Comment demander de l’aide sans se dévaloriser

NEW KG • MOTIVATION

Demander de l’aide,
c’est aussi avancer.

On peut savoir avancer et avoir besoin d’un appui. Le point de départ : nommer ce qui manque, formuler une demande précise et laisser à l’autre la liberté de répondre.

LUNDI 2 NOVEMBRE 2026 • PAR LA RÉDACTION NEW KG

Deux tasses et un carnet ouvert sur une table entre deux fauteuils, sous le titre « Demander de l’aide, c’est aussi avancer ».
Nommer un besoin et demander un appui précis : une autre manière d’avancer. Illustration éditoriale NEW KG.

Vous avez relu le même document plusieurs fois. Une décision reste en suspens. Vous cherchez encore une réponse alors qu’un échange pourrait peut-être débloquer la situation. Pourtant, vous attendez : demander risquerait de donner l’impression que vous ne savez pas faire.

Comment demander de l’aide sans se dévaloriser ? En faisant de votre besoin une information, plutôt qu’un jugement sur votre personne. Vous ne sollicitez pas un verdict sur votre valeur : vous cherchez un regard, une compétence, du temps ou une présence. Cette différence change la façon de vous adresser à l’autre.

Cette semaine, NEW KG propose une motivation à hauteur de relation : apprendre à demander clairement, sans vous excuser d’exister et sans transformer l’entraide en obligation. La playlist On avance ensemble accompagne ce mouvement, de Bill Withers à Vianney et Ed Sheeran.

1. Identifier son besoin sans le confondre avec sa valeur

« Je suis incapable » ferme la conversation avant même qu’elle commence. « Je n’arrive pas à choisir entre ces deux options » donne un point d’appui. Avant de solliciter quelqu’un, décrivez la difficulté avec des mots observables : une étape inconnue, une tâche trop lourde, une information manquante ou une hésitation précise.

Séparez ensuite les formes d’aide. Avez-vous besoin d’un conseil, d’une explication, d’un coup de main pratique ou simplement d’être écouté ? Une personne peut vous offrir l’un sans être disponible pour les autres. Le préciser évite, par exemple, de recevoir une liste de solutions quand vous souhaitiez surtout raconter une journée difficile.

Gardez aussi ce qui relève de votre propre responsabilité. Vous pouvez demander un avis sur votre candidature tout en restant la personne qui la rédige et décide de l’envoyer. Recevoir un soutien ne vous retire pas la possibilité de choisir la suite.

Bill Withers — « Lean on Me », audio officiel. Un écho musical à l’idée de pouvoir compter les uns sur les autres. Voir sur YouTube.

2. Choisir la bonne personne et un cadre adapté

La personne la plus proche n’est pas automatiquement la mieux placée pour chaque besoin. Un ami peut être un excellent confident sans connaître votre secteur professionnel. Un collègue peut éclairer une question technique sans être le bon interlocuteur pour un sujet intime. Cherchez une correspondance entre votre besoin et ce que la personne peut réellement apporter.

Demandez d’abord si le moment convient. « Est-ce que tu as dix minutes cette semaine ? » offre davantage de place à une réponse sincère qu’une demande urgente envoyée sans contexte. Si le sujet est personnel, choisissez aussi le niveau de détail que vous souhaitez partager. Vous pouvez expliquer assez pour être compris sans raconter tout votre parcours.

Dans un cadre professionnel, utilisez l’interlocuteur et le canal adaptés : demander une clarification sur une consigne n’appelle pas le même échange qu’une réorganisation durable du travail. Une demande adressée au bon endroit peut rester simple, directe et digne.

Carole King — « You’ve Got a Friend », audio officiel. Une respiration musicale consacrée à la présence et au lien. Voir sur YouTube.

3. Formuler une demande d’aide claire, précise et limitée

Une demande générale oblige l’autre à deviner ce que vous attendez. « Tu peux m’aider avec mon projet ? » peut désigner cinq minutes de lecture comme plusieurs soirées de travail. Précisez le contexte, l’action souhaitée et, lorsque c’est utile, une durée ou une échéance raisonnable.

Vous pouvez écrire : « J’ai préparé une première version de ma présentation. Je bloque sur l’introduction. Aurais-tu quinze minutes jeudi pour me dire si le message est compréhensible ? Si tu n’es pas disponible, je comprendrai. » La demande indique ce qui existe déjà, le point à examiner et les limites de l’engagement.

Retirez les longues phrases qui vous rabaissent avant même l’échange : « C’est sûrement idiot », « Je suis vraiment nul » ou « Tu dois me trouver pénible ». Une formule polie suffit. L’objectif est de rendre le besoin lisible, pas d’obtenir de l’aide à force de vous diminuer.

Vianney feat. Ed Sheeran — « Call on me », audio officiel. Une parenthèse musicale autour de l’appel adressé à quelqu’un. Voir sur YouTube.

4. Accueillir la réponse et remercier sans se sentir redevable

Une demande laisse plusieurs réponses possibles : oui, plus tard, autrement ou non. Un refus ne vous renseigne pas, à lui seul, sur votre valeur ni sur la solidité d’une relation. La personne peut manquer de temps, de compétence ou d’énergie. Prenez sa réponse telle qu’elle est, sans lui prêter une signification qu’elle n’a pas exprimée.

Si l’aide proposée ne correspond pas à votre besoin, vous pouvez le préciser avec calme : « Merci. Pour cette fois, j’aurais surtout besoin que tu m’écoutes, sans chercher une solution tout de suite. » Si la personne n’est pas disponible, cherchez une autre piste ou réduisez la demande plutôt que d’insister jusqu’à obtenir un accord.

Quand l’échange vous a aidé, remerciez de façon concrète : « Ton retour m’a permis de simplifier cette partie. » Vous pouvez donner des nouvelles si cela a du sens. L’entraide n’exige pas une comptabilité immédiate : acceptez le geste, respectez ses limites et restez disponible pour faire circuler le soutien lorsque vous le pourrez.

Les Frangines — « Donnez-moi », clip officiel. Une conclusion musicale ouverte sur le partage et ce que nous pouvons nous apporter. Voir sur YouTube.

LA BANDE-SON NEW KG

La playlist Motivation NEW KG : On avance ensemble

Dix chansons pour accompagner une semaine où l’on accepte de faire une place aux autres. De la soul à la pop, cette sélection relie soutien, amitié et élan collectif. Écoutez-la pendant une marche, une pause ou avant d’envoyer le message que vous remettez à plus tard.

Ouvrir la playlist directement sur Spotify ↗

Retrouver les 10 titres de la sélection
  1. Bill Withers — Lean on Me
  2. Carole King — You’ve Got a Friend
  3. Pretenders — I’ll Stand by You
  4. Ben E. King — Stand By Me
  5. Florence + The Machine — You’ve Got The Love
  6. Vianney, Ed Sheeran — Call on me – feat. Ed Sheeran
  7. Les Frangines — Donnez-moi
  8. Rag’n’Bone Man — Human
  9. Michael Franti & Spearhead — The Sound Of Sunshine
  10. The Rembrandts — I’ll Be There for You – Theme From « Friends »

La musique accompagne la réflexion ; elle n’impose aucune façon de vivre ou de demander.

Cette semaine : une demande, un cadre, un premier pas

  1. Choisissez une situation précise que vous n’avez plus envie de porter seul.
  2. Écrivez votre besoin en une phrase et identifiez un interlocuteur adapté.
  3. Envoyez une demande courte, avec une action ou une durée limitée.
  4. Accueillez la réponse, puis décidez de votre prochaine étape.

Vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir tout épuisé pour ouvrir une conversation. Demander de l’aide peut être une décision posée : reconnaître ce qu’il vous manque et chercher, avec respect, la bonne façon d’avancer.

Quelle demande pourriez-vous formuler plus clairement cette semaine ? Partagez l’article avec quelqu’un qui pourrait y trouver un point d’appui.

Afouz : Melting Crew, transmission et quinze ans à construire l’afro-urbain

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ? • ÉPISODE 07
Portrait • Afouz

Afouz : Melting Crew, transmission et quinze ans à construire l’afro-urbain

Danseur, manager, producteur événementiel, chercheur de talents
et président de KIMIA AND CO : Afouz a progressivement transformé
son amour de la culture en un projet capable de relier
hip-hop, cultures afro-urbaines, scène, transmission et Congo.
Presque dix ans après un premier portrait publié par NEW KG,
il revient sur l’histoire du Melting Crew et sur l’homme
que cette aventure a construit.

Presque dix ans après

En 2017, Afouz racontait déjà à NEW KG son parcours,
de la danse à l’événementiel, la création de KIMIA AND CO
et son ambition de faire du Melting Crew
un espace où les cultures et les générations peuvent se rencontrer.
Depuis, le projet a continué à évoluer.
Aujourd’hui, son discours parle moins de conquête
que de transmission, d’expérience et de responsabilité.

01 • Qui est Afouz ?

Chercher, construire, réguler

Lorsqu’on lui demande aujourd’hui de se présenter
sans citer Melting Crew,
ni son métier,
ni son parcours public,
Afouz répond avec trois expressions.

« Un chercheur de talent Afro Urbain.
Un entrepreneur de spectacle.
Un régulateur. »

Trois rôles qui résument finalement assez bien
ce qu’il a construit depuis plus d’une décennie.

Afouz n’est pas seulement celui qui organise.
Il observe,
identifie,
connecte,
conseille,
met en scène
et parfois dit ce que l’artiste n’a pas nécessairement envie d’entendre.

Avant la scène : les VHS familiales

Son rapport à la culture commence très tôt.

Dans son enfance,
les vidéos regardées chez ses parents
font se rencontrer plusieurs mondes :
OK Jazz, Zaïko, Michael Jackson et Koffi Olomidé.

Une éducation visuelle autant que musicale.
Le spectacle,
la danse,
la performance
et les grandes figures de la musique congolaise
entrent très tôt dans son imaginaire.

02 • Du sport à la danse

Le détour qui change tout

Avant la danse,
Afouz pratique les arts martiaux.

