Shaârghot à La Cigale : Paris va basculer dans l’univers électro-industriel du groupe

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Shaârghot s’apprête à faire trembler La Cigale. Le groupe électro-industriel français sera à Paris le 6 décembre 2026 pour un concert qui promet autant sur le plan sonore que visuel.

Guitares saturées, machines, énergie brute et esthétique cyberpunk :
Shaârghot a construit un univers immédiatement reconnaissable, à mi-chemin entre concert, performance et expérience immersive.

Après plusieurs dates à travers la France, le groupe posera ses machines à
La Cigale, à Paris, pour l’un des rendez-vous importants de cette fin d’année 2026.

Plongez dans l’univers de Shaârghot avant son passage à La Cigale.

Un univers qui dépasse le simple concert

Depuis ses débuts, Shaârghot ne se contente pas d’aligner les morceaux.
Le projet développe une véritable identité artistique dans laquelle musique, mise en scène, costumes et narration fonctionnent ensemble.

L’esthétique du groupe puise largement dans le cyberpunk et les imaginaires dystopiques.
Sur scène, les musiciens évoluent dans un environnement sombre et industriel, entourés des fameux
« Shadows », personnages qui participent pleinement à l’expérience.

Le résultat est un show intense, très visuel, où l’électro, le metal industriel et les rythmiques martiales se rencontrent.

Chez Shaârghot, le concert devient un spectacle total : on vient écouter la musique, mais aussi entrer dans un univers.

Une tournée française avant Paris

Le rendez-vous parisien s’inscrit dans une tournée française qui permettra à Shaârghot de retrouver son public dans plusieurs villes.

Rennes, Nantes, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Auxerre ou encore Le Mans font partie des différentes étapes annoncées avant l’arrivée du groupe à Paris.

Cette tournée permet également au groupe de poursuivre la présentation sur scène de son univers récent et des morceaux liés à
Let Me Out.

La Cigale, un écrin idéal pour Shaârghot

Avec sa proximité entre la scène et le public, La Cigale semble particulièrement adaptée à l’univers de Shaârghot.

L’ambiance de la salle parisienne devrait permettre au groupe de renforcer cette sensation d’immersion qui caractérise ses concerts.

Pour les amateurs de metal industriel, d’electro sombre, de performances scéniques ou simplement de concerts qui proposent autre chose qu’une succession de morceaux,
le 6 décembre pourrait bien être une date à retenir.

Infos pratiques

Shaârghot à La Cigale

📅 Dimanche 6 décembre 2026

🕗 20h00

📍 La Cigale
120 boulevard de Rochechouart
75018 Paris

🚇 Métro : Pigalle / Anvers

🎟️ Tarifs annoncés : 37,70 € à 48,70 €


Billetterie et informations

L’œil de NEW KG

Shaârghot fait partie de ces projets qui rappellent qu’un univers musical peut aussi devenir une expérience visuelle complète.
Le rendez-vous de La Cigale sera l’occasion de découvrir cette proposition dans l’une des salles emblématiques de Paris.

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Musique • cultures • artistes • nouvelles générations

Avancer à son rythme sans se comparer : retrouver sa voie sans subir celle des autres

NEW KG MOTIVATION ·

Votre rythme vous appartient.

Les autres peuvent vous inspirer. Leur calendrier n’a pas à devenir la mesure de votre valeur.

Une promotion annoncée, un projet qui décolle, une vie qui semble parfaitement organisée. Quelques secondes suffisent parfois pour que la joie ressentie pour quelqu’un laisse place à une question douloureuse : « Pourquoi pas moi ? » Rien n’a changé dans votre journée, mais votre propre parcours paraît soudain moins solide.

Comment arrêter de se comparer et avancer à son rythme ? En apprenant à reconnaître ce que la comparaison déclenche, puis en revenant à des repères qui correspondent à votre réalité. Vos ressources, vos responsabilités, vos envies et votre énergie ne sont pas identiques à celles des personnes que vous observez.

Cela ne demande ni de renoncer à l’ambition ni de faire disparaître toute envie. L’enjeu est de choisir une direction personnelle et des actions soutenables, sans transformer chaque réussite extérieure en jugement sur votre vie.

Le point de départ : repérez le déclencheur, identifiez ce qui vous inspire, choisissez un indicateur de progrès personnel et protégez le temps nécessaire à votre prochaine action.

