intact

Cette édition anniversaire célèbre autant une compilation majeure
que l’héritage d’un label ayant participé à écrire une partie importante
de l’histoire du rap français.

Trois décennies après sa première apparition,
Hostile Hip Hop Volume 1
conserve son statut d’œuvre fondatrice.
Sa réédition permet aux auditeurs de la première heure de retrouver
un projet emblématique, tout en offrant à une nouvelle génération
l’occasion de découvrir l’un des témoignages majeurs de cette période
du hip-hop français.

En ressortant cette compilation sous la forme d’un vinyle picture collector,
Hostile Records ne remet donc pas simplement un disque dans les bacs :
le label remet en circulation un morceau de l’histoire du rap français.

HOSTILE RECORDS

Hostile Hip Hop Volume 1

Édition anniversaire • Vinyle Picture • 11 septembre 2026


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MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

NEW KG · MUSIC

MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

Le classique de MC Solaar fera son retour le 18 septembre 2026 avec plusieurs éditions collector, des raretés et un inédit.

 

Il y a des albums qui appartiennent à une époque. Et puis il y a ceux qui continuent à traverser les générations.
« 5ème As » fait partie de cette deuxième catégorie.

Sorti en 2001, l’album emblématique de MC Solaar revient dans les bacs vingt-cinq ans plus tard.
Pour l’occasion, Warner Music France prépare plusieurs éditions physiques, dont des vinyles limités
et une version 2 CD enrichie de raretés.

À retenir

Sortie : 18 septembre 2026

Album : « 5ème As »

Artiste : MC Solaar

Formats : éditions vinyles collector et édition limitée 2 CD

Bonus : versions rares et « Solaar Weeps », annoncé comme inédit

01 · L’album

« 5ème As », l’album de la consécration

Sorti initialement en 2001, « 5ème As » marque une étape importante dans la carrière de MC Solaar.
Le disque rencontre un important succès populaire et critique et décroche un
double disque de platine.

Le projet rassemble plusieurs éléments devenus indissociables de l’univers du rappeur :
une écriture précise, des rimes travaillées, une attention particulière portée aux mots
et une production qui fait dialoguer narration, mélancolie et énergie.

« Solaar Pleure », « Hasta la Vista », « La Belle et le Bad Boy »…
plusieurs morceaux de « 5ème As » ont largement dépassé leur époque.

On retrouve également sur le disque « RMI », « Les Colonies », « Baby Love »,
« Le Cinquième As » ou encore « Si je meurs ce soir ».

À voir · MC Solaar — « 5ème As »

02 · Les éditions

Une réédition pensée pour les collectionneurs

Pour célébrer les vingt-cinq ans de l’album, Warner Music France propose plusieurs formats physiques,
dont plusieurs éditions limitées.

Édition ultra-limitée

« Fifth Ace » — double vinyle crème

L’édition internationale de l’album, initialement sortie à l’export,
revient en double vinyle couleur crème et contient des titres exclusifs.

Édition limitée Fnac

Double vinyle couleur or

L’album original avec sa pochette originale, une nouvelle gravure
et une présentation double vinyle gatefold couleur.

Vinyle

Double vinyle noir 140 g

Une édition standard permettant de retrouver l’album original au format double vinyle.

Édition limitée

2 CD Digipak

Le premier disque contient l’album original tandis que le second réunit
plusieurs versions rares et inédites en France.

03 · Les archives

Le véritable bonus : raretés et inédit

Pour celles et ceux qui connaissent déjà l’album,
la véritable curiosité de cette réédition se trouve sur le second CD.

CD2 · Bonus

01 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Intro

02 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Spanish Version

03 · Samedi Soir

04 · Solaar Pleure — Symphonic Version

05 · Solaar Weeps

Inédit

Parmi ces bonus, « Solaar Weeps » est annoncé comme inédit.
Le disque comprend également « Samedi Soir », une version espagnole
de « Hasta La Vista Mi Amor! » et une version symphonique de « Solaar Pleure ».

04 · Portrait

MC Solaar, une signature à part

MC Solaar occupe depuis plusieurs décennies une place singulière dans le rap francophone.
Son identité artistique repose notamment sur son rapport aux mots, au rythme et à la narration.

Jeux de langage, images, observation sociale et introspection
traversent une écriture devenue immédiatement identifiable.

Dans cette trajectoire, « 5ème As » constitue l’un des albums
qui illustrent le mieux sa capacité à faire dialoguer rap,
poésie et recherche mélodique.

Plus qu’une simple ressortie, cette édition participe à la transmission
d’un album qui a marqué l’histoire du rap francophone.
Vingt-cinq ans plus tard, « 5ème As » peut retrouver son public
tout en rencontrant une nouvelle génération d’auditeurs.


Le regard NEW KG

Rendez-vous le 18 septembre

« 5ème As » sera de nouveau disponible le 18 septembre 2026 chez Warner Music France.

Vinyles collector, édition 2 CD, raretés et inédit :
cette nouvelle édition offre une nouvelle occasion de replonger
dans l’un des albums marquants de la discographie de MC Solaar.

Artiste : MC Solaar

Album : « 5ème As »

Date de sortie : 18 septembre 2026

Label : Warner Music France

 

Musique malgache : du valiha au salegy, voyage au cœur des rythmes de Madagascar

NEW KG • FOCUS PAYS

Madagascar : du valiha au salegy, une île aux rythmes pluriels

Entre traditions ancestrales, guitares électriques, chants de transmission et nouvelles scènes urbaines, la musique malgache raconte une île multiple, inventive et profondément vivante.

Située dans l’océan Indien, au large du continent africain, Madagascar possède un patrimoine musical d’une diversité remarquable. Ses sonorités portent les traces de circulations africaines, austronésiennes, arabes, européennes et indo-océaniques, réinterprétées au fil des générations.

Pourtant, parler de « musique malgache » au singulier serait réducteur. Chaque région possède ses propres rythmes, instruments, langues, pratiques sociales et façons de transmettre les histoires.

Du valiha des Hautes Terres au salegy du Nord, du tsapiky du Sud-Ouest aux scènes rock et urbaines d’Antananarivo, l’île compose une véritable cartographie sonore. Pour cette nouvelle étape du NEW KG Music Atlas, nous explorons les artistes, les instruments et les mouvements qui font de Madagascar un territoire musical singulier.

01 — CARTOGRAPHIE SONORE

Une île, plusieurs territoires musicaux

La géographie de Madagascar joue un rôle essentiel dans la diversité de ses musiques. Les Hautes Terres centrales, les côtes du Nord, la région de Toliara au Sud-Ouest et les territoires du Sud possèdent des traditions distinctes.

Les instruments, les rythmes et les fonctions sociales de la musique évoluent ainsi d’une région à l’autre. Dans certaines communautés, elle accompagne les fêtes, les mariages, les funérailles ou les cérémonies consacrées aux ancêtres.

Ailleurs, elle devient chronique sociale, expression politique ou espace de contestation. Elle peut faire danser, transmettre une généalogie, raconter une migration ou interroger la société contemporaine.

« Songs for Madagascar » : un voyage à travers la création et les territoires musicaux malgaches.

02 — INSTRUMENTS

Valiha, marovany et kabosy : les cordes de Madagascar

Souvent considéré comme l’instrument national de Madagascar, le valiha est une cithare tubulaire traditionnellement fabriquée à partir de bambou. Son timbre clair et délicat accompagne aussi bien des répertoires de cour que des musiques populaires et familiales.

Le marovany, autre forme de cithare, possède une caisse rectangulaire et des cordes disposées sur ses deux faces. Le kabosy, petit instrument proche de la guitare, occupe également une place importante dans les musiques rurales et populaires.

Des musiciens comme Justin Vali et Rajery ont contribué à faire voyager le valiha bien au-delà de l’île. Rajery a développé une approche très personnelle de l’instrument, transformant une contrainte physique en technique musicale singulière.

L’accordéon, la guitare acoustique et la sodina, flûte traditionnelle malgache, complètent cette palette instrumentale. Avec Régis Gizavo, l’accordéon malgache a lui aussi trouvé une audience internationale.

Rajery fait entendre la richesse mélodique du valiha sur la scène internationale.


Découvrir le portrait de Rajery

03 — MÉMOIRE COLLECTIVE

Mahaleo : chanter le quotidien et les aspirations d’un peuple

Formé au début des années 1970 dans le contexte des mouvements étudiants, Mahaleo est devenu l’un des groupes les plus emblématiques de Madagascar. Ses chansons acoustiques parlent d’amour, de jeunesse, de liberté, de solidarité et des difficultés du quotidien.

Avec des titres comme « Ianao » ou « Ravorondreo », le groupe a construit un répertoire transmis entre les générations. Ses textes s’appuient souvent sur les images, les proverbes et la poésie orale malgaches pour évoquer les réalités sociales sans imposer une lecture unique.