Des raisons médicales l’obligent cependant à arrêter.
Ce qui aurait pu n’être qu’une frustration
ouvre finalement une autre porte.

« J’étais un jeune pratiquant d’art martial
et pour des raisons médicales j’ai dû arrêter.
Je me suis orienté vers la danse
grâce à un certain Jessy Matador. »

Ce « certain Jessy Matador » deviendra une pièce importante
du début de son histoire artistique.

Dans le portrait NEW KG publié en 2017,
Afouz rappelait notamment avoir fait partie
de la Seleçao de Jessy Matador en 2005
en tant que danseur.

Archives NEW KG • 2017

Avant Melting Crew, plusieurs années à apprendre le terrain

Relire le portrait publié par NEW KG en 2017
permet de comprendre que Melting Crew
n’est pas apparu de manière isolée.

Avant de créer son propre rendez-vous,
Afouz accumule déjà les expériences
dans la danse,
le management
et la production artistique.

2005 —
danseur au sein de la Seleçao de Jessy Matador.

2008 —
membre du jury du Battle Afro.

2009 —
management artistique autour du Battle Afro à La Cigale.

2010 —
accompagnement de Lil Unit,
notamment dans les compétitions hip-hop
et leur parcours télévisé.

2011 —
accompagnement de Unit D.C,
sacré champion du monde UDO à Blackpool selon le portrait NEW KG de l’époque.

2012 —
lancement de la première édition du Melting Crew.

En parallèle,
Afouz et Élodie créent KIMIA AND CO,
association pensée pour organiser des événements culturels
tout en favorisant la mixité sociale.

03 • Naissance de Melting Crew

Réunir ce que les scènes séparaient encore

L’idée de Melting Crew naît d’un manque.

Afouz constate alors que les événements urbains
mettent rarement sur une même scène
le hip-hop,
les danses africaines
et plus largement les nouvelles cultures afro-urbaines.

« Il y avait peu d’événements
qui réunissaient l’ensemble des arts urbains,
comme le hip-hop et l’afro-urbain. »

L’ambition devient alors plus grande
qu’un simple concours de danse :
créer un lieu où différentes expressions artistiques
peuvent se rencontrer,
mais surtout où de jeunes talents
peuvent accéder à une scène.

04 • Le véritable changement

Tendre la main aux talents de demain

Lorsqu’il repense aux premières années du projet,
Afouz considère que le choix le plus important
n’a pas été une scénographie,
une programmation
ou un changement de formule.

C’est le moment où Melting Crew
assume pleinement une mission :
mettre les jeunes talents afro-urbains de demain à l’honneur.

« Le fait de mettre les jeunes talents afro-urbains
de demain à l’honneur en leur tendant la main. »

Et pourtant, le projet a failli s’arrêter

Le succès n’a pas toujours été immédiat.

Afouz se souvient notamment d’une deuxième édition
ayant enregistré moins d’entrées que la première.

De quoi remettre sérieusement le projet en question.

Le déclic qui permet de continuer
arrive ensuite loin de Fontenay-sous-Bois :
au Congo-Brazzaville.

« Ce qui nous a fait continuer,
c’est mon voyage au Congo-Brazzaville,
où j’ai été inspiré par le festival FESPAM. »

05 • France ↔ Congo

Quand le voyage élargit le projet

Entre les premières éditions
et le voyage en Afrique,
Afouz comprend que Melting Crew
ne peut pas rester uniquement centré sur la danse.

Certains danseurs qu’il accompagne
veulent déjà suivre une trajectoire similaire
à celle de Jessy Matador :
passer de la performance chorégraphique
à une carrière musicale ou scénique plus large.

Le projet s’ouvre alors progressivement
à la musique,
aux performances,
aux artistes,
aux humoristes
et à différentes expressions culturelles.

Pour Afouz,
l’art était devenu trop vaste
pour réduire Melting Crew à la seule danse.

Cette relation avec le Congo se concrétise également
avec un Melting Crew Tour à Brazzaville en 2015,
expérience qu’Afouz évoquait encore plusieurs années plus tard
lorsqu’il parlait de son ambition
de renouveler une édition sur place.

Les années suivantes

Melting Crew après le portrait NEW KG de 2017

L’histoire racontée par NEW KG en 2017
ne représentait donc pas une fin.

Le projet a continué à grandir.

2018 —
une 7e édition est organisée à Fontenay-sous-Bois,
avec danse, musique, humour et Melting Crew Awards.

2019 —
une nouvelle édition poursuit le développement
du rendez-vous afro-urbain.

2020–2021 —
deux éditions sont annulées dans le contexte de la pandémie.

2022 —
Melting Crew revient à Fontenay-sous-Bois
pour célébrer ses dix ans,
avec notamment Roga Roga parmi les invités.

2023 —
la 11e édition choisit de se tourner davantage
vers la nouvelle génération et les talents repérés
notamment via les réseaux sociaux.

2024 —
une nouvelle édition est documentée sous l’appellation
Melting Crew Awards 2024 / MCA12.

Un parcours qui donne une nouvelle dimension
aux propos d’Afouz lorsqu’il parle aujourd’hui
de Melting Crew comme d’un projet
ayant marqué une génération afro-urbaine.

06 • Transmettre

Le talent ne remplace jamais le travail

Son passé sportif continue
à influencer sa manière d’accompagner les artistes.

Afouz a fréquenté des sportifs de haut niveau
et en retient une notion essentielle :
la discipline.

« Sans travail, le talent ne sert à rien. »

Une conviction qui explique aussi
le rôle de « régulateur »
qu’il revendique aujourd’hui.

07 • Nouvelle génération

Les réseaux ne remplacent pas la scène

Afouz reconnaît volontiers
que la nouvelle génération maîtrise mieux
certains outils numériques.

Mais il observe également
un risque :
celui de concentrer la construction artistique
sur TikTok,
Instagram,
les Reels
ou les contenus courts
et de négliger la performance scénique.

« La captation du public se travaille. »

Cette phrase résume presque
toute sa philosophie de la scène.

Faire quelques secondes efficaces devant une caméra
n’est pas le même exercice
que tenir un public pendant un concert.

08 • Dire la vérité aux artistes

Encourager ne veut pas dire tout valider

Avec l’expérience,
Afouz reconnaît qu’il devient parfois difficile
de rester exigeant avec un talent
lorsqu’on veut simultanément l’encourager
et lui donner confiance.

Pourtant,
il considère cette franchise indispensable.

« Les artistes sont le plus souvent entourés
de “maîtres oui-oui”
qui ne sont pas forcément objectifs.
Le but est de les faire progresser
en les mettant face à leurs vérités.
Il n’y a qu’ainsi qu’on progresse. »

09 • La force du collectif

Une culture où le live se construit à plusieurs

Le lien entre la France et le Congo
influence profondément sa manière
d’imaginer un événement.

Afouz explique venir d’une culture
où le collectif reste essentiel au live.

Les instrumentistes,
les artistes,
les techniciens
et les différentes personnalités présentes
doivent fonctionner ensemble.

Pour Afouz,
c’est la symbiose des instrumentistes
qui participe à la réussite d’un live.

Cette logique collective
influence aussi son rôle de mentor :
chercher les meilleurs talents,
réunir les bonnes personnes
et créer un environnement
où chacun peut contribuer à la réussite du spectacle.

10 • Professionnaliser

Quand les formats de concert changent

Afouz aimerait aujourd’hui
contribuer davantage à la professionnalisation
des artistes évoluant dans les cultures africaines
et afro-urbaines.

Il observe notamment
que certains artistes restent mal préparés
aux nouveaux formats de concerts plus courts,
où le temps de scène,
les transitions
et l’efficacité de la performance
doivent être maîtrisés avec précision.

Derrière cette remarque,
on retrouve encore la même idée :
la scène est un métier.

11 • Et Afouz dans tout ça ?

Quand celui qui construit pour les autres doit penser à lui

Consacrer autant de temps
à des artistes,
des événements
et des projets collectifs
entraîne aussi une conséquence plus intime :
on peut finir par s’oublier.

Afouz ne le cache pas.

« On a tendance à s’oublier,
mais c’est la marque des grands passionnés de la culture.
D’où ma pause actuellement,
où je me plais à être à la place des clients. »

Une pause qui change le point de vue :
après des années en coulisses,
regarder à nouveau les événements depuis le public.

L’héritage

Une génération afro-urbaine

Afouz considère aujourd’hui
que Melting Crew a marqué une génération
en donnant une place à de nombreux talents
de la scène afro-urbaine.

Il évoque plus de 500 vidéos publiées,
une réputation de tremplin
et des rencontres avec des artistes
comme Fally Ipupa,
Roga Roga,
KeBlack ou Naza.

Mais lorsque la question devient personnelle,
l’impact est différent :
confiance,
estime de soi,
réseau,
rencontres et reconnaissance.

Conclusion

Du danseur au passeur

Lorsque NEW KG rencontrait Afouz en 2017,
Melting Crew était déjà devenu
bien plus qu’un événement de danse.

Presque dix ans plus tard,
la continuité du projet permet de lire son parcours autrement.

Il y a eu Jessy Matador.
Les battles.
Lil Unit.
Unit D.C.
Le management.
KIMIA AND CO.
Les premières éditions de Melting Crew.
La remise en question.
Le Congo.
Le FESPAM.
Les Awards.
Les artistes devenus reconnus.
Les nouvelles générations.

Et derrière toutes ces étapes,
une transformation apparaît :
Afouz est progressivement passé
du rôle de danseur
à celui de manager,
puis d’organisateur,
de producteur,
de mentor
et finalement de passeur.

Son ambition n’est plus uniquement
de remplir une salle.

Elle est aussi de transmettre
les codes,
l’exigence,
la discipline
et cette culture de la scène
qui l’a lui-même construit.

Ce que Melting Crew lui a donné

« La confiance et l’estime de moi-même. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après toutes ces années à révéler les autres… est-ce qu’on connaît vraiment Afouz ?