1. Pourquoi se compare-t-on aux autres ?

Observer les autres peut aider à situer ses envies, à découvrir des possibilités ou à apprendre une méthode. La comparaison devient pesante lorsqu’une information limitée se transforme en conclusion générale : « Cette personne a réussi, donc je suis en retard. »

Or, une publication ne raconte pas un parcours entier. Vous ne connaissez pas forcément les années de travail, les essais abandonnés, les soutiens reçus ou les difficultés encore présentes. Vous voyez un résultat, pas toutes les conditions qui l’ont rendu possible.

Distinguer les faits du jugement

Essayez de séparer ce que vous savez de ce que vous supposez. « Mon amie a lancé son activité » est un fait. « J’aurais dû en faire autant à son âge » est une attente que vous appliquez à votre vie. Cette distinction permet d’examiner l’attente au lieu de la traiter comme une obligation.

Un décalage avec le calendrier des autres n’est pas, à lui seul, un échec. Certaines échéances sont réelles ; elles se préparent avec un plan. D’autres viennent surtout de l’idée de ce qu’une vie devrait être à un âge donné.

À essayer : quand la comparaison apparaît, notez une phrase factuelle, puis la conclusion que vous en tirez. Demandez-vous : « Qu’est-ce que je ne connais pas de cette situation ? »

Pause musicale : Michael Kiwanuka — You Ain’t The Problem
Le choix NEW KG pour accompagner une réflexion sur l’acceptation de soi. Clip officiel sur YouTube.

2. Transformer la comparaison en inspiration

Ce qui vous attire dans le parcours d’une personne mérite parfois d’être regardé de plus près. Est-ce sa liberté, son savoir-faire, sa créativité ou la reconnaissance qu’elle reçoit ? Nommer ce désir permet de réfléchir à ce que vous voulez réellement construire.

Vous pouvez admirer une réussite sans vouloir la vie entière qui l’accompagne. Une personne qui publie chaque jour vous inspire peut-être par sa créativité, alors que votre objectif serait de terminer un projet personnel par mois.

Trois questions pour retrouver votre direction

  1. Qu’est-ce qui m’inspire précisément ? Une compétence, une possibilité, une manière de travailler ?
  2. Est-ce important pour moi aujourd’hui ? Ou est-ce surtout valorisé par mon entourage ?
  3. Quelle action puis-je adapter à ma situation ? Un apprentissage, une conversation, un premier essai ?

Gardez une idée utile et donnez-lui une forme personnelle. Vous n’avez pas besoin de reproduire la vitesse, les moyens ou les choix de la personne qui vous inspire.

Exemple : au lieu de « Je dois avoir sa carrière », écrivez « J’aimerais développer cette compétence ; cette semaine, je lui consacre un premier créneau réaliste ».

Pause musicale : India.Arie — Just Do You
Une invitation musicale choisie par NEW KG pour affirmer sa propre direction. Vidéo officielle sur YouTube.

3. Définir ses propres indicateurs de progrès

Si vous évaluez votre parcours uniquement avec les résultats des autres, votre point de comparaison se déplace sans cesse. Définissez plutôt quelques signes concrets d’avancement en lien avec ce qui compte pour vous.

Distinguez le résultat espéré et les gestes sur lesquels vous pouvez agir. Une réponse positive dépend aussi d’un interlocuteur. Préparer une candidature adaptée, demander un retour ou améliorer un travail relève davantage de votre marge d’action.

Des repères adaptés à votre quotidien
Votre priorité Un progrès observable
Apprendre Réaliser un exercice que vous ne maîtrisiez pas auparavant.
Créer Terminer une première version et recueillir un retour utile.
Préserver son énergie Respecter une limite ou demander de l’aide avant d’être débordé.

Mieux exprimer un besoin, reprendre après une interruption ou choisir de ne pas tout accepter sont aussi des évolutions à reconnaître. Elles ne produisent pas toujours une annonce spectaculaire, mais elles modifient votre quotidien.

Un bilan hebdomadaire suffit pour commencer : une chose apprise, un geste accompli, un ajustement à essayer. Ce carnet doit vous aider à observer votre parcours, sans devenir un nouveau concours de performance.

Pause musicale : Alicia Keys — Good Job
La performance Robin Hood Relief accompagne ici la reconnaissance des efforts souvent peu visibles. Performance officielle sur YouTube.

4. Avancer à son rythme en protégeant son attention

Votre attention mérite autant de soin que votre emploi du temps. Si certains contenus vous laissent systématiquement découragé, vous pouvez les mettre en sourdine, espacer leur consultation ou choisir un moment précis pour les regarder.