Cette manière de transformer l’expérience collective en chanson explique la longévité de Mahaleo. À Madagascar comme au sein de la diaspora, son œuvre demeure associée à la mémoire, au partage et à la possibilité de résister ensemble.

Dans un registre plus électrifié, Rossy a également participé à la modernisation des musiques populaires malgaches, en rapprochant rythmes régionaux, accordéon, instruments amplifiés et énergie scénique.

Mahaleo — « Ravorondreo », un classique de la mémoire musicale malgache.

04 — LE NORD EN MOUVEMENT

Le salegy : la pulsation populaire de l’île

Né dans le Nord et le Nord-Ouest de Madagascar, le salegy est aujourd’hui l’un des genres malgaches les plus reconnus. Son rythme rapide, ses guitares électriques, ses lignes de basse, ses claviers et ses chants en réponse créent une musique immédiatement dansante.

Le morceau s’intensifie souvent pendant une séquence appelée folaka. Les voix laissent davantage de place aux instruments, tandis que les battements de mains et la danse renforcent l’énergie collective.

Jaojoby, souvent surnommé le roi du salegy, a joué un rôle majeur dans la transformation et la diffusion internationale du genre. Sa musique a contribué à faire du salegy un langage populaire partagé dans toute l’île.

Ninie Doniah, figure essentielle de la scène de Nosy Be disparue en 2023, a imposé une voix féminine puissante dans un univers longtemps dominé par les hommes. Son héritage reste indissociable de l’histoire moderne du salegy.

Jaojoby — « Malemilemy », l’énergie du salegy portée par l’une de ses figures majeures.

05 — LE SUD-OUEST ÉLECTRIQUE

Le tsapiky : danser avec les vivants et les ancêtres

Dans la région de Toliara, au Sud-Ouest, le tsapiky se reconnaît à ses guitares électriques rapides, ses lignes rythmiques répétitives et son intensité presque hypnotique. Il accompagne notamment des célébrations familiales et certaines cérémonies funéraires pouvant durer plusieurs jours.

Cette musique ne sépare pas clairement le spectacle de la vie communautaire. Les musiciens répondent aux danseurs, la durée de la performance s’adapte à la cérémonie et la répétition produit progressivement une forme de transe collective.

Le guitariste Damily compte parmi les principaux ambassadeurs contemporains du tsapiky. Son album Fihisa, publié en 2025, poursuit cette transmission tout en conservant la force brute et la dimension collective du genre.

En 2025, le tsapiky a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance souligne autant sa valeur musicale que son rôle social dans les communautés du Sud-Ouest malgache.

Damily et le Toliara Tsapiky Band — « Zao Lehireo », enregistré à Madagascar.

06 — NOUVELLES SCÈNES

Rock, pop et création numérique : Madagascar au présent

La musique malgache contemporaine ne se limite pas à la conservation de formes anciennes. Une nouvelle génération utilise le rock, la pop, les productions électroniques et les plateformes numériques pour parler de son époque.

Originaire d’Antananarivo, The Dizzy Brains développe un rock frontal porté par des textes consacrés aux inégalités, à la corruption, à la précarité et au manque de perspectives. Leur musique démontre qu’une esthétique internationale peut devenir le véhicule d’une parole profondément locale.

Avec sa basse mise au premier plan, Kristel défend une identité rock puissante, moderne et exportable. Le groupe s’inscrit dans une scène alternative malgache qui refuse les catégories trop étroites.

Des artistes comme LJO, ainsi que les nouvelles voix qui circulent entre Madagascar, l’océan Indien et la diaspora, prolongent cette dynamique. Le streaming et les réseaux sociaux permettent désormais aux créations locales d’atteindre directement de nouveaux publics.

The Dizzy Brains — « Kère », le rock malgache comme espace de contestation.

Kristel — « My Bass », une expression contemporaine de la scène alternative malgache.

LA SÉLECTION NEW KG

Madagascar — Du valiha au salegy

Dix chansons pour parcourir les instruments traditionnels, la mémoire populaire, le salegy et les nouvelles expressions musicales de Madagascar.

Playlist disponible sur le Spotify de NEW KG


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Madagascar, une musique en mouvement

Du son cristallin du valiha à la vitesse du tsapiky, des guitares de Mahaleo à l’énergie du salegy, Madagascar révèle une culture musicale qui refuse de choisir entre héritage et modernité.

Les instruments anciens continuent de dialoguer avec les amplificateurs, les studios et les plateformes numériques. Les artistes ne se contentent pas de préserver une tradition : ils la transforment pour qu’elle puisse continuer à raconter le présent.

Explorer la musique malgache, c’est découvrir une île où chaque région possède sa propre pulsation, mais où la musique conserve une même fonction essentielle : rassembler, transmettre et faire vivre la mémoire.

Quel son malgache vous a le plus surpris ?

Écoutez la playlist, partagez votre découverte et poursuivez le voyage à travers les cultures musicales du monde avec NEW KG.


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Néo-soul : histoire, artistes et nouvelle génération

NEW KG · RADAR GENRES

Néo-soul : de D’Angelo à Cleo Sol, l’héritage en mouvement

Une musique qui puise dans la mémoire de la soul pour inventer de nouvelles manières de groover, d’écrire et de raconter l’intime.

La néo-soul n’est ni une simple nostalgie des années 1970, ni une catégorie figée. Elle est un espace de circulation : la chaleur de la soul y rencontre les harmonies du jazz, la profondeur du gospel, la liberté du funk et la science rythmique du hip-hop. Depuis les années 1990, elle permet à plusieurs générations d’artistes de renouer avec un son organique tout en refusant de répéter le passé.

À retenir : la néo-soul ne remplace pas la soul classique. Elle prolonge son langage en l’ouvrant aux textures, aux rythmes et aux récits de son époque.

01 · Les origines

Une étiquette arrivée après la musique

Avant de devenir un nom de genre, la néo-soul était déjà une sensation. Au tournant des années 1990, des artistes cherchent une autre voie que le R&B le plus formaté : davantage d’instruments joués, des arrangements moins prévisibles, des voix laissées au premier plan et une écriture capable de parler d’amour, d’identité, de spiritualité ou de conscience sociale dans un même mouvement.

L’expression neo soul est popularisée à la fin des années 1990 par le dirigeant de label Kedar Massenburg. Cette appellation aide l’industrie à rendre visible une scène en plein essor, mais elle crée aussi une frontière que plusieurs artistes jugent trop étroite. En 2026, Massenburg rappelait encore que le terme désignait, à ses yeux, autant une identité culturelle et spirituelle qu’une recette sonore. Lire l’entretien publié par VIBE.

Cette tension reste essentielle : la néo-soul existe comme repère utile, mais les artistes qui lui sont associés ne forment pas un bloc uniforme. Leur point commun réside moins dans une formule que dans une démarche : faire vivre l’héritage sans le transformer en musée.

Vidéo recommandée · D’Angelo — « Brown Sugar »

Le morceau cristallise le son du mouvement avant même que l’expression « néo-soul » ne s’impose.

02 · Les racines

La mémoire de la soul, le rythme du présent

La filiation mène naturellement vers Marvin Gaye, Stevie Wonder, Donny Hathaway, Roberta Flack ou Curtis Mayfield. On retrouve chez eux le goût des arrangements sophistiqués, l’importance du message, la sensualité des timbres et la conviction que la musique populaire peut être ambitieuse sans perdre son pouvoir émotionnel.

Mais la génération néo-soul grandit également avec le rap, les samples et les boîtes à rythmes. Son rapport au passé n’est donc pas celui d’une reconstitution fidèle. Une basse peut sembler sortie d’un disque de funk des années 1970, tandis que la batterie se place légèrement derrière le temps comme un beat de hip-hop. Un clavier électrique peut installer la douceur du jazz, avant qu’un refrain nourri de gospel ne donne au morceau toute son amplitude.

La Timeline of African American Music de Carnegie Hall replace ainsi la néo-soul dans une histoire beaucoup plus vaste : celle des musiques noires américaines, de leurs transformations et de leurs dialogues permanents.

Vidéo recommandée · Marvin Gaye — « What’s Going On »

Un repère fondamental pour comprendre l’alliance entre ambition musicale, conscience sociale et émotion.

03 · Les fondations

Quatre disques qui changent le centre de gravité du R&B

D’Angelo — Brown Sugar (1995)

Avec sa voix superposée, ses claviers enveloppants et son sens du groove, D’Angelo ouvre une brèche. Le disque reconnecte le R&B des années 1990 à Prince, Marvin Gaye, au gospel et au funk, tout en parlant le langage rythmique du hip-hop. Disparu le 14 octobre 2025, l’artiste laisse une discographie resserrée mais une influence immense. Lire l’hommage de Reuters.