Derrière Melting Crew apparaît
un passionné de culture
qui a transformé sa curiosité,
ses expériences et ses deux territoires
en outil de rassemblement et de transmission.

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Culture • Musique • Rencontres

@newkgofficial

Wallace Cleaver : « Hello mon frère », du Zénith à l’EP surprise « Saint Laurent »

NEW KG · ACTUALITÉ MUSIQUE

Visuel de Saint Laurent de Wallace Cleaver : une personne casquée sur une moto rouge en roue arrière dans la campagne.
Wallace Cleaver — visuel de « Saint Laurent », l’EP dont est extrait « Hello mon frère ».

Wallace Cleaver fait durer son rendez-vous parisien. Dévoilé le 27 octobre 2026, le clip de « Hello mon frère » a été tourné lors de son concert au Zénith de Paris – La Villette. Le morceau clôture « Saint Laurent », un EP surprise de huit titres sorti le 22 octobre, le jour de cette étape du Marcel Tour.

Un Zénith qui se prolonge à l’écran

Le 22 octobre, Wallace Cleaver retrouvait son public au Zénith de Paris – La Villette. Quelques jours plus tard, cette soirée trouve un prolongement avec « Hello mon frère ». En choisissant ce concert comme lieu de tournage, le rappeur associe une nouvelle sortie à un moment partagé avec ses auditeurs. La scène parisienne devient ainsi le point de rencontre entre le Marcel Tour et le lancement de Saint Laurent.

Ce choix donne une place particulière au clip : il permet de garder une trace de cette étape tout en faisant découvrir le morceau au-delà de la salle. Pour NEW KG, le rapprochement est parlant. Chez un artiste dont le parcours repose sur une écriture personnelle, inscrire une nouvelle chanson dans le cadre d’un concert fait passer le récit individuel à une autre échelle, celle du rendez-vous avec le public.

La réalisation est signée toxine. Le générique officiel crédite Mahery Reydellet, Samuel Toureille et Martial Duffillol au cadre, Jeremy Sahun au montage et Samuel Toureille à l’étalonnage. Côté musique, PR et Yaska sont crédités à la composition, avec Yaska au mixage et au mastering.


Regarder le clip officiel sur YouTube

« Saint Laurent », huit titres dévoilés par surprise

Disponible depuis le 22 octobre 2026, Saint Laurent rassemble huit morceaux, de « 22 » à « Hello mon frère ». L’EP paraît chez BORO, avec une distribution assurée par Sony Music Entertainment France. Sa sortie le jour du concert parisien fait de cette date un double rendez-vous : retrouver Wallace Cleaver sur scène et découvrir un nouveau projet.

La présence de « Hello mon frère » en dernière position lui donne aussi un rôle précis dans l’écoute : le titre referme le disque, avant d’en prolonger la découverte en images. Le clip offre donc une porte d’entrée vers l’ensemble de l’EP. Voici les huit morceaux, dans l’ordre du projet :

  1. 22
  2. 4 temps
  3. La dette
  4. Paname
  5. Ma maladie
  6. La chute
  7. La vie après la mort (interlude)
  8. Hello mon frère

Écouter Saint Laurent sur les plateformes
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Du Loir-et-Cher aux grandes salles, un parcours lié à l’image

Originaire du Loir-et-Cher, Wallace Cleaver a construit son univers autour de textes introspectifs, nourris par l’enfance, les liens affectifs et le déplacement entre la province et Paris. Son dossier de presse décrit déjà, à l’époque de merci, cette tension entre les souvenirs que l’on emporte et les ambitions qui poussent à partir. Cet ancrage permet de situer sa trajectoire sans la réduire à une simple succession de sorties.

L’image accompagne ce parcours depuis plusieurs projets. Pour merci, paru en 2024, un court-métrage réalisé par le collectif Sangfroid avait notamment été présenté dans neuf salles en France et en Belgique. Le cinéma constituait alors une autre manière d’entrer dans son récit. Avec « Hello mon frère », le cadre change : c’est un rendez-vous de scène qui fournit le lieu du clip.

Saint Laurent arrive également quelques mois après Marcel, paru en avril 2026 et dont la tournée porte le nom. Ce nouvel EP s’ajoute à une année déjà occupée par l’album et les concerts. Pour les auditeurs qui découvrent Wallace Cleaver aujourd’hui, le clip, le projet et le Marcel Tour offrent trois accès complémentaires à son travail.

Le Marcel Tour continue jusqu’en décembre

Après Paris, le Marcel Tour poursuit sa route en France, en Belgique et en Suisse. Voici les rendez-vous annoncés à compter du 28 octobre 2026 sur le calendrier officiel de Wallace Cleaver. Les liens de billetterie sont accessibles depuis son site.

Marcel Tour 2026 — calendrier à partir du 28 octobre
Date Ville Salle
28 octobre 2026 Lyon / Villeurbanne Le Transbordeur
29 octobre 2026 Nîmes Paloma
30 octobre 2026 Toulouse / Ramonville-Saint-Agne Le Bikini
5 novembre 2026 Nantes Stereolux
6 novembre 2026 Bordeaux / Mérignac Krakatoa
7 novembre 2026 Clermont-Ferrand La Coopérative de Mai
12 novembre 2026 Bruxelles Ancienne Belgique
13 novembre 2026 Besançon La Rodia
14 novembre 2026 Lausanne Les Docks
18 novembre 2026 Strasbourg La Laiterie
19 novembre 2026 Nancy L’Autre Canal
26 novembre 2026 Dijon La Vapeur
27 novembre 2026 Saint-Étienne Le Fil
28 novembre 2026 Grenoble La Belle Électrique
3 décembre 2026 Reims La Cartonnerie
4 décembre 2026 Caen Le Cargö


Toutes les dates et les billetteries officielles

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Musique du Mexique : voix, mémoire et scènes vivantes

NEW KG · FOCUS PAYS

Édition du 29 octobre 2026

Couverture NEW KG Focus Pays Mexique : instrument à cordes, vinyle, fleurs orange et papier découpé autour du titre « Voix, mémoire & scènes vivantes ».
Écouter la transmission et les créations du Mexique. Illustration éditoriale NEW KG créée avec l’aide d’une IA.

Une voix peut porter un lieu, une histoire familiale ou une manière de raconter l’absence. À l’approche de Día de Muertos, NEW KG explore la musique du Mexique à travers ses transmissions et ses créations. Un voyage entre répertoires régionaux, grandes interprètes et scènes qui déplacent les habitudes d’écoute.

01 · ÉCOUTER LES LIEUX ET LES LIENS

Día de Muertos, mémoire et diversité des répertoires

La semaine Halloween de NEW KG croise un autre calendrier culturel. Au Mexique, les fêtes indigènes dédiées aux morts commémorent le retour temporaire des proches disparus auprès des vivants. L’UNESCO situe ces célébrations entre la fin d’octobre et le début de novembre ; elles figurent depuis 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, après une proclamation en 2003. [1]

Día de Muertos possède ses contextes et ses significations propres. Les pratiques varient selon les communautés, les lieux et les familles. Ce Focus Pays choisit de s’en approcher par une question : comment les musiques transmettent-elles une mémoire tout en continuant à changer ? La playlist accompagne cette exploration culturelle ; les chansons proposées ne sont pas toutes des chants rituels.

Le son jarocho : une porte régionale

Dans le Veracruz, le son jarocho offre un premier repère. Les ressources du Smithsonian Folkways décrivent le rôle de la voix et d’instruments comme la jarana, le requinto et la harpe dans cette tradition. Elles rappellent également l’importance des échanges entre musiciens et des apprentissages au sein de la famille. [2] Prendre le temps de nommer les instruments et leur rôle permet déjà d’entendre la musique plus précisément.

Le mariachi constitue une autre famille de pratiques et de répertoires. Inscrit à l’UNESCO en 2011, il peut associer, dans ses formations modernes, violons, trompettes, vihuela et guitarrón. Son répertoire traverse plusieurs formes, dont les rancheras, les corridos et les sérénades. [3] Le mot « mexicain » rassemble donc une diversité qu’une seule sonorité ne peut résumer.

Pour entendre comment un morceau peut faire circuler références locales et énergie collective : Lila Downs — « La Cumbia del Mole », dans une captation officielle en public. Cette version est bien présentée comme un live. [4]

Lila Downs — La Cumbia del Mole (En Vivo) · Captation officielle · Lila en Bellas Artes · © 2022 Sony Music Entertainment México

Ouvrir sur YouTube

02 · TRANSMETTRE PAR L’INTERPRÉTATION

De Chavela Vargas à Natalia Lafourcade, la mémoire comme matière vivante

Dans une chanson, l’histoire tient aussi à la manière dont une personne entre dans les mots : la durée d’une note, un silence, une respiration. Chavela Vargas offre une porte majeure vers cette force de l’interprétation. Née au Costa Rica, elle a construit une place essentielle dans les répertoires mexicains. La Secretaría de Cultura rappelle ce parcours et son empreinte dans la culture ibéro-américaine. [5] Écouter sa voix invite à prêter attention à la présence d’une interprète autant qu’à la composition.

Le répertoire de La Llorona, que Chavela a notamment interprété, peut servir de premier jalon. Pour poursuivre cette découverte, comparez plusieurs interprétations sans chercher tout de suite une version définitive : observez ce qui change dans l’intensité, le tempo et la manière de laisser les phrases résonner.

Avec Natalia Lafourcade, la transmission prend aussi la forme d’un travail de composition et d’arrangement. Dans son entretien pour Song Exploder, l’artiste détaille la fabrication de Hasta la Raíz. L’émission explique que la chanson associe des éléments empruntés au huapango à une sensibilité pop et à l’usage d’un synthétiseur Juno. [6] Ce récit de fabrication donne une manière concrète d’écouter ensemble héritage et invention.