Cette limite n’interdit pas de s’intéresser aux autres. Elle redonne une place à vos propres activités : créer, apprendre, échanger, marcher ou simplement vous reposer sans commenter mentalement votre niveau de réussite.

Choisir une régularité qui reste souple

Un rythme utile tient compte de votre semaine réelle. Deux séances courtes peuvent être plus adaptées qu’un programme quotidien impossible à tenir. Prévoyez une version légère de votre action pour les journées chargées et une reprise possible après une pause.

Avancer à son rythme ne signifie pas attendre indéfiniment. Cela consiste à choisir une prochaine étape, à lui donner une place réaliste et à ajuster le plan lorsque les circonstances changent. Le repos peut faire partie de ce plan.

Votre rendez-vous de la semaine : « Ce rythme m’aide-t-il à continuer ? Que puis-je simplifier, déplacer ou partager avec quelqu’un ? »

Pause musicale : Cleo Sol — Know That You Are Loved
Une pause d’écoute proposée par NEW KG pour laisser de la place à la douceur. Audio officiel sur YouTube.

LA SÉLECTION MUSICALE NEW KG

À mon rythme : la playlist Motivation sur Spotify

Dix chansons pour accompagner un moment à soi, retrouver de l’élan ou avancer sur un projet personnel. Lancez la playlist NEW KG et choisissez le morceau qui correspond à votre énergie du jour.

Ouvrir la playlist directement sur Spotify →

Arrêter de se comparer : les questions fréquentes

Comment réagir quand on se sent en retard dans sa vie ?

Précisez d’abord ce sentiment : en retard sur quel objectif, et par rapport à quelle échéance ? Distinguez une contrainte réelle d’une attente sociale. Choisissez ensuite une étape adaptée à votre situation, avec les ressources et les soutiens dont vous disposez.

Peut-on rester ambitieux en avançant à son rythme ?

Oui. Une ambition donne une direction ; un rythme organise les moyens d’y aller. Vous pouvez viser un objectif exigeant tout en ajustant sa durée, sa méthode ou les étapes intermédiaires à votre quotidien.

Faut-il quitter les réseaux sociaux pour moins se comparer ?

Ce n’est pas une obligation. Commencez par observer les comptes et les moments de consultation qui vous pèsent. Testez une limite simple, puis regardez si elle vous aide à retrouver de l’attention pour ce que vous voulez faire.

À FAIRE AVANT DEMAIN

Votre défi des prochaines 24 heures

Vous n’avez pas besoin de régler tout votre rapport à la comparaison aujourd’hui. Donnez-vous trois gestes simples pour revenir à votre propre parcours :

  1. Notez un progrès récent, même discret, que vous avez tendance à oublier.
  2. Choisissez une priorité personnelle qui compte réellement pour vous cette semaine.
  3. Faites un geste pour elle et notez ce qu’il vous a appris, sans le comparer au résultat de quelqu’un d’autre.

Arrêter de se comparer et avancer à son rythme se travaille dans ces ajustements. Votre parcours mérite d’être regardé avec attention, dans son contexte et avec ses progrès propres.

Quel progrès allez-vous reconnaître selon vos propres repères cette semaine ? Partagez-le en commentaire.

Après 10 ans de Throwback Music, Selena se confie à NEW KG

NEW KG • PORTRAIT
10 ans de Throwback Music

Après 10 ans de Throwback Music, Selena se confie à NEW KG

Dix ans à partager des souvenirs, transmettre des classiques, raconter les artistes
et faire vivre une mémoire musicale collective. Derrière Throwback Music se trouve pourtant
une histoire plus personnelle : celle de Selena. À l’occasion de cette décennie symbolique,
elle revient pour NEW KG sur ses racines, sa passion, son retour au chant
et les nouvelles pages qu’elle souhaite désormais écrire.

Une décennie, une passion

Throwback Music raconte depuis dix ans les chansons et les artistes
qui ont marqué plusieurs générations. Mais cette histoire ne commence ni avec Instagram,
ni avec une caméra, ni même avec la création du média. Elle commence beaucoup plus tôt,
dans l’enfance de Selena.

01 • Avant Throwback Music

Avant le média, il y avait déjà la musique

Selena tient d’abord à remettre une chose en perspective :
Throwback Music n’est pas devenu une partie essentielle
de son image, mais une partie essentielle de sa passion.