Maxwell — Maxwell’s Urban Hang Suite (1996)

Maxwell impose une élégance feutrée : arrangements souples, sensualité retenue et continuité assumée avec la soul sophistiquée. Son premier album démontre que la modernité peut aussi passer par le silence, l’espace et la nuance.

Erykah Badu — Baduizm (1997)

Erykah Badu relie poésie, conscience, humour, spiritualité et rythmes inspirés du hip-hop. Sa personnalité vocale et visuelle donne au mouvement une figure immédiatement identifiable, tout en refusant d’être réduite à une étiquette. Relire l’analyse de Baduizm.

Jill Scott — Who Is Jill Scott? (2000)

Poétesse, chanteuse et narratrice, Jill Scott transforme les détails du quotidien en scènes vivantes. Sa diction, ses mélodies et son rapport très physique aux mots montrent que la néo-soul peut être littéraire, théâtrale et profondément accessible.

Vidéo recommandée · Erykah Badu — « On & On »

La chanson réunit groove, spiritualité, poésie et esthétique visuelle dans l’un des manifestes du genre.

04 · Le laboratoire

Les Soulquarians : créer ensemble pour sortir des formats

Entre 1996 et 2002, les studios Electric Lady de New York deviennent le point de rencontre d’un collectif informel : Questlove, D’Angelo, J Dilla, James Poyser, Erykah Badu, Common, Bilal, Q-Tip, Mos Def, Talib Kweli et plusieurs musiciens associés. Ils ne fonctionnent pas comme un groupe traditionnel. Ils passent d’une session à l’autre, échangent des idées, improvisent et participent aux albums des uns et des autres.

De cette proximité naissent ou se nourrissent des œuvres majeures : Voodoo de D’Angelo, Mama’s Gun d’Erykah Badu, Like Water for Chocolate de Common, Things Fall Apart de The Roots ou encore 1st Born Second de Bilal.

L’histoire officielle d’Electric Lady Studios décrit cette période comme un moment déterminant. Son importance dépasse la liste des disques : elle rappelle qu’une scène musicale avance souvent grâce à des lieux, des rencontres et une confiance collective permettant l’expérimentation.

Vidéo recommandée · Common — « The Light »

Produit par J Dilla, ce morceau illustre le dialogue naturel entre hip-hop, soul et sensibilité mélodique au cœur des Soulquarians.

05 · Le son

Comment reconnaître la néo-soul sans l’enfermer ?

Il n’existe pas de formule unique. Certains marqueurs reviennent néanmoins et créent une sensation commune :

  • Un groove vivant : batteries organiques, microdécalages rythmiques et lignes de basse très présentes.
  • Des harmonies riches : accords étendus, claviers électriques et vocabulaire emprunté au jazz.
  • Une production texturée : instruments joués, chaleur analogique, samples et imperfections conservées.
  • Une voix incarnée : héritage du gospel, liberté du phrasé, chœurs et superpositions vocales.
  • Une écriture intérieure : amour, vulnérabilité, identité, désir, spiritualité et conscience sociale.

La néo-soul se reconnaît donc moins à un instrument précis qu’à une manière d’habiter le morceau. Le rythme respire, la voix conserve ses aspérités et l’arrangement laisse la place à l’écoute.

Vidéo recommandée · Bilal — « Soul Sista »

La souplesse vocale de Bilal et la production de Raphael Saadiq donnent à entendre la richesse harmonique et rythmique du genre.

06 · Les voix

Des femmes au centre du récit

Erykah Badu, Jill Scott, India.Arie, Angie Stone, Lauryn Hill, les membres de Floetry et bien d’autres ont placé l’expérience féminine au premier plan. Désir, indépendance, fatigue, foi, estime de soi, relations et reconstruction deviennent des matières artistiques traitées sans devoir choisir entre intimité et puissance.

Toutes ne se définissent pas nécessairement comme artistes néo-soul, et leurs univers dépassent largement cette catégorie. Les réunir ne doit donc pas gommer leurs différences. Cela permet plutôt de comprendre comment, à la même période, plusieurs voix ont élargi le langage du R&B et l’espace accordé aux récits écrits depuis leur propre point de vue.

Disparue le 1er mars 2025, Angie Stone occupe une place singulière dans cette histoire : membre du groupe pionnier de hip-hop The Sequence avant sa carrière soul, elle incarnait déjà la circulation entre les genres qui définit la néo-soul. Lire l’hommage de l’Associated Press.

Vidéo recommandée · Jill Scott — « Tiny Desk Concert »

Dans cette session publique de NPR Music, Jill Scott met en lumière sa voix, son sens du récit et l’héritage toujours vivant de la néo-soul.

07 · Aujourd’hui

Une nouvelle génération, plusieurs directions

La néo-soul contemporaine ne cherche pas à reproduire l’esthétique de 1997. Cleo Sol privilégie une chaleur dépouillée et une écriture tournée vers la guérison. Elmiene travaille une voix ample et vulnérable, nourrie par les grandes traditions de la soul. Jordan Rakei relie jazz, production électronique et composition organique. Steve Lacy, lui, déplace les frontières entre funk, pop alternative, guitare et R&B.

Ces artistes ne partagent pas une esthétique identique et ne revendiquent pas tous la même appartenance. Ils montrent cependant ce que l’esprit néo-soul continue de rendre possible : une musique populaire exigeante, intime et ouverte aux hybridations.

Et dans la francophonie ?

Il existe moins une scène officiellement baptisée « néo-soul francophone » qu’une constellation d’artistes qui en partagent certains gestes. Hawa, Sandra Nkaké et Tiwayo explorent chacun des liens différents avec la soul, le blues, le jazz ou le funk. Dans le rap et le R&B francophones, un artiste comme Luidji prolonge aussi l’importance de l’introspection, des textures enveloppantes et du récit personnel. Il s’agit de proximités artistiques, pas d’étiquettes imposées.

Vidéo recommandée · Cleo Sol — « When I’m in Your Arms »

Une démonstration contemporaine de dépouillement, de chaleur vocale et d’intimité.

Prolongement francophone · Tiwayo — « I’ve Got To Travel Alone »

La voix du chanteur parisien relie soul, blues et gospel dans une lecture actuelle et personnelle de cet héritage.

08 · À écouter

NÉO-SOUL — Héritage & nouvelle génération

De D’Angelo, Erykah Badu, Maxwell et Jill Scott aux voix qui renouvellent aujourd’hui cet héritage, la playlist Spotify de NEW KG fait dialoguer les époques sans les opposer.

Playlist disponible sur le Spotify de NEW KG.

Session recommandée · Elmiene — « Marking My Time »

Cette session live met en valeur la vulnérabilité, la précision vocale et la continuité entre tradition et nouvelle génération.

09 · Repères d’écoute

Dix portes d’entrée dans la néo-soul

  1. D’Angelo — « Brown Sugar »
  2. Erykah Badu — « On & On »
  3. Maxwell — « Ascension (Don’t Ever Wonder) »
  4. Jill Scott — « A Long Walk »
  5. Ms. Lauryn Hill — « Ex-Factor »
  6. Musiq Soulchild — « Just Friends (Sunny) »
  7. Bilal — « Soul Sista »
  8. India.Arie — « Video »
  9. Cleo Sol — « When I’m in Your Arms »
  10. Elmiene — « Marking My Time »

Vidéo recommandée · India.Arie — « Video »

Un manifeste d’acceptation de soi qui résume la dimension intime et affirmée de la néo-soul.

La néo-soul ne demande pas de choisir entre la mémoire et l’avenir. Elle transforme l’une en matière pour construire l’autre.

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Sources et prolongements

Lina Stalytė : entre Paris et la Lituanie, le retour à soi avec Vasaros Naktys

 

EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?

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L’ARTICLE

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ÉPISODE 02

Lina Stalytė : entre Paris et la Lituanie,

Vasaros Naktys

raconte le retour à soi

Entre la Lituanie de son enfance et Paris, où elle vit depuis près de quinze ans,
Lina Stalytė a construit une identité artistique faite de rencontres, de voyages
intérieurs et de contrastes. Avec Vasaros Naktys, son premier album
entièrement interprété en lituanien, la chanteuse neo-soul jazz retourne vers
sa langue maternelle tout en affirmant un univers profondément personnel.