On peut alors revenir au morceau avec une attention nouvelle : suivre le mouvement rythmique, repérer les couches qui s’ajoutent, puis écouter la voix dans cet ensemble. Le lien à une tradition devient audible à travers des choix musicaux. Le clip officiel, réalisé par Alonso Ruizpalacios, prolonge cette porte d’entrée. [7]

Natalia Lafourcade — Hasta la Raíz · Clip officiel · Réalisation : Alonso Ruizpalacios · © 2015 Sony Music Entertainment México

Ouvrir sur YouTube

Les grandes voix gagnent à être abordées dans leur singularité. Lila Downs, Chavela Vargas et Natalia Lafourcade invitent à entendre des intentions, des timbres et des gestes distincts. Pour approfondir, choisissez un titre, puis écoutez l’album ou le contexte de répertoire autour de lui : la chanson devient le début d’un parcours.

03 · ENTENDRE LES DÉPLACEMENTS

Silvana Estrada, Son Rompe Pera : d’autres manières de faire circuler la musique

La découverte peut ensuite se poursuivre par une voix et une chanson, sans chercher à reconstituer immédiatement une carte entière. Avec Te Guardo, Silvana Estrada propose une écoute à laquelle on peut revenir en se concentrant sur le phrasé, l’intensité et les respirations. La vidéo ci-dessous provient de sa chaîne officielle. [8]

Silvana Estrada — Te Guardo · Vidéo officielle · Chaîne de Silvana Estrada

Ouvrir sur YouTube

Son Rompe Pera ouvre un autre espace. Le groupe se présente à travers la marimba, la cumbia et une énergie punk. Sa présentation pour Tiny Desk raconte la transmission familiale de la marimba aux frères Gama et leurs explorations autour de cet instrument. [9] Ici, l’héritage se prolonge dans une manière de jouer, d’assembler des influences et de mettre le collectif en mouvement.

Cette circulation fait partie de ce que NEW KG souhaite entendre dans un Focus Pays : des continuités, des transformations et des points de rencontre. La marimba, une guitare ou une voix peuvent prendre d’autres places selon le groupe et le projet. Une tradition reste aussi une pratique portée par des personnes qui choisissent comment la transmettre.

Trois chemins pour prolonger le voyage

  • Par un territoire : commencer par le son jarocho et ses ressources documentaires sur le Veracruz.
  • Par une interprète : suivre un titre de Chavela Vargas, Natalia Lafourcade ou Silvana Estrada vers un répertoire plus large.
  • Par un instrument : écouter la marimba chez Son Rompe Pera, puis observer comment son rôle évolue selon les ensembles.

Cette traversée reste une sélection : la musique du Mexique comprend bien d’autres langues, régions, générations et scènes. Elle donne envie de continuer à chercher, de lire les crédits, d’identifier les interprètes et de revenir aux œuvres. La mémoire peut s’y entendre comme quelque chose que l’on reçoit, puis que l’on remet en circulation.

LA PLAYLIST NEW KG

Mexique — Voix & mémoire | NEW KG

La playlist « Mexique — Voix & mémoire » prolonge ce Focus Pays. Elle accompagne une découverte musicale entre transmission et création ; elle ne prétend pas représenter à elle seule les traditions de Día de Muertos ni l’ensemble des musiques du pays.

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Quelle voix, quel instrument ou quelle région du Mexique souhaitez-vous explorer ensuite ? Partagez votre découverte et gardez ce dossier comme point de départ.

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Darkwave et gothic rock : la nuit a plusieurs voix

NEW KG · RADAR GENRES

Édition du 27 octobre 2026

Couverture NEW KG Radar Genres : synthétiseur, guitare et vinyle devant une arche gothique violette, avec le titre « Darkwave & Gothic Rock ».
Guitares, machines et atmosphères nocturnes : plusieurs chemins d’écoute. Illustration éditoriale NEW KG créée avec l’aide d’une IA.

Une basse qui avance seule, une guitare qui semble rester en suspens, une voix au milieu de la réverbération : la nuit peut s’entendre de plusieurs façons. Pour Halloween Week, Radar Genres ouvre les portes de la darkwave et du gothic rock, à travers leurs sons, leurs passages communs et quelques repères pour commencer.

01 · DES REPÈRES POUR ÉCOUTER

Dans le sillage du post-punk, des musiques qui travaillent l’atmosphère

À la charnière des années 1970 et 1980, les prolongements du punk ouvrent de nombreuses possibilités : transformer le rôle de la basse, expérimenter avec les machines, laisser davantage d’espace au silence ou à la répétition. Le gothic rock et les courants réunis sous le terme darkwave prennent place dans ce paysage, avec des histoires qui se croisent.

Le coffret No Songs Tomorrow: Darkwave, Ethereal Rock and Coldwave 1981–1990, publié par Cherry Red, rassemble des artistes du Royaume-Uni, d’Europe et des États-Unis. Sa sélection fait voisiner The Cure, Clan of Xymox, Cocteau Twins, Malaria! ou encore Kas Product. Cette diversité donne un bon point de départ : le vocabulaire recouvre des pratiques électroniques, des textures atmosphériques et des formes héritées du rock. [1]

The Cure : suivre la basse, puis l’espace autour d’elle

A Forest figure sur Seventeen Seconds, paru le 22 avril 1980, comme le confirme la discographie officielle de The Cure. [2] Pour une première écoute, laissez la basse servir de fil conducteur. Puis portez votre attention sur la place laissée aux guitares et à la voix. Ce déplacement de l’attention aide à percevoir comment une atmosphère se construit à partir de motifs relativement économes.

Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou The Sisters of Mercy constituent d’autres portes d’entrée vers des sensibilités gothiques. Leur voisinage dans une sélection n’implique pas une identité sonore. Le caractère théâtral d’une voix, la tension d’une guitare ou la manière de faire avancer un rythme peuvent orienter l’écoute dans des directions très différentes.

Premier repère : The Cure — « A Forest », vidéo référencée sur le site officiel du groupe. [3]

The Cure — A Forest · Vidéo de référence · Répertoriée sur thecure.com

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02 · GUITARES, MACHINES ET PASSERELLES

Darkwave et gothic rock : des différences utiles, des frontières poreuses

Pour se repérer, on peut écouter la place respective de la formation rock et de la programmation électronique. Les guitares, la basse et la batterie occupent souvent un rôle structurant dans le gothic rock. Le mot darkwave sert fréquemment à décrire des propositions où synthétiseurs, séquences et rythmiques électroniques contribuent fortement à une atmosphère sombre ou mélancolique. Cette distinction reste un outil d’écoute : les instruments et les sensibilités circulent entre les deux.

Repère Point d’attention Entrée proposée
Versant gothic rock / post-punk Jeu de basse, guitare, tension de l’ensemble et présence vocale The Cure — A Forest
Versant darkwave Synthétiseurs, séquences, pulsation et profondeur de l’espace sonore Clan of Xymox — A Day
Zone de rencontre Dialogue entre guitare mélodique et programmation électronique Twin Tribes — Shadows

Clan of Xymox, l’album éponyme publié par 4AD en 1985, contient notamment A Day. Le catalogue du label et la discographie du groupe permettent de situer ce jalon. [4] Il invite à entendre ensemble la pulsation, les couches de synthétiseurs et une présence vocale qui prend place à l’intérieur de l’ensemble.

Le terme coldwave apparaît également dans ce voisinage. Selon les scènes et les usages, il accompagne des esthétiques plus dépouillées, tendues ou minimales. Les catégories se chevauchent et varient selon les périodes. Pour commencer, une question simple reste féconde : quel élément vous fait revenir au morceau ? La mélodie, la cadence, une texture, la voix ?

Twin Tribes permet d’entendre cette circulation dans une proposition contemporaine. Le groupe se présente depuis Brownsville, au Texas, et son premier album Shadows est daté du 31 janvier 2018 sur sa page officielle Bandcamp. [5] Le titre donne son nom au clip ci-dessous. Suivez la façon dont la mélodie et la pulsation maintiennent le mouvement.

Twin Tribes — Shadows · Clip officiel · Réalisation et montage : John Giorgio

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03 · LAISSER LA NUIT CIRCULER

Des héritages vivants, des voix et des sensations différentes

Ces musiques offrent plusieurs manières d’habiter une émotion. Certaines écoutes invitent à danser ; d’autres font sentir davantage la distance, la tension ou le flottement. Une voix peut être retenue, théâtrale, incisive ou fragile. Réduire cet ensemble à un registre vocal ou à un vestiaire ferait perdre une grande part de ce qui le rend intéressant.

Pour prolonger les premiers repères, la sélection préparée pour ce Radar fait dialoguer des noms historiques et des propositions plus récentes : Siouxsie and the Banshees, Cocteau Twins, Lebanon Hanover, She Past Away, Boy Harsher, Kælan Mikla, Hante. ou Minuit Machine. Nous les abordons comme des points de découverte. Un titre peut éclairer un aspect d’un univers sans suffire à classer toute une discographie.

Le morceau Don’t Run From The Fire de Minuit Machine donne une autre place au corps et à la pulsation. Sa vidéo officielle crédite la musique à Hélène de Thoury, la ligne vocale à Amandine Stioui, ainsi que la réalisation et le montage à Hélène de Thoury. La description annonce l’EP du même nom chez Synth Religion en octobre 2020. [6] C’est une entrée pertinente pour écouter le dialogue entre une voix et une construction électronique.

Minuit Machine — Don’t Run From The Fire · Clip officiel · Réalisation et montage : Hélène de Thoury

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Un parcours d’écoute en trois passages

Commencez par un titre dont la mélodie vous retient. À la deuxième écoute, isolez mentalement la basse ou la rythmique. À la troisième, revenez à la voix et à l’espace qui l’entoure. Comparez ensuite deux morceaux éloignés dans le temps. Cette petite expérience aide à entendre les liens et les écarts plus précisément qu’une étiquette seule.

Halloween offre une occasion d’ouvrir cette porte. Les artistes, les disques et les lieux de diffusion qui nourrissent ces univers invitent ensuite à poursuivre la découverte toute l’année. Pour aller plus loin, explorez les albums autour des titres retenus et les catalogues des labels cités : la seconde écoute révèle souvent un autre chemin.