Chez elle, la musique précède tout. Elle remonte à l’âge de cinq ou six ans.
Elle accompagne les bons moments comme les périodes plus difficiles et devient très tôt
une présence permanente dans sa vie.

La musique n’a jamais été une question d’image pour moi,
elle a toujours été une histoire de cœur.

Ses souvenirs remontent notamment aux soirées familiales où l’on chante,
où l’on danse et où l’on partage des moments simples.

Puis viennent les spectacles de danse et de chant au centre de loisirs
et à l’école. Selena aime déjà monter sur scène et ressentir l’émotion
que procure le fait de se produire devant les autres.

« J’adorais monter sur scène, me produire devant les autres et ressentir cette émotion.
Avec le recul, je me rends compte que ces moments ont vraiment marqué
le début de ma passion. »

Une identité construite entre plusieurs cultures

L’univers musical de Selena se construit aussi à la rencontre de plusieurs héritages.
À la maison, Kassav’, Khaled
et de nombreux autres artistes rythment le quotidien.

Les sonorités antillaises et algériennes se mélangent naturellement.
Mariages, fêtes de famille, rythmes et traditions deviennent autant de passerelles
entre les générations.

« C’est cette richesse culturelle, faite de traditions, de rythmes
et de générations différentes, qui a construit mon identité
et qui continue d’inspirer la femme que je suis aujourd’hui. »

Enfant, Selena ne considère même pas cette diversité comme exceptionnelle.
Dans son environnement familial, la mixité, l’ouverture et le partage semblent naturels.

Ce n’est que plus tard, confrontée à certains regards extérieurs,
qu’elle comprend que tout le monde n’a pas grandi dans la même réalité.
Elle en a aujourd’hui fait une force qu’elle porte avec fierté.

02 • Dix ans de transmission

Throwback Music : d’une passion personnelle à une communauté

Throwback Music n’est pas né d’une stratégie pensée pour les réseaux sociaux.
Selena parle plutôt d’une intuition et surtout de la continuité
de quelque chose qu’elle faisait déjà naturellement.

Bien avant la place actuelle des archives musicales sur Instagram,
elle partage des clips et des souvenirs sur Facebook.
Avant Facebook, elle utilisait déjà MySpace.

Selena raconte

« J’ai toujours eu ce besoin de transmettre la musique qui m’a fait grandir,
sans imaginer qu’un jour cela deviendrait une partie de ma vie.
À l’époque, ce n’était pas à la mode. J’étais même un peu “la reloue”
avec mes archives. »

Au fil du temps, ce réflexe devient une véritable ligne éditoriale.
Et ce qui était autrefois assez marginal devient progressivement
un langage largement repris sur les réseaux sociaux et par les médias.

Selena reste cependant fidèle à la définition la plus simple de son projet :
partager et faire vivre la mémoire de la musique.

Le tournant

Quand les abonnés deviennent une communauté

Quelques mois avant le Covid, Selena réalise qu’un changement s’est produit.
Les personnes présentes autour de Throwback Music ne sont plus de simples abonnés.
Elles partagent leurs souvenirs, leurs émotions et leur propre histoire avec la musique.

« Throwback Music allait bien au-delà d’une simple page de nostalgie :
c’était un espace de transmission, de partage et de rencontres. »

Redonner une seconde vie aux morceaux

Dix ans de publications lui permettent également de mesurer quelque chose
qu’elle n’avait pas anticipé au départ : l’impact réel de certains contenus.

Des abonnés lui expliquent avoir retrouvé grâce à Throwback Music
des titres qu’ils avaient complètement oubliés.

Plus surprenant encore, Selena reçoit des témoignages autour d’artistes
ayant retrouvé de la visibilité et parfois de nouvelles opportunités
après avoir été remis en lumière.

« C’est assez fou de se dire qu’un simple partage peut contribuer,
à sa manière, à redonner une seconde vie à une chanson ou à un artiste. »

Le cœur avant le calcul

Derrière Throwback Music, Selena revendique une manière de travailler
très instinctive.

Ses publications peuvent naître d’une humeur, d’un souvenir,
d’un morceau qui lui revient ou simplement d’une émotion.

Pour les interviews, elle se renseigne évidemment sur le parcours des artistes,
mais cherche avant tout à rencontrer une personne.

« Je parle avec le cœur et je raconte l’artiste tel que je l’ai ressenti.
Je veux que les gens découvrent l’humain derrière l’artiste. »

Et contrairement à ce que pourrait suggérer son nom,
Throwback Music n’enferme pas Selena dans le passé.