@e2c

PORTRAIT · MUSIQUE
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NEW KG
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EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?
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LINA STALYTĖ

« Pour moi, la musique est avant tout un lieu de rencontre.
C’est un pont de communication, un lien entre les artistes,
le public et les gens qui ne se connaissent pas encore. »

— Lina Stalytė

Pour Lina Stalytė, la musique n’a jamais été uniquement une histoire de performance.
Avant les albums, les concerts ou les studios, il y avait déjà cette envie de chanter
et, surtout, de partager.
« Je suis juste une fille qui a toujours aimé chanter et partager le chant avec
les autres. J’ai beaucoup chanté seule dans ma chambre, mais très vite, j’ai compris
que ce qui me touchait le plus, ce n’était pas de chanter seule : c’était de chanter
pour les autres ou avec les autres. Pour moi, la musique est avant tout un lieu de
rencontre. C’est un pont de communication, un lien entre les artistes, le public
et les gens qui ne se connaissent pas encore. »
Son entrée dans la musique s’est faite presque naturellement. Quand elle était enfant,
ses parents l’encourageaient à chanter pendant les fêtes de famille ou entre amis.
Puis un jour, elle accompagne une amie qui prépare le concours d’entrée au conservatoire.
« En la regardant, je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? » J’ai passé le concours
un peu spontanément, j’ai été acceptée, et avec le recul, j’ai l’impression que
c’était un rendez-vous avec le destin. »
Lituanienne installée à Paris depuis quatorze ans, Lina est arrivée dans la capitale
française pour étudier le jazz avant d’y construire progressivement sa vie d’artiste.
Aujourd’hui, son quotidien se partage entre l’écriture de chansons, les concerts,
la promotion de sa musique, la recherche de nouvelles dates et l’enseignement du chant.
Ses chansons parlent souvent « d’amour, d’introspection, de nature et de cette manière
qu’a le monde vivant de nous inspirer et de nous transformer ».

01
DEUX TERRITOIRES, UNE ARTISTE
Paris et la Lituanie : le yin et le yang de Lina
Pour comprendre Lina Stalytė aujourd’hui, il faut regarder dans deux directions.
D’un côté, il y a Paris. Une ville de mouvement, de rencontres, de concerts,
de jam sessions et de croisements musicaux. De l’autre, la Lituanie :
la nature, le calme, l’intuition, les forêts et les lacs.
@e2c
« Ce voyage entre Paris et la Lituanie est finalement assez récent.
Pendant longtemps, je retournais surtout en Lituanie pour voir ma famille
ou faire quelques actions de promotion. Tout a changé quand j’ai commencé
à chanter dans ma langue maternelle. Depuis la sortie de mon dernier projet
en lituanien, j’y retourne beaucoup plus souvent, et cela m’a permis de renouer
avec une partie de moi que j’avais un peu laissée de côté. »
La Lituanie fait revenir une facette profondément instinctive de l’artiste.
« La Lituanie me reconnecte à quelque chose de très profond :
la nature, le calme, la douceur, le bien-être. C’est la partie de moi
qui court avec les loups, qui danse avec le vent, qui est fascinée par les orages,
qui aime marcher sous la pluie, qui passe des heures au bord d’un lac ou dans une forêt.
C’est un espace très poétique, très intuitif. »
Paris révèle une autre énergie.
« Paris, c’est presque l’inverse. Paris fait ressortir mon côté plus extraverti.
C’est la ville des rencontres, des jam sessions, des concerts, du mouvement permanent.
Musicalement, c’est une ville d’une richesse incroyable. On y croise des artistes
venus du monde entier, des styles très différents, des mélanges qui nourrissent
énormément ma créativité. C’est aussi une ville où l’on crée beaucoup de liens humains. »
« J’aime dire que la Lituanie représente mon énergie yin,
tandis que Paris représente mon énergie yang.
J’ai besoin des deux pour être pleinement moi. »
La nuit fait elle aussi partie depuis longtemps de son imaginaire.
Mais son rapport à elle s’est transformé. Si Lina composait autrefois surtout la nuit,
elle protège désormais davantage son sommeil et se dit beaucoup plus productive le matin.
« La nuit est devenue un moment de retour à moi-même.
Après un concert, par exemple, je ne peux pas m’endormir immédiatement.
J’ai besoin de plusieurs heures pour redescendre, retrouver le calme
et revenir à mon centre. »
Elle reste aussi un territoire de création.
« Et puis je rêve énormément. Mes nuits sont très riches.
Beaucoup d’idées de chansons me viennent pendant mon sommeil.
Il m’arrive souvent de me réveiller avec une mélodie, une phrase ou une image,
et je les note immédiatement avant qu’elles ne disparaissent. »

02
RETOUR AUX RACINES
Vasaros Naktys : revenir à sa langue pour ressentir plus intensément
Avant Vasaros Naktys, il y avait Summer Nights.
Le projet que Lina présente aujourd’hui en lituanien est d’abord né en anglais.
@e2c
« En fait, le projet est né en anglais d’abord. J’ai compris que ça allait être
un album parce que j’avais beaucoup de chansons que je voulais sortir
et qui appartenaient au même univers. J’avais vraiment envie de sortir
un album entier, avec beaucoup de chansons qui racontaient quelque chose ensemble. »
Parmi ces morceaux, Summer Nights occupait une place particulière.
« Et la chanson qui était vraiment, je pense, la plus forte,
la plus ancienne et la plus travaillée, c’était Summer Nights,
donc ça faisait sens d’appeler cet album comme ça.
Et j’ai toujours voulu faire des albums, en fait. C’était ça. »
Mais un événement va modifier la trajectoire du projet : son passage à l’Eurovision.
« L’idée de le faire en lituanien est venue après mon passage à l’Eurovision.
J’ai traduit ma première chanson en lituanien et j’ai pris beaucoup de plaisir
à l’adapter. Ça m’a donné envie de tout traduire en lituanien.
Et là, ça faisait sens de refaire exactement le même ordre,
juste en ajoutant un titre en plus, une nouvelle chanson qui avait été composée. »
Ce retour au lituanien n’était pourtant pas seulement une décision artistique
ou stratégique. Derrière lui se trouvait quelque chose de plus intime.
« Et au-delà des gens, je pense qu’il y avait un désir très fort,
intérieur, de revenir à ma langue natale. Les mots lituaniens sont beaucoup
plus ancrés dans mon corps parce que ce sont les mots que je prononce depuis l’enfance.
C’est la première langue que j’ai apprise, depuis ma naissance,
et c’est une langue qui me touche au plus profond, beaucoup plus que l’anglais. »
« Je pense qu’il y a plus de force, plus de poids dans ces mots
parce qu’ils ont beaucoup plus de vécu pour moi que l’anglais,
que j’ai commencé à apprendre à l’âge de 8 ans. Ce n’est pas pareil. »
« C’était pour sentir, pour vivre plus intensément et livrer
plus de vécu, plus de parcours, plus d’histoire. »
Adapter l’album signifiait cependant beaucoup plus que traduire des paroles.
« Oui, c’est une vraie réadaptation. La traduction simple ne suffisait pas,
parce que je voulais que ça rime et je voulais que ça fasse sens.
Du coup, j’ai cherché des métaphores lituaniennes,
j’ai cherché quelque chose qui me parle beaucoup. »
« Parfois, j’ai même changé le sens, parfois les histoires,
mais j’ai cherché le même feeling : que ça représente le même feeling,
que ça décrive la même émotion, tout en ayant différentes images.
C’était ça le but. »
« Ce qui comptait pour moi, c’était de privilégier le son et l’émotion
plutôt que la traduction directe. Je voulais que ça sonne d’une certaine manière,
que les mots soient groovy, bouncy, percussifs.
Du coup, j’ai parfois dû pas mal réinterpréter et réadapter pour que ça fonctionne. »
Même certaines références ont été repensées. Là où les paroles anglaises
pouvaient évoquer Debussy, la version lituanienne fait apparaître Čiurlionis.
« C’était aussi une manière de mettre en lumière les compositeurs,
les créateurs, les artistes lituaniens dans mes références. »
Cette transformation passe jusqu’à sa propre voix.
« Je pense que même ma voix, quand je chante, ne sonne pas pareil
en lituanien qu’en anglais. Le timbre de ma voix change un peu, je l’ai observé.
Et le public m’a renvoyé la même sensation, la même impression. »

03
SON & STORYTELLING
Neo-soul, jazz et récits personnels : une identité qui s’affirme
Si le retour au lituanien constitue l’un des piliers de Vasaros Naktys,
l’album marque également une affirmation sonore.
@e2c
« Je dirais que je suis chanteuse neo-soul jazz,
et en même temps j’adore raconter des histoires.
Donc je dirais aussi singer-songwriter, car l’histoire, le poème
et le message de la chanson sont très, très importants pour moi. »
« Pour cet album, je voulais vraiment quelque chose de très produit,
très travaillé, très emballé, vraiment très neo-soul,
et en même temps que ça reste suffisamment acoustique
pour que les chansons puissent aussi sonner en acoustique
quand je les joue avec des musiciens. »
Son identité musicale porte nécessairement la trace de son parcours.
« Je dirais que je suis une voyageuse, que je raconte un parcours
très spécifique de la Lituanienne à Paris,
et que ça se sent dans ma manière de chanter en anglais et aussi en lituanien. »
« Ça se sent dans l’influence parisienne, française,
avec certaines expressions que je traduis.
Et les gens qui comprennent le français et ma langue natale,
ou l’anglais, vont aussi le sentir : j’ai vraiment un background
de quelqu’un qui a passé presque 15 ans à vivre à Paris. »

À ÉCOUTER PENDANT LA LECTURE
Lina Stalytė — Vasaros Naktys
Entrez dans l’univers sonore de l’album pendant la lecture.