LA PLAYLIST NEW KG

Darkwave & Gothic Rock — La nuit a plusieurs voix | NEW KG

La playlist NEW KG rassemble les repères de cette traversée nocturne. Écoutez-la comme un parcours entre des sensibilités proches : guitares, voix, machines et textures y offrent différentes manières d’entrer dans le sujet.

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Quel morceau vous donne envie d’explorer un album entier ? Partagez votre porte d’entrée et transmettez ce guide à une personne curieuse de ces scènes.

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La peur n’est pas une limite : avancer à son rythme

NEW KG · MOTIVATION

Édition du 26 octobre 2026

Couverture NEW KG Motivation : une porte s’ouvre sur un chemin d’automne lumineux, à côté du titre « La peur n’est pas une limite ».
Une porte ouverte, un chemin à parcourir : avancer à sa mesure. Illustration éditoriale NEW KG créée avec l’aide d’une IA.

Un message reste dans les brouillons. Une idée attend le bon moment. Une envie se heurte à cette phrase : « Je le ferai quand je serai prêt. » Pour ce lundi de Halloween Week, NEW KG propose de commencer plus simplement : préciser ce qui fait peur et choisir un geste à sa mesure.

01 · REMETTRE DES MOTS

Nommer ce qui retient, avant de décider quoi faire

Attendre de ne plus avoir peur peut devenir une condition impossible à remplir. Avant de présenter son travail, de reprendre une pratique artistique ou d’oser une conversation, on ne dispose pas toujours de la certitude d’être compris. Le regard des autres reste imprévisible. Un début garde une part d’inconnu. Il est pourtant possible de préparer ce début.

Pour avancer malgré la peur, une première question mérite d’être écrite : qu’est-ce qui m’inquiète exactement ? « Mon projet est trop difficile » peut cacher plusieurs préoccupations : manquer de temps, ne pas savoir par où commencer, recevoir une critique, perdre une somme qu’on ne peut pas engager. Chacune appelle une réponse différente. Mettre ces éléments à plat aide à choisir ce qui doit être appris, organisé ou protégé.

Le NHS rappelle que la peur peut nous alerter face à un danger et que, dans certaines situations sans danger réel, une progression graduelle peut aider à affronter ce qui inquiète. Son conseil est de commencer par une situation moins difficile et d’avancer sans précipitation. [1] Ici, nous retenons une idée pour le quotidien : prendre le temps d’évaluer la situation avant de se lancer.

Faire la différence entre un fait et une anticipation

Sur une page, tracez deux colonnes. Dans la première, notez ce que vous savez : une date, une dépense, une compétence à acquérir. Dans la seconde, ce que vous imaginez : une réaction, un jugement, un scénario. Ce carnet ne décide pas à votre place. Il permet de repérer les informations qui manquent et les personnes à consulter. Un risque réel mérite des moyens de protection ; une situation inconfortable peut parfois être préparée autrement.

Une respiration musicale : Pomme — « Ceux qui rêvent ». Cette écoute laisse une place à la vulnérabilité au milieu d’une semaine où tout semble devoir avancer vite. [2]

Pomme — Ceux qui rêvent · Audio officiel · ℗ 2017 Virgin Records France / Universal Music Group

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02 · DONNER UNE FORME AU DÉBUT

Choisir un premier pas assez concret pour exister

« Me lancer » est une intention immense. Ouvrir un document, écrire un premier paragraphe ou demander le prix d’une salle sont des actions que l’on peut situer dans un agenda. Le changement d’échelle compte : il rapproche le projet de la journée que l’on a réellement, avec ses obligations, sa fatigue et ses ressources.

Pour cette semaine, NEW KG propose un rendez-vous de dix minutes. Cette durée est un cadre de travail, pas une promesse de transformation. Choisissez une tâche dont vous pourrez observer la fin : préparer trois questions, sélectionner une image, enregistrer un essai que personne n’est obligé de voir. Quand le temps prévu s’arrête, regardez ce qui existe désormais.

Le carnet NEW KG : une action, un appui, un rendez-vous

  • Une action : le geste précis que vous souhaitez essayer.
  • Un appui : une personne, un lieu calme, une information ou un outil utile.
  • Un rendez-vous : le moment choisi pour commencer et celui où vous ferez le point.

Si vous voulez partager une création, vous pouvez commencer par un retour demandé à une personne de confiance. Si vous souhaitez renouer avec une pratique, préparez le matériel et un créneau réaliste. Si le projet exige un engagement important, prenez le temps de recueillir les informations nécessaires. Le premier geste peut être une préparation sérieuse.

Le parcours de Tiemoko, rencontré par NEW KG, offre un écho concret : l’artiste raconte avoir investi dans du matériel pour apprendre à s’enregistrer lui-même, une étape qui le mettait auparavant sous pression. Son témoignage montre une manière personnelle de faire évoluer sa pratique. [3]

Pour accompagner ce temps de préparation : Brittany Howard — « Stay High », dont la chaleur apporte une couleur accueillante à notre sélection. Clip officiel réalisé par Kim Gehrig. [4]

Brittany Howard — Stay High · Clip officiel · Réalisation : Kim Gehrig

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03 · PRENDRE RENDEZ-VOUS AVEC LA SUITE

Observer le chemin parcouru et garder son propre rythme

Après un essai, on peut être tenté de juger immédiatement le résultat. Il existe une autre manière de relire ce moment : qu’avez-vous appris ? Qu’est-ce qui vous a surpris ? De quoi aurez-vous besoin la prochaine fois ? Une réponse hésitante, un brouillon ou une première prise deviennent alors des éléments de travail.

Le bilan peut aussi conduire à modifier le projet, repousser une étape ou demander de l’aide. Vos contraintes comptent. La disponibilité, l’argent, l’énergie et le soutien ne se répartissent pas de la même façon pour tout le monde. Une action adaptée à votre situation mérite d’être reconnue pour ce qu’elle vous a demandé.

Vendredi, reprenez le carnet et relisez votre phrase de départ. Vous aurez peut-être réalisé le geste prévu, découvert un obstacle concret ou compris qu’une autre direction vous convient mieux. Gardez une trace de ce déplacement. C’est à partir de cette information que vous pourrez choisir la suite.

Dernière respiration : Arlo Parks — « Weightless », dans un clip officiel réalisé par Marc Oller. Une proposition d’écoute pour refermer le carnet et laisser un peu d’espace autour de ce qui vient d’être essayé. [5]

Arlo Parks — Weightless · Clip officiel · Réalisation : Marc Oller · Production : CANADA

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LA PLAYLIST NEW KG

Au-delà de la peur — NEW KG Motivation

La playlist « Au-delà de la peur » prolonge ce lundi Motivation. Lancez l’écoute pendant un moment choisi : une marche, un carnet ouvert ou la préparation d’un projet. La musique accompagne ici une proposition éditoriale ; chacun reste libre de choisir le silence ou une autre bande-son.

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Quel premier pas choisissez-vous cette semaine ? Gardez cet article pour votre rendez-vous de vendredi, ou partagez-le avec la personne qui pourra vous accompagner.

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Tiemoko : la longévité comme conviction, Summer Watts comme lumière

 

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ? • ÉPISODE 06
Portrait • Tiemoko

Tiemoko : durer sans se perdre

Il fait du rap depuis suffisamment longtemps pour avoir vu les modes,
les codes et l’industrie se transformer. Pourtant, Tiemoko continue
d’avancer avec la même conviction : protéger la passion, le plaisir
de créer et cette envie de prendre le micro tant qu’elle restera intacte.
Entre « Longévité » et « Summer Watts », il se confie à NEW KG.

L’homme des gens

Si Tiemoko devait se présenter sans parler de son métier,
de son âge ou de son parcours, il commencerait par son prénom.
Parce que Tiemoko n’est pas un nom de scène.
C’est son vrai prénom, et sa signification dit déjà quelque chose
de celui qu’il veut être : « l’homme des gens ».

01 • Le temps comme révélateur

Quand arrêter devient la preuve qu’il faut continuer

Il existe parfois un moment où une passion doit répondre
à une question beaucoup plus concrète :
à quoi sert-elle si elle ne permet pas d’en vivre ?

Pour Tiemoko, cette confrontation arrive dans sa vie de couple.
Sa compagne de l’époque lui fait comprendre qu’il devrait peut-être
arrêter la musique puisqu’elle ne lui apporte pas de salaire.

Et paradoxalement, c’est précisément là qu’il comprend
qu’elle ne quittera pas sa vie.

“

Je l’ai compris quand on m’a fait comprendre
qu’il fallait que j’arrête parce que ça ne rapportait pas un salaire.

Continuer malgré ce constat n’a donc rien d’un automatisme.
C’est déjà un choix.

Et probablement la première définition de cette
longévité qui deviendra progressivement
l’un des mots-clés de son parcours.

Positif dès les premiers textes

Lorsqu’il relit mentalement ses premiers textes,
Tiemoko retient deux choses qui lui ressemblent encore aujourd’hui :
une écriture positive et l’absence de grossièreté.

Plusieurs années, plusieurs projets et plusieurs époques plus tard,
cette volonté de chercher de la lumière,
même lorsqu’il parle des difficultés,
reste présente dans sa musique.

@e2c.photo

02 • Plusieurs époques du rap

Quand la musique change, toute la chaîne change avec elle

Tiemoko a traversé suffisamment d’années de rap
pour observer la transformation de la musique,
des artistes et de l’industrie simultanément.

Il voit notamment les États-Unis continuer à impulser
une partie des flows, des tendances,
des compositions et des nouveaux sous-genres
qui viennent ensuite influencer les autres scènes.

Mais son regard devient beaucoup plus critique
lorsqu’il parle de l’industrie.

Pour lui, la logique du profit ne coïncide pas toujours
avec l’intérêt des artistes. Les contrats,
les codes de visibilité et la nécessité de rentrer dans certaines cases
peuvent progressivement modifier la relation que l’on entretient
avec sa propre création.

Dans ce contexte, durer devient donc autant une question musicale
qu’une capacité à ne pas perdre de vue les raisons
pour lesquelles on a commencé.