Elle continue d’écouter les nouvelles sorties, de suivre les nouveaux artistes
et de créer des passerelles entre les générations.

Parce que, pour elle, la bonne musique n’a pas d’époque.

10 ans plus tard

Après avoir passé une décennie à raconter les chansons
et les artistes qui l’ont inspirée, Selena semble désormais
prête à raconter davantage sa propre histoire.

03 • Derrière le média

Selena retrouve aussi sa propre voix

Throwback Music pourrait donner l’impression que Selena est devenue passionnée
de musique en créant son média.

Son histoire raconte exactement l’inverse :
chanter était sa première passion.

Lorsqu’elle a une vingtaine d’années, Selena passe plusieurs castings
et enregistre des maquettes. Mais plusieurs déceptions viennent progressivement
fragiliser ce rêve.

En 2008, elle quitte les studios et pense que cette partie de sa vie
est définitivement derrière elle.

« Parfois, la vie nous ramène à notre première passion
quand on s’y attend le moins. »

Organiz : la rencontre qui change la trajectoire

Le retour à la musique se dessine en 2022,
à l’occasion de la deuxième édition des 30 ans du Hit Machine.

L’événement est déjà symbolique pour Selena :
en 2020, elle avait lancé sur Throwback Music une pétition
pour que cette émission emblématique soit célébrée.

Dans les coulisses, elle rencontre Organiz.
Une amitié se crée naturellement.

Puis, en 2023, Mike, qui l’a déjà entendue chanter
dans différentes stories Instagram, lui propose de poser sa voix
sur une reprise de « BABY COME TO ME ».

Première réaction

« Au début, j’ai sincèrement cru qu’il me faisait une blague ! »

Selena accepte pourtant. Le morceau est enregistré.
Puis Mike lui annonce qu’il souhaite le sortir officiellement.

Une rencontre née autour de la musique et de Throwback Music
devient alors une nouvelle aventure artistique.

Retour en studio

« Grâce à Mike et au groupe Organiz, j’ai retrouvé l’envie de chanter,
la confiance et le plaisir d’enregistrer à nouveau.
C’est comme si la musique était revenue me chercher,
alors que je ne m’y attendais plus. »

La surprise se poursuit lorsque le titre commence à circuler
au-delà des frontières françaises, notamment au Royaume-Uni,
en Argentine, au Mexique et aux États-Unis.

Selena accueille cette trajectoire avec beaucoup de fierté,
tout en refusant de précipiter la suite.

Elle souhaite recommencer à créer, retourner en studio
et avancer sans pression.

« Throwback Music raconte les histoires qui m’ont inspirée,
et Selena écrit désormais la sienne. »

04 • Et maintenant ?

Après les 10 ans, quelle suite pour Selena ?

Un anniversaire de cette importance appelle presque naturellement une question :
que peut-il se passer après ?

Selena confie avoir de nombreuses idées,
mais aussi des interrogations sur la direction qu’elle souhaite prendre.

L’expérience lui a cependant appris une règle :
ne pas nécessairement dévoiler les projets avant qu’ils ne deviennent réels.

Une envie

Une émission qui remettrait vraiment la musique au centre

Selena aimerait donner de la place aux artistes oubliés,
à ceux qui méritent une seconde lumière mais aussi aux talents émergents,
sans se limiter aux noms déjà installés.

« J’aimerais une émission où l’on prend le temps d’écouter les artistes,
de parler de leur parcours et de leur musique,
pas seulement de faire le buzz. »

Et si la prochaine étape était aussi la scène ?

La scène occupe une place particulière dans son imaginaire.
Selena y voit quelque chose que les réseaux sociaux,
les interviews et le studio ne peuvent pas reproduire.

La connexion directe. Les réactions du public.
Les émotions. Le fait de chanter avec les gens.

« Pour moi, la scène, c’est le moment où la musique prend vraiment vie. »

Pour autant, Selena ne cherche pas à accélérer artificiellement cette nouvelle période.
Elle préfère avancer étape par étape et prendre le temps de faire les bons choix.

Réunir naturellement ses deux univers,
la musique et les médias,
pourrait néanmoins devenir une suite logique de son parcours.

Si elle devait résumer Selena en un mot

La « musicloveuse »

« Une femme passionnée, qui aime profondément la musique,
la partage et la vit avec sincérité. »

Conclusion

Dix ans plus tard, la passion reste le fil rouge

Dix années de Throwback Music racontent une partie importante
de l’histoire de Selena.