L’album se construit également comme un paysage.
« Je veux que la personne se sente à la mer,
qu’elle se sente en train de regarder les vagues,
au moment de l’année ou de la journée qui lui plaît. »
« Chaque chanson correspond à un moment différent de la journée :
le matin, le coucher de soleil, la nuit…
Et on termine, bien sûr, avec Summer Nights,
qui est la chanson du coucher de soleil. »
Pour donner forme à cet univers, Lina est arrivée avec les fondations de ses chansons.
« En fait, moi, je venais vers lui avec des accords,
des chansons, des mélodies, des paroles,
et lui, il m’aidait à créer tout un arrangement autour,
à choisir les instruments, la rythmique, la batterie. »
« Il a aussi trouvé des musiciens qui ont enregistré avec moi.
Et il a vraiment contribué énormément.
On a co-composé cet album ensemble. On a coécrit. »
Mais derrière les arrangements, les rythmiques et la production,
l’histoire personnelle reste le point de départ.
« Toutes les histoires sont très personnelles.
Je me suis vraiment inspirée de mon propre parcours pour écrire cet album. »
« Moi, je pense que quand on est honnête
et qu’on livre quelque chose d’humain, de vécu,
ça touche forcément des gens. Et on ne peut pas choisir.
Parfois ça touche les gens, parfois non. C’est l’auditeur qui choisit. »
« Moi, ce que je peux faire de mon côté
et sur quoi je peux être vraiment sûre,
c’est que je livre le plus vrai de moi-même, le plus honnête.
Et si ça touche et ça parle à l’auditeur, bah tant mieux. »
« Et je laisse à chacun créer sa propre histoire,
son propre imaginaire de ce que la chanson lui représente
et lui fait ressentir. »

04
RETOUR À SOI
Myliu savo kūną, le slow living et la Lina libre
Cette recherche d’honnêteté prend une forme particulièrement directe
dans Myliu savo kūną. À travers le morceau, Lina parle d’amour
et d’acceptation du corps, mais son propos va au-delà de l’apparence.
@e2c
« C’est vraiment une invitation pour moi aussi et pour l’auditeur
de prendre le temps de s’apprécier, de s’aimer, de se donner des compliments,
de prendre soin de soi, de son monde intérieur autant que de son apparence. »
« C’est vraiment ce petit temps qu’on attribue à soi pour revenir à soi.
Et on peut commencer par le corps, parce que le corps,
c’est quelque chose de très tangible. On peut vraiment le toucher, c’est concret. »
« Et je pense que ça, c’est parfois le plus difficile à aimer.
Parce qu’on le voit tout le temps, on se compare.
Et c’est mon invitation à se donner un peu d’amour,
car c’est comme ça qu’on peut se détendre et fleurir. »
« Je pense qu’on est touché par l’intention.
Mon travail en tant que chanteuse, ce n’est pas forcément
de dire les mots, c’est de vivre les mots. »
« Et quand je les vis, j’arrive à vibrer une certaine intention,
une certaine énergie dans le mot. Et c’est cette énergie
qui peut être perçue par celui qui écoute.
En tout cas, c’est mon intention. »
« Et parfois, je me dis que ne pas connaître les mots,
ça ajoute aussi un côté un peu exotique qui permet de voyager par défaut. »
Dans une époque où l’écoute musicale est souvent fragmentée et accélérée,
Lina a également choisi de matérialiser Vasaros Naktys en vinyle.
« Parce que déjà, j’aime les beaux objets,
et aussi, c’est précieux de savoir que quelqu’un écoute un vinyle
en entier, un côté, sans skipper. »
« Et j’apprécie et j’aspire au slow living.
J’espère que ce vinyle peut être non seulement un objet de décoration,
mais aussi une invitation à revenir à un tempo lent. »

CE QUE L’ON DÉCOUVRE DE LINA
Retrouver celle qui « court avec les loups »
À la fin de Vasaros Naktys, quelle Lina reste-t-il lorsque l’on retire
l’image publique de l’artiste ? Sa réponse nous ramène presque exactement
au début de l’histoire : à la nature, aux forêts, à la Lituanie
et à cette partie d’elle-même qu’elle retrouve progressivement.
« Je dirais la facette libre de Lina.
Celle qui lâche prise, qui réunit les gens,
qui célèbre avec les autres, ensemble,
dans une grande forêt, dans la nature. »
« C’est une partie de moi que je n’ai pas vraiment explorée
depuis des années à Paris, et là, je sens qu’elle revient. »
Un morceau en particulier semble cristalliser ce retour : Dream.
« La chanson Dream permet vraiment de l’illustrer.
Elle parle de ce côté sauvage que la nature nous offre,
de la possibilité de se reconnecter à soi-même à travers elle.
Parfois, la nature, avec des éclairs, des tonnerres et d’énormes orages,
peut nous aider à ressentir plus facilement ce qu’on traverse,
nous, en tant qu’humains, et à le canaliser. »
« Dream parle justement de ces grandes forêts lituaniennes,
où on a des rituels, où on célèbre la nature,
où on se réunit et où on est un avec elle.
C’est cette facette-là de moi que j’ai envie de retrouver
et d’offrir davantage. »
Vasaros Naktys apparaît moins comme un simple passage
de l’anglais au lituanien que comme un mouvement beaucoup plus profond :
retrouver une partie de soi sans effacer toutes celles que le voyage a fait naître.

Entrer dans l’univers de Lina Stalytė
Écouter, regarder, suivre l’artiste ou découvrir l’édition vinyle.

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Nouvelle-Calédonie : du chant kanak au kanéka, une scène musicale en mouvement

NEW KG • Focus pays • Nouvelle-Calédonie

Dans cet archipel du Pacifique, la musique est à la fois mémoire, langage et mouvement. Des polyphonies des Îles Loyauté au kanéka, elle raconte une histoire qui se transmet tout en inventant de nouvelles formes.

Nouvelle-Calédonie : du chant kanak au kanéka, une scène musicale en mouvement

Un archipel, plusieurs voix

Écouter la Nouvelle-Calédonie, c’est entendre des langues, des îles et des mémoires qui ne se laissent pas réduire à un seul genre.

La Grande Terre, les Îles Loyauté et les communautés qui composent l’archipel portent des pratiques musicales distinctes. Les chants, les rythmes, les guitares, les chœurs et les formes contemporaines y dialoguent avec la coutume, l’histoire coloniale, les luttes, la foi, l’attachement à la terre et l’ouverture vers le reste du Pacifique.

Ce Focus NEW KG ne cherche donc pas un folklore figé. Il suit une circulation : celle qui va des répertoires transmis entre générations aux artistes qui mêlent aujourd’hui kanéka, reggae, folk, slam, électro, rock ou pop.

01 — Héritages vivants

Avant l’industrie, la musique est mémoire

Le chant comme lien

Dans les Îles Loyauté, les répertoires polyphoniques témoignent d’une histoire faite d’appropriations, de transmissions religieuses et de réinterprétations locales. L’anethem, notamment, est un chant mixte à quatre voix devenu une pratique collective vivante.

Langues, gestes et rythmes

Le patrimoine musical ne se sépare pas des langues kanak, des danses, des cérémonies et des rapports au lieu. Les formes évoluent, mais leur fonction demeure : rassembler, raconter, honorer et transmettre.

À approfondir : Inventaire national du patrimoine culturel immatériel et fiche consacrée à l’anethem.

02 — Le grand tournant

Kanéka : le son d’une affirmation

Le kanéka se structure collectivement au milieu des années 1980, dans une période d’affirmation culturelle et politique kanak. Sa force vient d’un principe clair : faire entrer les rythmes, les langues et les imaginaires kanak dans une forme populaire contemporaine.

Reggae, rock, blues et influences afro-caribéennes y rencontrent des rythmiques locales, des chants responsoriaux, des percussions et une manière propre d’habiter le tempo. Le kanéka ne se résume donc pas à un « reggae calédonien ». Le reggae fait partie de ses influences, mais le genre trouve son identité dans les cultures et les pulsations de l’archipel.

Un genre musical peut être moderne sans rompre avec ce qu’il porte : le kanéka transforme la transmission en force créative.

03 — Voix fondatrices

Les groupes et artistes qui ont marqué le kanéka

OK! Ryos

Une référence essentielle pour comprendre l’essor du genre et sa capacité à unir engagement, danse et langue.

Gurejele

Le groupe de Maré a inscrit ses mélodies, ses chœurs et son énergie dans la mémoire populaire du kanéka.

Edou & Mexem

La trajectoire d’Edou, originaire de Lifou, accompagne l’émergence de la scène dès la fin des années 1980, de Drui à Mexem puis en solo.