03 • Longévité

Durer ne veut pas dire rester immobile

Chez Tiemoko, la longévité n’est pas une posture construite
après coup.

Elle existe d’abord parce qu’il est toujours là.

Mais rester ne signifie pas rester identique.

« C’est très facile de se perdre en chemin,
surtout quand le chemin est long.
[…] Nous sommes comme les saisons et le temps,
avec des histoires qui nous font évoluer. »

La fidélité à soi-même n’exclut donc pas la transformation.
Elle impose plutôt de savoir distinguer
ce qui peut évoluer de ce qui mérite d’être protégé.

@e2c.photo

Un tournant

Sunday School : une autre architecture musicale

Parmi les moments qui ont véritablement déplacé quelque chose
dans son rapport à la musique,
Tiemoko cite Sunday School.

L’événement se déroule au Trabendo,
anciennement Hot Brass,
et est présenté par Sydney.
Après audition, des artistes peuvent être sélectionnés
pour interpréter un morceau accompagné par des musiciens professionnels.

Tiemoko est retenu.

Sur place, il rencontre le groupe Soulkadelic.
Cette connexion lui ouvre les portes d’univers
qu’il approfondira ensuite à travers des artistes
comme J Dilla, Slum Village ou Common.

« Ça a été une révélation pour mon architecture musicale. »

04 • Sortir de sa zone de confort

Continuer implique parfois de réapprendre

Avec les années,
certaines habitudes artistiques peuvent devenir rassurantes.

Mais pour Tiemoko,
continuer à avancer nécessite parfois
de se faire violence et de changer son workflow.

Il cite un exemple très concret :
l’enregistrement.

Longtemps, mettre lui-même le nez
dans les logiciels de recording lui mettait la pression.
Il a récemment décidé d’investir dans du matériel
afin de pouvoir désormais s’enregistrer par ses propres moyens.

Un geste apparemment technique,
mais qui résume bien sa manière de penser la longévité :
ne jamais considérer que sa méthode est définitive.

@e2c.photo

Ce qu’il faut protéger

La passion avant les chiffres

« Je protège surtout la passion,
l’amour de la pratique
et le plaisir de créer. »

Cette protection est devenue d’autant plus importante
que la musique se mesure aujourd’hui en abonnés,
en écoutes et en performances visibles.Tiemoko observe qu’une personne qui apprend
qu’un artiste fait de la musique
demande parfois immédiatement
s’il en vit,
combien il a d’abonnés
ou quels chiffres affiche son Spotify,
avant même de s’intéresser aux morceaux.

Ne pas se protéger de cette logique peut,
selon lui, conduire à l’aigreur et au dégoût
simplement parce que « ça ne pète pas ».

Sa réponse consiste donc à revenir à l’origine :
aimer pratiquer,
aimer écrire,
aimer créer
même lorsque la récompense extérieure tarde à arriver.

Écouter Tiemoko

Entrez dans la Tiemosphère

Retrouvez « Longévité », « Summer Watts »
et les différentes étapes du parcours musical de Tiemoko.

05 • Écrire ce qui traverse

La production donne souvent le premier mouvement

Lorsqu’il écrit aujourd’hui,
Tiemoko part très souvent de la production.

C’est elle qui déclenche le rythme,
la première impulsion
et la direction du texte.

Mais l’inspiration peut aussi venir
d’une discussion,
d’un film,
d’une citation
ou simplement d’un bon moment partagé
avec sa famille ou ses amis.

Avec les années,
la fonction de l’écriture a également changé.

Avant, il ne percevait pas nécessairement
l’écriture comme un exutoire.
Aujourd’hui, elle le devient de plus en plus.

Se livrer n’est pas naturel pour lui.
Pourtant, il ressent désormais davantage
le besoin de le faire,
et surtout le sentiment d’être enfin prêt.

06 • Mali

Parler de ses origines : l’évidence la plus difficile

Il existe pourtant un sujet
que Tiemoko n’a pas encore réussi
à déployer totalement dans sa musique :
le Mali.

Ses origines l’accompagnent,
apparaissent progressivement
dans sa manière de s’habiller
et commencent aussi à entrer dans ses chansons.

Mais raconter pleinement ce rapport
à son pays d’origine reste plus complexe
que l’évidence du sujet pourrait le laisser penser.

« C’est tellement évident,
mais pas aussi facile que ça.
C’est un épisode à suivre. »

Une première porte existe déjà avec
« La Graille De La Mama »,
où la nourriture devient un moyen
de parler de transmission,
de famille
et de double culture.

07 • Summer Watts

Mettre davantage de lumière après une période difficile

Sur Summer Watts,
quelque chose paraît plus lumineux.

Tiemoko ne dit pourtant pas
avoir construit cette énergie autour d’un concept rigide.

Le projet naît dans l’énergie du moment,
porté par les productions sélectionnées
et par des titres qui se sont parfois imposés tardivement.

« Si on écoute mes albums,
il y a souvent de la lumière et de la good vibe.
Mais sur Summer Watts, il y en a plus. »

Tiemoko avance lui-même une hypothèse :
cette lumière pourrait être une manière
de contrebalancer la période difficile
qu’il a traversée au début de 2026.

La bonne énergie n’est donc pas nécessairement
l’absence de difficultés.

Elle peut aussi devenir
une réponse à celles-ci.

@e2c.photo

Une vie en morceaux

Les différentes versions de Tiemoko

Lorsqu’on lui demande quels titres permettent
de comprendre les différentes versions de son parcours,
Tiemoko ne choisit pas un seul morceau.

Mokostyle
Fragments De Vie
Boulanger
J’rap Remix
Poing en L’r
Slow Down
Longévité
Tiemo Summer Chill

08 • Deux projets, une même trajectoire

« Longévité » regarde le chemin. « Summer Watts » continue d’avancer.

Les deux projets peuvent presque être lus
comme deux faces complémentaires du même artiste.

Longévité porte le poids du temps,
de la résistance,
de la transformation
et de tout ce qu’il faut préserver
lorsqu’on pratique son art sur la durée.

Summer Watts,
lui, remet davantage de soleil,
de mouvement,
de sourire
et de plaisir dans le cadre.

L’un dit : « je suis encore là ».
L’autre répond : « et j’ai encore envie de kiffer. »

À la nouvelle génération

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Si un jeune artiste lui demandait aujourd’hui
comment construire une carrière capable de durer,
Tiemoko commencerait par une question,
pas par une stratégie.

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Puis il lui conseillerait de s’accrocher à cette réponse.
Parce que pratiquer son art doit,
selon lui, relever d’une conviction
suffisamment sincère et profonde
pour que le temps ne puisse pas la briser.

Conclusion

La longévité n’est pas le nombre d’années. C’est ce qui reste intact.

Le parcours de Tiemoko ne raconte pas simplement
un artiste qui fait du rap depuis longtemps.

Il raconte quelqu’un qui a dû répondre plusieurs fois
à la même question :
est-ce que ça vaut encore la peine de continuer ?

Quand l’argent n’était pas au rendez-vous.
Quand les règles de l’industrie changeaient.
Quand il fallait sortir de sa zone de confort.
Quand les réseaux réduisaient parfois la valeur d’un artiste
à quelques chiffres.
Quand la vie elle-même imposait d’autres priorités.

Pourtant, la réponse est restée.

La passion.
La pratique.
Le micro.
L’écriture.
Le plaisir.
La scène.
Et cette envie de continuer à apprendre.

Peut-être est-ce finalement cela,
la véritable définition de la longévité :
accepter de changer sans laisser disparaître
la raison profonde pour laquelle on a commencé.

@e2c.photo
Le dernier mot

« Pratiquer son art doit être une conviction sincère et profonde
que le temps ne peut briser. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après toutes ces années… est-ce qu’on connaît vraiment Tiemoko ?

Derrière la longévité apparaît surtout un artiste
qui continue de se transformer,
de chercher,
d’apprendre
et de protéger l’essentiel :
le plaisir de faire de la musique.

Retrouvez NEW KG

Culture • Musique • Rencontres

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Musiques de Géorgie : polyphonies, instruments et nouvelles scènes

NEW KG · FOCUS PAYS

Géorgie.

Des voix plurielles aux scènes actuelles.

Par NEW KG  ·  Édition du 22 octobre 2026

Une voix commence, une autre prend sa place à côté d’elle. Bientôt, l’écoute suit plusieurs lignes à la fois. La musique géorgienne offre cette expérience, puis bien d’autres : le grain d’une corde pincée, l’élan d’un groupe, une improvisation vocale ou une pulsation électronique.

Pour ce Focus Pays, NEW KG traverse des traditions et des scènes plutôt que de chercher un son qui résumerait toute la Géorgie. Entre régions, langues, générations et parcours artistiques, les différences comptent autant que les rencontres.

De Rustavi à Tamada, de Trio Mandili à Bedford Falls, voici cinq portes d’entrée, des vidéos identifiées et une playlist de vingt titres pour poursuivre le voyage.

01 /

Les polyphonies géorgiennes : plusieurs voix, plusieurs traditions

La polyphonie désigne la présence de plusieurs lignes vocales qui se déploient ensemble. Dans les traditions géorgiennes, elle prend des formes différentes selon les régions et les répertoires. Le chant polyphonique géorgien a été proclamé chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel en 2001, puis inscrit sur la Liste représentative de l’UNESCO en 2008. Ces deux dates correspondent à deux étapes distinctes de reconnaissance. [1]

Le Centre international de recherche sur la polyphonie distingue de nombreux dialectes musicaux. Pour commencer, retenez la Svanétie, la Kakhétie et la Gourie : les manières de construire les voix, de les orner et de les faire répondre ne sont pas interchangeables. Certaines traditions privilégient des lignes parallèles ; d’autres organisent un dialogue au-dessus d’un soutien vocal ou la rencontre de parties plus indépendantes. [2]

Une première écoute peut être très simple : suivez la voix la plus grave, puis recommencez en choisissant une partie plus aiguë. Laissez ensuite l’ensemble reprendre sa place. Vous entendrez autrement les moments où les voix se rejoignent ou s’écartent.