Celle d’une passionnée qui a transformé son amour de la musique
en un espace de transmission puis en un véritable média.

Mais son parcours ne s’est pas construit sans obstacles.
Selena évoque les critiques, les jalousies et les difficultés rencontrées,
sans pour autant leur laisser définir son histoire.

Elle préfère regarder ce qui demeure :
la musique, la communauté, le désir de transmettre
et désormais l’envie retrouvée de créer.

Après avoir raconté pendant des années les histoires des autres,
Selena semble donc ouvrir un nouveau chapitre :
celui où elle accepte davantage de raconter la sienne.

Le dernier mot de Selena

« Je reste convaincue que les vrais passionnés finissent toujours par gagner,
parce que la sincérité et le travail parlent toujours plus fort que le reste. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après dix ans de Throwback Music… est-ce qu’on connaît vraiment Selena ?

Derrière les archives, les interviews et les classiques,
il y a une femme dont l’histoire avec la musique a commencé bien avant Throwback Music
— et dont un nouveau chapitre semble aujourd’hui s’écrire.

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Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît en vinyle picture

NEW KG • HIP-HOP • PATRIMOINE

Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît

Le 11 septembre 2026, Hostile Records célèbre les 30 ans de l’une des compilations les plus emblématiques du rap français avec une édition anniversaire exceptionnelle de
Hostile Hip Hop Volume 1, pressée pour la première fois en vinyle picture.

Sortie

11 septembre 2026

Label

Warner / Hostile Records

Édition

Vinyle Picture

Il existe des compilations qui rassemblent des morceaux.
Et puis il y a celles qui finissent par raconter toute une époque.
Hostile Hip Hop Volume 1 appartient incontestablement à cette seconde catégorie.

HOSTILE HIP HOP VOLUME 1

Découvrez l’édition anniversaire

 

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition anniversaire 30 ans

Une pierre angulaire du rap français des années 90

Trente ans après sa sortie initiale,
Hostile Hip Hop Volume 1
revient sur le devant de la scène.
La compilation témoigne d’une période déterminante de l’histoire du hip-hop hexagonal,
celle d’une scène française en pleine effervescence, portée par de nouvelles voix,
de nouvelles écritures et une identité musicale particulièrement forte.

Plus qu’une simple compilation, le projet est devenu le reflet d’une époque
et d’une génération qui allait profondément marquer le rap français.
À travers cette réédition anniversaire,
Hostile Records
célèbre l’héritage d’un label qui a participé à révéler et accompagner
plusieurs artistes devenus incontournables.

30 ANS D’HISTOIRE

Une compilation devenue le témoin d’une époque,
d’une énergie et d’une identité musicale qui continuent
d’inspirer de nouvelles générations.

Plus de 100 000 exemplaires vendus

Portée par la vision de
Benjamin Chulvanij
et du label Hostile Records, la compilation rassemble des titres devenus
emblématiques de cette période.
Elle illustre toute la richesse, l’authenticité et la diversité
d’une scène rap française alors en pleine construction.

Avec plus de 100 000 exemplaires vendus,
Hostile Hip Hop Volume 1
s’est imposée comme une référence incontournable du rap français.

Son importance dépasse largement sa tracklist :
le projet capture un moment où le hip-hop français affirmait progressivement
ses propres codes, ses artistes et sa place dans le paysage musical.

Pour la première fois en vinyle picture

Pour célébrer ce trentième anniversaire,
la compilation bénéficie d’une édition particulière :
elle est pressée pour la première fois en vinyle picture.

Une manière de transformer cette réédition en véritable objet collector,
aussi bien destiné aux passionnés de rap français qu’aux amateurs de vinyles
et de pièces rares.

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition 30e anniversaire
Disponible à partir du 11 septembre 2026
Warner / Hostile Records
Édition Vinyle Picture

Une tracklist qui traverse l’histoire du rap français

Ärsenik, X-Men, La Clinique, Lunatic, Sté Strausz’…
la compilation rassemble plusieurs noms emblématiques du rap français.

FACE A

01 — Ärsenik

L’Enfer remonte à la surface

02 — X-Men

Pendez-les, bandez-les, descendez-les !