Vamaley

Associé à Voh, Vamaley appartient aux formations qui ont donné au kanéka ses ancrages régionaux et sa portée collective.

Bwanjep

Venue de Hienghène, la formation compte parmi les noms historiques qui ont contribué à fixer et diffuser le langage du kanéka.

Dick & Hnatr

Deux voix liées à Nengone qui rappellent la richesse des scènes insulaires et des lignées artistiques propres aux Loyauté.

Repères : Kaneka Legend — Le Mouv’, biographie d’Edou et entretien consacré aux débuts du kanéka.

04 — Une scène plurielle

Le kanéka n’est pas la fin de l’histoire

Il demeure un socle majeur, mais les artistes de Nouvelle-Calédonie circulent désormais entre plusieurs esthétiques. L’enjeu n’est plus de choisir entre héritage et modernité : il est de créer à partir des deux.

Kanéka
Reggae & dub
Folk & pop
Slam & poésie
Rock & blues
Électro & fusion

05 — À écouter aujourd’hui

Huit artistes, huit portes d’entrée

Marcus GadRoots reggae, spiritualité et rayonnement international.
SyaFolk, pop mélodique, langues kanak et attention au vivant.
Paul WamoSlam, poésie, mémoire collective et textures électroniques.
HyarisonUn kanéka contemporain porté par la scène de Hienghène.
TyssiaUne voix de la scène calédonienne actuelle, entre identité et ouverture.
CidoriTradition, reggae et langue paicî depuis Poindimié.
Florent MoroUne écriture qui élargit le paysage des musiques locales.
Kapa KapaDanses et rythmes kanak au contact du jazz, du funk et du rock.

Spotlight NEW KG

Sya, une douceur qui porte loin

Originaire de Maré, Sya relie reggae, folk, pop mélodique et influences traditionnelles calédoniennes. Guitare acoustique, percussions, chœurs et langues kanak installent une musique lumineuse, traversée par la mer, la mémoire, l’identité et l’environnement.

Après un premier album paru en 2024, l’artiste a fait l’objet d’une captation de concert à La Cocotte, à Nouméa, enregistrée le 2 décembre 2025 puis diffusée sur France 4 et france.tv le 20 juillet 2026. Une visibilité nationale qui illustre la circulation nouvelle des voix de l’archipel.

06 — Circulations

Du territoire au grand Pacifique

La musique calédonienne circule depuis longtemps entre les îles, la Grande Terre, les scènes du Pacifique et l’Hexagone. Les parcours d’Edou et de Mexem ont ouvert des routes régionales ; Marcus Gad inscrit aujourd’hui une identité née en Nouvelle-Calédonie dans les réseaux internationaux du roots reggae.

Les plateformes ont élargi l’accès, sans effacer les obstacles : éloignement géographique, coûts de déplacement, fragilité des infrastructures et besoin de mieux documenter les œuvres. D’où l’importance de citer les langues, les lieux et les filiations, plutôt que de transformer toute création venue de l’archipel en simple décor « tropical ».

Repère culturel — septembre 2026

Le poète et musicien Paul Wamo doit présenter ÉTAT D’URGENCE à l’Université de la Nouvelle-Calédonie le 15 septembre 2026 : un projet de quatorze titres né de textes écrits entre février et décembre 2024, à la croisée du slam, de la musique et de la mémoire collective.

Informations publiées par l’UNC le 30 juillet 2026. Programme à revérifier auprès de l’organisateur avant déplacement.

La sélection NEW KG

Nouvelle-Calédonie — Du kanéka aux nouvelles scènes

Dix titres pour traverser plusieurs générations : des pionniers du kanéka aux voix qui font évoluer aujourd’hui les musiques calédoniennes. La playlist est disponible sur le Spotify de NEW KG.

Les 10 titres de la sélection

  1. Gurejele — Watolea (Remasterisé)
  2. OK! Ryos — Kini kinibut
  3. Mexem — Dire que je l’aime
  4. Edou — One Love
  5. Marcus Gad, A7JK — Kanake
  6. Hyarison — Kare-tchin
  7. Nodeak — Mariage
  8. Dick Buama — Petite fleur
  9. Bagna — Ma hoe
  10. Bethela — Koibotr

Pour aller plus loin

Comprendre la musique de Nouvelle-Calédonie

Qu’est-ce que le kanéka ?

Le kanéka est un genre musical né en Nouvelle-Calédonie et structuré au milieu des années 1980. Il associe rythmes et langues kanak à des influences comme le reggae, le rock, le blues et certaines musiques afro-caribéennes.

Le kanéka et le reggae sont-ils la même musique ?

Non. Le reggae est une influence importante du kanéka, mais celui-ci possède ses propres ancrages rythmiques, culturels, linguistiques et historiques kanak.

Quels artistes de Nouvelle-Calédonie écouter ?

Pour découvrir plusieurs générations, commencez par OK! Ryos, Gurejele, Edou, Mexem et Bwanjep, puis poursuivez avec Marcus Gad, Sya, Paul Wamo, Hyarison, Cidori ou Kapa Kapa.

Où écouter la playlist Nouvelle-Calédonie de NEW KG ?

La playlist NEW KG Focus : Nouvelle-Calédonie — Du kanéka aux nouvelles scènes est intégrée ci-dessus et disponible sur le compte Spotify de NEW KG.

À retenir

Une musique n’est jamais loin de son territoire

En Nouvelle-Calédonie, créer signifie souvent relier : les générations, les langues, les îles, le pays kanak et le monde. Le kanéka en est l’expression la plus connue, mais toute la scène montre aujourd’hui que l’identité n’est pas une frontière. C’est une matière vivante.

Quelle voix calédonienne NEW KG devrait-il mettre en lumière ensuite ?

Sources et repères

Informations culturelles et événementielles vérifiées le 30 août 2026. Les programmations peuvent évoluer : consultez les organismes cités avant tout déplacement.

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Kompa haïtien : histoire, artistes et playlist d’un groove sans frontières

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Kompa haïtien :
le groove sans frontières qui fait danser le monde

Né en Haïti dans les années 1950, le kompa est devenu bien plus qu’un rythme : une danse sociale, une mémoire collective et un langage musical qui relie Port-au-Prince, la Caraïbe et les diasporas.

Il suffit de quelques mesures pour reconnaître son mouvement : une pulsation régulière, une basse qui avance avec assurance, des guitares syncopées et cette sensation de fluidité qui invite immédiatement à danser. Pourtant, derrière cette apparente évidence se trouve une histoire de plus de soixante-dix ans, faite d’innovations, de grands orchestres, de transmissions familiales et de voyages.

Du travail fondateur de Nemours Jean-Baptiste aux succès générationnels de Carimi, jusqu’aux nouvelles expressions portées par Enposib, Kenny Haiti, Rutshelle Guillaume ou Joé Dwèt Filé, le kompa n’a jamais cessé de se transformer. Son histoire raconte aussi celle d’Haïti : sa créativité, ses migrations, sa capacité à transmettre et à réinventer sa culture.

Le kompa en quatre repères

Origine : Haïti, au milieu des années 1950.

Figure fondatrice : Nemours Jean-Baptiste et son orchestre, notamment l’Ensemble aux Calebasses.

Identité : musique de danse, pratique sociale et culture transmise entre les générations.

Reconnaissance : inscription du compas d’Haïti sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO en 2025.

Une musique née pour faire danser Haïti

L’histoire du compas direct se cristallise en 1955, lorsque Nemours Jean-Baptiste développe avec son orchestre une nouvelle manière d’interpréter et d’organiser les musiques de danse haïtiennes. Dans le Port-au-Prince des années 1950, les orchestres évoluent au contact de la méringue haïtienne, du twoubadou, des rythmes de la Caraïbe, des musiques cubaines et dominicaines ainsi que du jazz.

Le kompa ne surgit donc pas comme une formule figée. Il se construit progressivement, au fil des bals, des arrangements et des enregistrements. La régularité de sa pulsation facilite la danse, tandis que les musiciens enrichissent sa texture avec le tanbou, les percussions, la contrebasse puis la basse électrique, l’accordéon, les cuivres, les guitares, l’orgue et les claviers. Cette évolution est documentée dans l’histoire du compas direct publiée par Konpa.info.

À voir — Nemours Jean-Baptiste et l’héritage orchestral des premières décennies du compas direct.

Comment reconnaître le son du kompa ?

Le kompa possède de nombreuses variantes, mais plusieurs éléments permettent d’identifier son centre de gravité musical.

Une pulsation régulière

Le tempo maintient une continuité qui accompagne la danse et permet au morceau de développer son groove sans rupture brutale.

Le dialogue de la basse et des percussions

La basse donne la profondeur et l’élan, tandis que le tanbou, les congas, la cloche et les autres percussions façonnent la dynamique du morceau.