Le document de l’UNESCO ci-dessous propose une entrée dans cette diversité. Il s’agit d’un repère patrimonial, pas d’un résumé de toutes les musiques produites dans le pays.

Georgian Polyphonic Singing — UNESCO
Documentaire · UNESCO. Une introduction aux pratiques vocales, à leurs contextes et à la reconnaissance patrimoniale du chant polyphonique géorgien.
Voir sur YouTube ↗

02 /

Panduri, chonguri et doli : écouter les instruments géorgiens

La voix ne raconte pas seule cette histoire. Parmi les instruments traditionnels, le panduri et le chonguri appartiennent aux luths à cordes pincées, avec des constructions et des ancrages régionaux différents. Le doli est un tambour à deux peaux. Leur présence varie selon les régions et les usages ; ces trois noms ne constituent pas l’instrumentarium complet du pays. [3]

Pour les découvrir, partez d’une situation musicale concrète plutôt que d’un catalogue d’objets. Dans la vidéo « Apareka » de Trio Mandili, le panduri accompagne les voix. Écoutez comment l’instrument soutient le mouvement du chant, puis ce qui attire votre attention quand les voix entrent ensemble.

La simplicité apparente du dispositif n’enlève rien au travail de l’interprétation. Elle permet de se concentrer sur les relations entre les parties, la langue et la pulsation. Une vidéo de ce trio ne doit toutefois pas être présentée comme l’illustration de toutes les traditions régionales géorgiennes.

La description officielle de « Apareka » identifie ses auteurs et son éditeur : c’est également un rappel utile. Un morceau aux couleurs folk possède une histoire précise et des crédits ; il ne faut pas le déclarer anonyme par réflexe.

Trio Mandili — Apareka
Publication officielle · Trio Mandili. Pour écouter le panduri aux côtés des voix. Les crédits de la chanson figurent dans la description de la vidéo officielle.
Voir sur YouTube ↗

03 /

De Rustavi à Nino Katamadze : des portes d’entrée vocales

Avec Rustavi, l’écoute peut se concentrer sur le chant d’ensemble et les répertoires traditionnels. Notre playlist propose notamment « Gaprindi Sharo Mertskhalo », « Dida voi Nana » et « Svanuri Mgzavruti Perkhuli », interprétés par Rustavi Folk Choir et crédités avec Anzor Erkomaishvili. Regardez les crédits de chaque enregistrement pour garder les bons repères. [4]

Nino Katamadze ouvre une autre perspective. Son univers associe improvisation jazz, traditions géorgiennes et recherches sur les textures de la voix, avec des passages par le rock et d’autres formes d’expérimentation. Son travail avec Insight fait partie des points d’écoute de notre sélection. [5]

Ces propositions peuvent se côtoyer dans un parcours sans former une histoire linéaire où un style remplacerait l’autre. Le chant d’ensemble, la chanson et l’improvisation continuent d’occuper des espaces différents.

La session « Olei » ci-dessous est publiée sur le compte officiel de Nino Katamadze. Cette version avec son groupe est distincte de l’enregistrement figurant dans la playlist Spotify : profitez de cette différence pour comparer deux situations d’interprétation, sans chercher laquelle serait la seule version valable.

Nino Katamadze & Band — Olei, Lenø Sessions 2020
Session publiée sur la chaîne officielle de Nino Katamadze. Une performance pour prolonger la partie consacrée aux voix. Il ne s’agit pas de la version studio intégrée à la playlist.
Voir sur YouTube ↗

04 /

Mgzavrebi et Bedford Falls : découvrir d’autres scènes

Explorer les musiques de Géorgie demande aussi de quitter les seules catégories patrimoniales. Notre sélection passe par Mgzavrebi, avec « Mtvare », « Tsremlebs Tuchebze » et « Gaigvidza Bunebam », puis par Bedford Falls, avec « KINO », « Macedonia » et « Anara ».

Ces choix proposent une écoute de groupes, de chansons et d’arrangements actuels. Ils ne supposent pas qu’un artiste géorgien devrait nécessairement citer un chant ancien pour être relié à sa scène. Les influences, les parcours et les langues de création peuvent se croiser de nombreuses façons.

Bedford Falls figure notamment dans la programmation du Montreux Jazz Festival, dont la présentation officielle renvoie au clip « KINO ». Ce nom de festival ne suffit pas à classer le groupe dans le jazz : il offre ici un point de repérage et une source pour retrouver la bonne vidéo. [6]

À l’écoute, demandez-vous ce qui vous donne envie de revenir à un morceau : un refrain, une couleur de guitare, une tension ou une façon de faire sonner la langue. Ces détails personnels constituent souvent la meilleure suite du voyage.

Bedford Falls — KINO
Clip officiel · Bedford Falls. Pour ouvrir le Focus aux musiques de groupes et aux créations contemporaines.
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Anushka Chkheidze, kordz et Tamada : d’autres horizons sonores

Anushka Chkheidze et kordz font partie des artistes qui permettent d’explorer des créations électroniques liées à la Géorgie. La compilation « Temples & Pharmacies » de Luna Flowers documente, par ses crédits, plusieurs rencontres et relectures où leurs noms apparaissent. Notre playlist propose d’autres enregistrements de ces artistes, notamment « Olympic » et « Day 2 Remember ». [7]

Tamada offre un autre passage entre écriture vocale, instruments et production électronique. « Dao » figure sur son album « 9 Deadly Sins For Tamada », publié par Alt Orient. La version présentée chez COLORS, intégrée ci-dessous, prolonge cette découverte ; elle est distincte de la version d’album choisie dans notre playlist. [8]

Il serait réducteur de rassembler toutes ces propositions sous une formule unique de « tradition modernisée ». Les artistes disposent de leurs propres langages. Écoutez les textures, le rythme et la place de la voix, puis cherchez les autres œuvres de celui ou celle qui vous intrigue.

Ce Focus reste une invitation à poursuivre. Un pays ne tient ni dans un genre, ni dans une sélection de vingt morceaux : chaque titre peut ouvrir une nouvelle recherche.

Tamada — Dao | A COLORS SHOW
Performance officielle · COLORS. Une autre version de « Dao » pour accompagner cette porte d’entrée vers les créations électroniques.
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La playlist Géorgie NEW KG : 20 titres pour poursuivre

Un parcours des voix de Rustavi et Trio Mandili jusqu’aux propositions de Nino Katamadze, Mgzavrebi, Bedford Falls, Anushka Chkheidze, kordz et Tamada. Écoutez dans l’ordre pour suivre le voyage proposé, puis revenez librement aux artistes qui vous ont retenu.

LA SÉLECTION NEW KG · 20 TITRES

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  1. Gaprindi Sharo Mertskhalo
    Rustavi Folk Choir, Anzor Erkomaishvili
  2. Dida voi Nana
    Rustavi Folk Choir, Anzor Erkomaishvili
  3. Svanuri Mgzavruti Perkhuli
    Rustavi Folk Choir, Anzor Erkomaishvili
  4. Apareka
    Trio Mandili
  5. Kakhuri (Kakhetian)
    Trio Mandili
  6. Svanuri
    Trio Mandili
  7. I Will Come as a Snow
    Nino Katamadze, Insight
  8. Once in the Street
    Nino Katamadze, Insight
  9. Olei
    Nino Katamadze, Insight
  10. Mtvare (Moon)
    Mgzavrebi
  11. Tsremlebs Tuchebze (Tears on Your Lips)
    Mgzavrebi
  12. Gaigvidza Bunebam (Nature Waked)
    Mgzavrebi
  13. KINO
    Bedford Falls
  14. Macedonia
    Bedford Falls
  15. Anara
    Bedford Falls
  16. Day 2 Remember
    kordz
  17. Olympic
    Anushka Chkheidze
  18. Meine Freunde
    Alexandre Kordzaia, kordz, Tamriko Kordzaia
  19. Dao
    Tamada
  20. Tsatsa
    Tamada, Chveneburebi

POUR POURSUIVRE

Quelle Géorgie musicale souhaitez-vous explorer ensuite ?

Polyphonies, instruments, jazz vocal, musiques de groupes ou électronique : choisissez votre prochaine porte d’entrée. Enregistrez la playlist, partagez votre découverte avec NEW KG et laissez un artiste vous conduire vers un autre.

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Rumba cubaine : histoire, rythmes et artistes à écouter

NEW KG · RADAR GENRES

Rumba
cubaine.

Voix, tambours & mémoire collective.

Par NEW KG  ·  Édition du 20 octobre 2026

Une voix lance une phrase. D’autres lui répondent. Les mains reviennent sur les peaux, un motif se dessine, puis un corps entre dans le dialogue. Pour découvrir la rumba cubaine, le disque est un début ; regarder la manière dont les personnes s’écoutent et se répondent ouvre une autre porte.

Chant, percussions et danse forment ici une pratique collective. Les savoir-faire circulent entre interprètes, familles, quartiers et scènes. Leur reconnaissance par l’UNESCO en 2016 met en lumière un patrimoine vivant, porté par celles et ceux qui continuent de le pratiquer. [1]

Après notre exploration de la rumba congolaise, NEW KG consacre ce Radar Genres à Cuba : ses contextes, ses formes et ses ensembles, avec une playlist de vingt enregistrements pour prolonger l’écoute.

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Qu’est-ce que la rumba cubaine et d’où vient-elle ?

La rumba cubaine s’est construite dans des milieux populaires, au contact de plusieurs héritages. L’UNESCO souligne l’importance des cultures africaines et la présence d’éléments antillais et du flamenco espagnol. Ces circulations ont donné lieu à des pratiques transformées sur le sol cubain, dans des contextes urbains comme ruraux. [1]

Parler de cette histoire demande donc plus qu’un lieu d’origine unique ou qu’un rythme supposé intact. La rumba s’est développée dans les rencontres, les contraintes sociales et les espaces où l’on pouvait se réunir. La Havane et Matanzas constituent des repères importants pour explorer ses interprètes et ses répertoires. Les enregistrements ne montrent toutefois qu’une partie de cette vie collective.