03 — 2 Bal feat. Niro

Trois fois plus efficace

04 — Polo

Panne sèche (Halloween Remix)

05 — La Clinique feat. Les Sales Gosses

Tout saigne

06 — Sté Strausz’

Plus d’idéal

FACE B

07 — Teemour

Pas mieux demain

08 — Lunatic

Le Crime paie

09 — Aktivist

Cauchemar

10 — Da Maad Fungusth

Les Spots bleus

11 — Les Rongeurs

La Chasse est ouverte

12 — Boss Raw

1 Million de Caillras

Trente ans plus tard, l’héritage reste intact

Cette édition anniversaire célèbre autant une compilation majeure
que l’héritage d’un label ayant participé à écrire une partie importante
de l’histoire du rap français.

Trois décennies après sa première apparition,
Hostile Hip Hop Volume 1
conserve son statut d’œuvre fondatrice.
Sa réédition permet aux auditeurs de la première heure de retrouver
un projet emblématique, tout en offrant à une nouvelle génération
l’occasion de découvrir l’un des témoignages majeurs de cette période
du hip-hop français.

En ressortant cette compilation sous la forme d’un vinyle picture collector,
Hostile Records ne remet donc pas simplement un disque dans les bacs :
le label remet en circulation un morceau de l’histoire du rap français.

HOSTILE RECORDS

Hostile Hip Hop Volume 1

Édition anniversaire • Vinyle Picture • 11 septembre 2026


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MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

NEW KG · MUSIC

MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

Le classique de MC Solaar fera son retour le 18 septembre 2026 avec plusieurs éditions collector, des raretés et un inédit.

 

Il y a des albums qui appartiennent à une époque. Et puis il y a ceux qui continuent à traverser les générations.
« 5ème As » fait partie de cette deuxième catégorie.

Sorti en 2001, l’album emblématique de MC Solaar revient dans les bacs vingt-cinq ans plus tard.
Pour l’occasion, Warner Music France prépare plusieurs éditions physiques, dont des vinyles limités
et une version 2 CD enrichie de raretés.

À retenir

Sortie : 18 septembre 2026

Album : « 5ème As »

Artiste : MC Solaar

Formats : éditions vinyles collector et édition limitée 2 CD

Bonus : versions rares et « Solaar Weeps », annoncé comme inédit

01 · L’album

« 5ème As », l’album de la consécration

Sorti initialement en 2001, « 5ème As » marque une étape importante dans la carrière de MC Solaar.
Le disque rencontre un important succès populaire et critique et décroche un
double disque de platine.

Le projet rassemble plusieurs éléments devenus indissociables de l’univers du rappeur :
une écriture précise, des rimes travaillées, une attention particulière portée aux mots
et une production qui fait dialoguer narration, mélancolie et énergie.

« Solaar Pleure », « Hasta la Vista », « La Belle et le Bad Boy »…
plusieurs morceaux de « 5ème As » ont largement dépassé leur époque.

On retrouve également sur le disque « RMI », « Les Colonies », « Baby Love »,
« Le Cinquième As » ou encore « Si je meurs ce soir ».

À voir · MC Solaar — « 5ème As »

02 · Les éditions

Une réédition pensée pour les collectionneurs

Pour célébrer les vingt-cinq ans de l’album, Warner Music France propose plusieurs formats physiques,
dont plusieurs éditions limitées.

Édition ultra-limitée

« Fifth Ace » — double vinyle crème

L’édition internationale de l’album, initialement sortie à l’export,
revient en double vinyle couleur crème et contient des titres exclusifs.

Édition limitée Fnac

Double vinyle couleur or

L’album original avec sa pochette originale, une nouvelle gravure
et une présentation double vinyle gatefold couleur.

Vinyle

Double vinyle noir 140 g

Une édition standard permettant de retrouver l’album original au format double vinyle.

Édition limitée

2 CD Digipak

Le premier disque contient l’album original tandis que le second réunit
plusieurs versions rares et inédites en France.

03 · Les archives

Le véritable bonus : raretés et inédit

Pour celles et ceux qui connaissent déjà l’album,
la véritable curiosité de cette réédition se trouve sur le second CD.

CD2 · Bonus

01 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Intro

02 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Spanish Version

03 · Samedi Soir

04 · Solaar Pleure — Symphonic Version

05 · Solaar Weeps

Inédit

Parmi ces bonus, « Solaar Weeps » est annoncé comme inédit.
Le disque comprend également « Samedi Soir », une version espagnole
de « Hasta La Vista Mi Amor! » et une version symphonique de « Solaar Pleure ».

04 · Portrait

MC Solaar, une signature à part

MC Solaar occupe depuis plusieurs décennies une place singulière dans le rap francophone.
Son identité artistique repose notamment sur son rapport aux mots, au rythme et à la narration.