Des guitares syncopées

Le jeu de guitare participe fortement à la sensation de mouvement. Il soutient le rythme, répond aux claviers et crée cette fluidité immédiatement reconnaissable.

Des arrangements collectifs

Cuivres, claviers, voix principales et chœurs construisent un son d’ensemble. Même lorsque la production devient numérique, la logique du groupe et du bal demeure essentielle.

À voir — Une initiation aux pas de base pour comprendre comment la pulsation régulière du kompa guide le mouvement.

Des grands orchestres au kompa nouvelle génération

L’évolution du kompa peut se lire comme une succession de formats. Les grands ensembles des années 1950 accordent une place importante aux cuivres et aux percussions. À partir du milieu des années 1960, le mouvement mini-jazz privilégie des formations plus compactes et met davantage en avant les guitares électriques.

Dans les années 1970, les « full bands » modernisent les arrangements avec des sections de cuivres et des claviers plus présents. Les décennies 1980 et 1990 voient ensuite se développer le kompa nouvelle génération et les productions numériques. Aujourd’hui, les formations live cohabitent avec des créations nourries de R&B, de pop, de hip-hop, d’afrobeats ou de musique électronique, sans abandonner la pulsation centrale du genre.

Cette capacité d’adaptation explique la longévité du kompa. Chaque époque modifie les textures, mais le lien entre danse, mélodie et communion reste intact.

À voir — Enposib illustre la manière dont une formation contemporaine renouvelle les textures du kompa sans abandonner son centre rythmique.

Les pionniers et les grandes figures

Nemours Jean-Baptiste demeure la figure fondatrice du compas direct. À ses côtés, Webert Sicot développe la cadence rampa et participe à l’effervescence musicale haïtienne de l’époque. Les groupes mini-jazz, notamment Les Shleu-Shleu, contribuent ensuite à redéfinir le format des orchestres.

Coupé Cloué impose un style où la guitare, le récit et l’humour occupent une place centrale. Tabou Combo devient l’un des grands ambassadeurs internationaux du kompa, tandis que System Band marque les années 1980 par ses arrangements, ses claviers et son travail sur le groove.

Dans les années 1970 et 1980, des groupes comme Skah Shah, Zin ou Zenglen accompagnent aussi la circulation du kompa dans la diaspora. Un panorama publié par WYSO le 19 mars 2025 souligne notamment le rôle de Tabou Combo, Skah Shah, System Band, Zenglen, Carimi et Harmonik dans les différentes phases de cette évolution.

À voir — « New York City », un classique de Tabou Combo et un repère essentiel dans l’internationalisation du kompa.

Carimi et l’élan des années 2000

Formé à New York autour de Carlo Vieux, Richard Cavé et Mickael Guirand, Carimi devient l’un des emblèmes du kompa des années 2000. Le groupe parle directement à une génération partagée entre Haïti et la diaspora, avec des mélodies immédiates, des productions modernes et des textes capables de mêler sentiments, fête et regard sur le pays.

Le titre Ayiti (Bang Bang) reste indissociable de cette identité. Carimi démontre qu’un groupe de kompa peut conserver la force du live tout en dialoguant avec la pop, le R&B, le hip-hop et les sonorités caribéennes de son époque.

Autour de cette période, T-Vice et Djakout Mizik participent eux aussi à l’énergie de la nouvelle génération. Plus tard, Nu-Look, Klass et Harmonik consolident la place du kompa romantique et des grandes formations dans les communautés haïtiennes du monde.

À écouter et à voir — « Ayiti (Bang Bang) », morceau manifeste de Carimi et de la génération kompa des années 2000.

Une nouvelle génération sans frontières

Le kompa contemporain ne se limite plus à un seul format. Enposib apporte une écriture moderne et une sensibilité urbaine. Kenny Haiti, Bedjine et K-Dilak Mesaje a s’adressent à de nouveaux publics grâce aux plateformes numériques. Rutshelle Guillaume affirme la place des voix féminines dans l’espace musical haïtien.

Joé Dwèt Filé, artiste franco-haïtien, contribue quant à lui à rapprocher kompa, R&B et pop urbaine. Le succès de 4 Kampé montre que les codes du genre peuvent circuler auprès d’un public très large, y compris parmi des auditeurs qui découvrent alors l’histoire musicale d’Haïti.

À voir — « 4 Kampé » de Joé Dwèt Filé, exemple récent de circulation du kompa entre héritage haïtien et pop urbaine francophone.

Kompa et zouk : proches, mais distincts

Le kompa et le zouk sont régulièrement confondus, notamment parce qu’ils partagent une histoire caribéenne, des circulations d’artistes et un même attachement à la danse. Pourtant, ils ne désignent pas la même musique.

Le kompa naît en Haïti au milieu des années 1950. Le zouk se développe plus tard dans les Antilles françaises, particulièrement à travers le travail de Kassav’. Le kompa a nourri l’environnement musical qui accompagne l’émergence du zouk, mais chaque genre possède ses propres racines, ses accents rythmiques, ses traditions de scène et son histoire culturelle.

Les deux genres dialoguent, s’influencent et se rencontrent, sans perdre leurs identités respectives.

À voir — Kassav’ et « Zouk la sé sèl médikaman nou ni », pour entendre l’identité propre du zouk et mieux saisir son dialogue avec le kompa.

Le kompa, patrimoine culturel immatériel de l’humanité

En 2025, le compas d’Haïti a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance met en valeur une pratique qui associe musique, danse, sociabilité, transmission et sentiment d’appartenance.

Elle rappelle surtout que le patrimoine n’est pas immobile. Il vit dans les répétitions, les bals, les fêtes familiales, les studios, les concerts, les écoles de danse et les playlists. La fiche officielle peut être consultée sur le site du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

À voir — La présentation officielle du compas d’Haïti comme pratique musicale, dansée et sociale inscrite au patrimoine culturel immatériel.

À écouter

NEW KG — Kompa : le groove haïtien sans frontières

Dix titres pour voyager des fondations du compas direct aux nouvelles voix qui font aujourd’hui circuler le groove haïtien.

La sélection

  1. Nemours Jean-Baptiste — Ti-Carole
  2. Coupé Cloué — Myan Myan
  3. Tabou Combo — New York City
  4. Carimi — Ayiti (Bang Bang)
  5. T-Vice — Toi et moi
  6. Harmonik — Incroyable
  7. Klass — Lajan Sere
  8. K-Dilak Mesaje a & Bedjine — Pouki’n Te Marye
  9. Enposib — Mwen avè’w
  10. Joé Dwèt Filé — 4 Kampé

Pourquoi le kompa continue-t-il de rassembler ?

Parce qu’il possède une double force. Il est assez structuré pour être immédiatement reconnaissable, mais assez ouvert pour accueillir les sons et les sensibilités de chaque génération. Il peut être romantique, festif, politique, mélancolique ou spectaculaire. Il peut vivre dans un grand orchestre, un morceau numérique, une fête familiale ou une scène internationale.

Surtout, le kompa relie. Il rapproche celles et ceux qui vivent en Haïti et dans la diaspora, les anciens et les plus jeunes, les musiciens et les danseurs. Sa modernité tient précisément à cette capacité : évoluer sans rompre avec son cœur rythmique.

À voir — Rutshelle Guillaume incarne une scène kompa contemporaine capable de toucher les publics haïtiens et internationaux.

FAQ

Questions fréquentes sur le kompa haïtien

Qui a créé le kompa ?

Nemours Jean-Baptiste est reconnu comme la figure fondatrice du compas direct, développé en Haïti à partir de 1955 avec son orchestre.

Faut-il écrire kompa, konpa ou compas ?

« Compas » correspond à la graphie française historique. « Konpa » ou « kompa » sont couramment employés en créole haïtien et à l’international. Les trois formes renvoient au même univers culturel, même si les usages varient.

Quelle est la différence entre le kompa et le zouk ?

Le kompa est né en Haïti dans les années 1950. Le zouk s’est développé plus tard dans les Antilles françaises. Les deux genres ont dialogué et se sont influencés, mais ils conservent des histoires et des identités rythmiques distinctes.

Où écouter la playlist kompa de NEW KG ?

La playlist « Kompa : le groove haïtien sans frontières » est disponible directement dans cet article et sur le profil Spotify de NEW KG.

À vous de faire vivre le groove

Quel groupe ou quel titre kompa a marqué votre histoire ? Partagez votre souvenir avec NEW KG, enregistrez notre sélection et transmettez ce patrimoine musical autour de vous.

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De La Soul et Nas remontent le temps dans le clip de « Run It Back!! »


NEW KG • CLIP / HIP-HOP

De La Soul et Nas réunissent deux générations majeures du hip-hop new-yorkais dans le nouveau clip de « Run It Back!! », un voyage entre Amityville et le Queens où mémoire, culture et création contemporaine se rencontrent.