Le mot « rumba » a aussi circulé hors de Cuba, notamment dans les musiques de spectacle et les danses de salon. Pour cet article, nous parlons du complexe cubain de chant, danse et percussion. Son histoire ne se confond pas avec celle de la rumba congolaise : les échanges transatlantiques méritent d’être racontés sans effacer les créations et les trajectoires propres à chaque territoire.

Commencez par le film de candidature présenté par l’UNESCO. Il replace la musique parmi les gestes, les lieux et les personnes qui la font vivre.

La rumba à Cuba — film présenté par l’UNESCO
UNESCO · film de candidature · AHS, 2015. Une ressource documentaire pour aborder ensemble musique, danse, contexte social et transmission.
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Yambú, guaguancó, columbia : trois portes d’entrée

Trois formes servent de premiers repères : yambú, guaguancó et columbia. Elles ne se distinguent pas uniquement par leur vitesse. Le chant, les appuis rythmiques et la relation entre danse et percussion participent à leur identité. [2]

Le yambú offre généralement une allure plus posée. Pour une première écoute, « Baila mi Yambú » de Los Papines permet de porter l’attention sur le balancement et la place laissée aux réponses vocales. Il ne faut pas en déduire que tous les yambús possèdent exactement le même arrangement.

Le guaguancó donne une place importante au dialogue dansé du couple, avec un jeu de séduction et d’esquive. Son énergie ne se résume pas à une démonstration de vitesse : les réponses, les déplacements et les attentes comptent aussi. [3]

La columbia est traditionnellement associée à une danse individuelle, historiquement masculine, et à une conversation serrée avec le percussionniste. Le morceau « Campana de oro », interprété par Grupo Afrocuba et documenté par Smithsonian Folkways, fournit un autre point d’écoute. Ces repères décrivent des traditions ; ils ne ferment pas la porte aux transformations des pratiques. [4]

Los Papines — Baila mi Yambú
Audio officiel · Los Papines – Topic. Exemple d’écoute du yambú. Cette publication YouTube est un enregistrement audio, pas une captation de danse.
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Grupo Afrocuba — Campana de oro
Audio officiel · Grupo Afrocuba – Topic. Pour comparer les repères de la columbia avec le yambú précédent. La vidéo présente un enregistrement audio.
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Voix, claves et tambours : comment écouter le dialogue

Le socle d’un ensemble de rumba repose sur des relations : le chant soliste et le chœur, les motifs des percussions, puis les réponses du mouvement. Les claves, deux pièces de bois frappées l’une contre l’autre, peuvent désigner l’instrument ; le mot « clave » sert également à parler d’un principe d’organisation rythmique. Les deux usages sont liés sans être identiques. [5]

Les tambours ne jouent pas tous le même rôle. Des parties installent un soutien, tandis que le quinto, plus aigu, laisse une place importante aux interventions du percussionniste. Selon les formations et les périodes, le bois, les cajones et d’autres ressources percussives enrichissent cet espace sonore. [5]

Pour commencer, choisissez un seul élément à suivre. Écoutez d’abord le retour du chœur. Reprenez ensuite le même passage en vous concentrant sur le bois, puis sur les tambours. Vous n’avez pas besoin d’identifier chaque motif pour percevoir que les parties se complètent.

La vidéo de Los Muñequitos de Matanzas publiée par Bis Music prolonge cette découverte. Gardez une question en tête : qu’est-ce qui change lorsque votre attention passe du soliste au collectif ?

Los Muñequitos de Matanzas — La leyenda del guaguancó
Publication officielle · Bis Music. Une porte d’entrée dans le travail d’un ensemble de référence, à regarder avec une attention particulière aux échanges entre interprètes.
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Quels artistes et groupes écouter pour découvrir la rumba ?

Los Muñequitos de Matanzas constituent une porte d’entrée essentielle. Dans notre sélection, plusieurs enregistrements permettent de revenir à un même ensemble et de découvrir la variété de son répertoire. Cette continuité aide à construire une écoute, au-delà d’un titre isolé.

Los Papines invitent à porter l’attention sur l’association des voix et des percussions. Clave y Guaguancó et Grupo Afrocuba de Matanzas ouvrent d’autres chemins parmi les traditions et les répertoires collectifs. Les publications des labels et les notices discographiques restent utiles pour identifier une version et ses interprètes.

Ajoutez Carlos Embale, Alberto Zayas, Gregorio Hernández et les rencontres avec Yoruba Andabo. Les noms ne forment pas un classement : ils proposent des points de départ. Certains artistes et ensembles pratiquent également d’autres répertoires afro-cubains ; leur nom seul ne suffit donc pas à identifier le genre d’un enregistrement.

La vidéo « Rumba Tap », publiée par Bis Music, permet de prolonger ce parcours dans une production audiovisuelle. Comparez ensuite les versions de la playlist : retenez une voix, une réponse du chœur ou un moment qui vous donne envie de relancer le morceau.

Los Muñequitos de Matanzas — Rumba Tap
Vidéo officielle · Bis Music. Pour poursuivre la découverte de l’ensemble et observer une autre manière de présenter la rumba à l’image.
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La playlist rumba cubaine de NEW KG : 20 enregistrements

Commencez par « Tributo a los grandes », passez par Los Papines et Los Muñequitos de Matanzas, puis revenez aux rencontres entre ensembles avec « 5 Raíces ». L’ordre proposé construit un parcours d’écoute ; il ne classe pas chaque morceau dans une seule case. Retrouvez la sélection complète sur le Spotify de NEW KG.

LA SÉLECTION NEW KG · 20 TITRES

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Voir les 20 titres de la playlist
  1. Tributo a los grandes
    Yoruba Andabo, Los Muñequitos De Matanzas, Clave y Guaguancó, Grupo Afrocuba de Matanzas, Los Papines
  2. No quiero problemas
    Los Muñequitos De Matanzas
  3. Soy el mulato rumbero
    Carlos Embale
  4. A mi no me toquen la campana
    Alberto Zayas
  5. La prueba del ritmo
    Clave y Guaguancó
  6. Baila mi Yambú
    Los Papines
  7. La Gitana
    Los Muñequitos De Matanzas
  8. Saludo de Matanzas
    Grupo Afrocuba de Matanzas
  9. Guaguanco sabroso
    Carlos Embale, Los Roncos Chiquitos
  10. Cada día peor
    Gregorio Hernández
  11. Yo soy el tonelero
    Clave y Guaguancó
  12. Mi Quinto
    Los Papines
  13. Yo vengo caminando
    Los Muñequitos De Matanzas
  14. La última rumba
    Alberto Zayas
  15. Elena la cumbanchera
    Carlos Embale
  16. Caridad
    Grupo Afrocuba de Matanzas
  17. Los Muñequitos
    Los Muñequitos De Matanzas
  18. La Historia de un Rumbero
    Los Papines
  19. Los Beodos
    Los Muñequitos De Matanzas
  20. 5 Raíces
    Yoruba Andabo, Los Muñequitos De Matanzas, Clave y Guaguancó, Grupo Afrocuba de Matanzas, Los Papines

POUR POURSUIVRE

Entrez dans le cercle, puis revenez écouter.

La première découverte peut tenir à une réponse du chœur ou à un mouvement. Retenez ce détail et cherchez l’enregistrement, l’ensemble et le contexte qui l’entourent. Yambú, guaguancó ou columbia : quelle porte d’entrée choisirez-vous pour votre prochaine écoute ?

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Marwa Loud dévoile le clip « PIM-POM », un nouveau single aux sonorités bouyon

NEW KG
MUSIC • CULTURE • WORLD
NEW RELEASE • MUSIC VIDEO

MUSIQUE • FRANCE • 16 OCTOBRE 2026

MARWA LOUD
PIM-POM

Marwa Loud fait monter la température avec un nouveau single aux sonorités bouyon et dévoile son clip.

Marwa Loud, nouvelle sortie PIM-POM, octobre 2026
MARWA LOUD — PIM-POM (2026)

Marwa Loud est de retour. Après
Fendi Gang aux côtés de TK, la chanteuse
poursuit son actualité musicale avec
« PIM-POM », un nouveau single
disponible depuis le 16 octobre 2026.
Au programme : une énergie festive, des rythmes
entraînants et une incursion dans l’univers du bouyon.

Une nouvelle énergie, entre bouyon et affirmation de soi

Avec « PIM-POM », Marwa Loud explore les sonorités
du bouyon, un genre musical caribéen connu pour
ses rythmes rapides et son énergie dansante.
L’artiste y apporte sa signature mélodique,
mêlant refrains accrocheurs et production percutante.

Mais derrière l’ambiance festive, le morceau porte
également un message affirmé : celui d’une femme
qui connaît ses attentes et revendique ses exigences
en amour. Une manière pour Marwa Loud de conjuguer
légèreté musicale et personnalité assumée.

« PIM-POM » : une énergie contagieuse,
des mélodies entêtantes et une nouvelle
couleur musicale pour Marwa Loud.

LE REGARD NEW KG

Marwa Loud poursuit son évolution musicale

Avec cette nouvelle sortie, Marwa Loud reste fidèle
à ce qui caractérise sa musique : des mélodies
facilement reconnaissables, des refrains fédérateurs
et une capacité à naviguer entre différentes
influences musicales.

Le choix du bouyon apporte une nouvelle dynamique
à son univers et confirme son envie d’explorer
des rythmes capables de réunir les auditeurs
sur la piste de danse.

NEW KG • VIDEO PREMIERE

DÉCOUVREZ LE CLIP

MARWA LOUD — PIM-POM


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L’ŒIL DE NEW KG

Un nouveau chapitre à suivre

Entre influences caribéennes, énergie festive
et caractère affirmé, « PIM-POM » offre
une nouvelle facette de Marwa Loud.
Un titre qui s’inscrit dans la volonté de
l’artiste de continuer à faire évoluer son
univers tout en conservant son identité.

Et vous, que pensez-vous de « PIM-POM » ?

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l’actualité musicale sur NEW KG.


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