De La Soul et Nas remontent le temps dans le clip de « Run It Back!! »

Musique • Hip-Hop • États-Unis

De La Soul et Nas dans le clip Run It Back!! extrait de Cabin in the Sky
De La Soul retrouve Nas dans « Run It Back!! », un voyage visuel entre Amityville et le Queens.

Certaines collaborations ressemblent moins à une rencontre qu’à une évidence. Avec
« Run It Back!! », De La Soul et Nas
réunissent deux trajectoires essentielles de l’histoire du hip-hop new-yorkais.

Extrait du dixième album studio de De La Soul, Cabin in the Sky, le morceau possède désormais son clip officiel.
Dévoilée le 19 août 2026, la vidéo ne se contente pas d’illustrer la chanson : elle construit un véritable voyage visuel
autour de la mémoire du groupe, de New York et d’une culture hip-hop qui continue de se réinventer plusieurs décennies
après son émergence.

De La Soul — « Run It Back!! » feat. Nas

D’Amityville au Queens : revenir là où tout a commencé

Le voyage commence à Amityville, sur Long Island, territoire indissociable de l’histoire de
De La Soul. Le clip se déplace ensuite vers le Queens, où Nas rejoint Posdnuos et Maseo.

À bord d’une voiture, les trois artistes traversent New York tandis qu’une course-poursuite policière stylisée
se déroule autour d’eux. Mais la ville présentée à l’écran dépasse rapidement le simple décor urbain. Les rues,
les quartiers, les photographies et les images deviennent les différentes couches d’une même composition.

Ce déplacement d’Amityville vers le Queens prend alors une autre dimension : celle d’un parcours à travers
plusieurs chapitres du hip-hop new-yorkais.

« Run It Back!! » ne traite pas le passé comme un musée : il l’utilise comme point de départ pour continuer à avancer.

Un collage vivant entre photographie, vidéo et technologie

La grande force du clip réside dans son langage visuel. Photographie, vidéo, technologie, effets graphiques,
couleurs intenses et environnements changeants se superposent constamment.

Les images peuvent paraître familières durant quelques secondes avant de basculer vers quelque chose de plus
abstrait ou de plus surréaliste. La vidéo évolue presque comme un collage en mouvement dont les différentes
couches apparaissent, disparaissent et se transforment au rythme du morceau.

Cette esthétique permet au passé et au présent de cohabiter dans le même cadre. Long Island, le Queens,
De La Soul et Nas deviennent ainsi les différents éléments d’une œuvre visuelle plus vaste.

Plutôt que d’utiliser la technologie pour rechercher uniquement l’effet spectaculaire, le clip lui donne ici
une dimension presque artisanale. Chaque transformation semble participer au récit et accompagner le mouvement
de la musique.

De La Soul × Nas : une conversation entre héritage et futur

Sur le plan musical, « Run It Back!! » repose sur une production de
Supa Dave West et De La Soul. La production soul laisse suffisamment d’espace à
Posdnuos et Nas pour développer leurs flows, leurs observations et leur regard de vétérans sur la culture.

Leur association dépasse donc la simple logique du featuring prestigieux. Les deux univers partagent une
histoire commune avec New York, mais représentent également deux trajectoires différentes du rap américain.

Le morceau observe ainsi le hip-hop depuis plusieurs temporalités : ce qu’il a été, ce qu’il est devenu et
ce qu’il peut encore devenir. Une idée que le clip prolonge directement en mélangeant souvenirs, territoires
historiques et technologies visuelles contemporaines.


L’ALBUM

« Cabin in the Sky », le retour de De La Soul

« Run It Back!! » figure sur Cabin in the Sky, le premier album studio de
De La Soul en neuf ans. Publié chez Mass Appeal, ce projet de 20 titres constitue
le dixième album du groupe et s’inscrit dans la série Legend Has It.

Le disque rassemble une impressionnante constellation d’artistes avec
Nas, Q-Tip, Black Thought, Common, Killer Mike, Slick Rick, Bilal, Yummy Bingham
ou encore Yukimi de Little Dragon.

Côté production, le projet compte notamment des contributions de
DJ Premier, Pete Rock et Supa Dave West.


ÉCOUTER CABIN IN THE SKY →

Écouter l’album

Une œuvre qui continue de relier les générations

Avec Cabin in the Sky et aujourd’hui le clip de « Run It Back!! », De La Soul continue de faire
dialoguer son héritage avec le présent.

Le groupe qui a profondément participé à l’évolution du jazz rap et du hip-hop alternatif ne cherche pas ici
à reproduire une époque passée. Au contraire, le morceau et son clip montrent comment plusieurs décennies
d’histoire peuvent devenir une matière créative contemporaine.

La présence de Nas renforce encore cette idée. Ensemble, les artistes rappellent que la longévité dans le
hip-hop ne se mesure pas uniquement au nombre d’années passées dans l’industrie, mais aussi à la capacité de
continuer à créer, à transmettre et à faire évoluer son langage.

Le regard NEW KG

« Run It Back!! » fonctionne précisément parce qu’il refuse de choisir entre nostalgie et modernité.
De La Soul et Nas regardent dans le rétroviseur tout en continuant d’avancer. Amityville, le Queens,
les images d’archives réinventées, les effets contemporains et une production profondément soul composent
un même récit : celui d’une culture capable de préserver son histoire sans cesser d’évoluer.

Plus qu’une nouvelle vidéo accompagnant Cabin in the Sky, le clip devient ainsi une célébration
de la transmission et de la créativité de deux noms qui continuent d’occuper une place particulière
dans l’histoire du hip-hop.

NEW KG

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A Tribute To Whitney Houston le 11/11 au Grand Rex à Paris avec Belinda Davids

A Tribute To Whitney Houston

by Belinda Davids

A Paris au Grand Rex le 11/11/2026 et en tournée

 

A Tribute To Whitney Houston s’annonce comme un grand rendez-vous pour tous les amoureux de la musique de Whitney Houston. Après avoir conquis les publics du monde entier, ce spectacle hommage revient en France avec une nouvelle tournée qui fera notamment étape à Paris, au Grand Rex, le 11 novembre 2026.
Belinda Davids, artiste sud-africaine à la voix puissante et à la présence scénique impressionnante, s’est imposée comme l’une des interprètes les plus reconnues dans l’univers des spectacles consacrés à Whitney Houston. Sa capacité à restituer l’intensité vocale et l’émotion des chansons de la star américaine constitue l’un des points forts de ce spectacle.
Belinda Davids, artiste sud-africaine à la voix puissante et à la présence scénique impressionnante, s’est imposée comme l’une des interprètes les plus reconnues dans l’univers des spectacles consacrés à Whitney Houston. Sa capacité à restituer l’intensité vocale et l’émotion des chansons de la star américaine constitue l’un des points forts de ce spectacle.
A Tribute To Whitney Houston plonge le public dans l’univers musical de Whitney Houston avec une production ambitieuse mêlant performances vocales, musiciens, chorégraphies, lumières et images. L’objectif est de faire revivre l’énergie et l’émotion des concerts de la chanteuse, tout en proposant une expérience spectaculaire pensée pour les grandes scènes.
Whitney Houston a marqué plusieurs générations avec des chansons devenues des classiques, parmi lesquelles I Wanna Dance with SomebodyHow Will I KnowGreatest Love of AllI Have NothingI’m Every Woman ou encore I Will Always Love You. Ces titres constituent aujourd’hui une partie essentielle du patrimoine de la musique populaire internationale. A ne pas rater à Paris au Grand Rex le 11/11/2026 à 20h30 et en tournée dans toute la France.

Le spectacle musical A Tribute To Whitney Houston revient sur les scènes françaises pour célébrer l’héritage musical de Whitney Houston. Après avoir séduit de nombreux publics à travers le monde, ce spectacle hommage propose une immersion dans l’univers d’une artiste dont la voix et les chansons ont profondément marqué l’histoire de la musique.

Belinda Davids possède une voix qui lui permet d’aborder avec puissance et émotion le répertoire de Whitney Houston. L’artiste s’est fait connaître notamment grâce à ses performances consacrées à la chanteuse américaine et à sa capacité à restituer l’intensité vocale de ses chansons.
Sur scène, Belinda Davids ne cherche pas simplement à reproduire les enregistrements originaux. Elle propose une véritable interprétation, portée par une grande énergie et par une présence scénique qui donnent au spectacle toute son ampleur.
A Tribute To Whitney Houston permet de retrouver sur scène l’esprit de ces chansons et l’immense puissance vocale associée à Whitney Houston. Le spectacle s’adresse aussi bien aux fans de la première heure qu’à une nouvelle génération désireuse de découvrir ou redécouvrir les grands titres de cette artiste légendaire.
Le Grand Rex à Paris accueillera A Tribute To Whitney Houston by Belinda Davids le 11 novembre 2026, dans le cadre d’une tournée française qui emmènera également le spectacle à la rencontre du public dans plusieurs villes.

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