Jeux de langage, images, observation sociale et introspection
traversent une écriture devenue immédiatement identifiable.

Dans cette trajectoire, « 5ème As » constitue l’un des albums
qui illustrent le mieux sa capacité à faire dialoguer rap,
poésie et recherche mélodique.

Plus qu’une simple ressortie, cette édition participe à la transmission
d’un album qui a marqué l’histoire du rap francophone.
Vingt-cinq ans plus tard, « 5ème As » peut retrouver son public
tout en rencontrant une nouvelle génération d’auditeurs.


Le regard NEW KG

Rendez-vous le 18 septembre

« 5ème As » sera de nouveau disponible le 18 septembre 2026 chez Warner Music France.

Vinyles collector, édition 2 CD, raretés et inédit :
cette nouvelle édition offre une nouvelle occasion de replonger
dans l’un des albums marquants de la discographie de MC Solaar.

Artiste : MC Solaar

Album : « 5ème As »

Date de sortie : 18 septembre 2026

Label : Warner Music France

 

Musique malgache : du valiha au salegy, voyage au cœur des rythmes de Madagascar

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Madagascar : du valiha au salegy, une île aux rythmes pluriels

Entre traditions ancestrales, guitares électriques, chants de transmission et nouvelles scènes urbaines, la musique malgache raconte une île multiple, inventive et profondément vivante.

Située dans l’océan Indien, au large du continent africain, Madagascar possède un patrimoine musical d’une diversité remarquable. Ses sonorités portent les traces de circulations africaines, austronésiennes, arabes, européennes et indo-océaniques, réinterprétées au fil des générations.

Pourtant, parler de « musique malgache » au singulier serait réducteur. Chaque région possède ses propres rythmes, instruments, langues, pratiques sociales et façons de transmettre les histoires.

Du valiha des Hautes Terres au salegy du Nord, du tsapiky du Sud-Ouest aux scènes rock et urbaines d’Antananarivo, l’île compose une véritable cartographie sonore. Pour cette nouvelle étape du NEW KG Music Atlas, nous explorons les artistes, les instruments et les mouvements qui font de Madagascar un territoire musical singulier.

01 — CARTOGRAPHIE SONORE

Une île, plusieurs territoires musicaux

La géographie de Madagascar joue un rôle essentiel dans la diversité de ses musiques. Les Hautes Terres centrales, les côtes du Nord, la région de Toliara au Sud-Ouest et les territoires du Sud possèdent des traditions distinctes.

Les instruments, les rythmes et les fonctions sociales de la musique évoluent ainsi d’une région à l’autre. Dans certaines communautés, elle accompagne les fêtes, les mariages, les funérailles ou les cérémonies consacrées aux ancêtres.

Ailleurs, elle devient chronique sociale, expression politique ou espace de contestation. Elle peut faire danser, transmettre une généalogie, raconter une migration ou interroger la société contemporaine.

« Songs for Madagascar » : un voyage à travers la création et les territoires musicaux malgaches.

02 — INSTRUMENTS

Valiha, marovany et kabosy : les cordes de Madagascar

Souvent considéré comme l’instrument national de Madagascar, le valiha est une cithare tubulaire traditionnellement fabriquée à partir de bambou. Son timbre clair et délicat accompagne aussi bien des répertoires de cour que des musiques populaires et familiales.

Le marovany, autre forme de cithare, possède une caisse rectangulaire et des cordes disposées sur ses deux faces. Le kabosy, petit instrument proche de la guitare, occupe également une place importante dans les musiques rurales et populaires.

Des musiciens comme Justin Vali et Rajery ont contribué à faire voyager le valiha bien au-delà de l’île. Rajery a développé une approche très personnelle de l’instrument, transformant une contrainte physique en technique musicale singulière.

L’accordéon, la guitare acoustique et la sodina, flûte traditionnelle malgache, complètent cette palette instrumentale. Avec Régis Gizavo, l’accordéon malgache a lui aussi trouvé une audience internationale.

Rajery fait entendre la richesse mélodique du valiha sur la scène internationale.


Découvrir le portrait de Rajery

03 — MÉMOIRE COLLECTIVE

Mahaleo : chanter le quotidien et les aspirations d’un peuple

Formé au début des années 1970 dans le contexte des mouvements étudiants, Mahaleo est devenu l’un des groupes les plus emblématiques de Madagascar. Ses chansons acoustiques parlent d’amour, de jeunesse, de liberté, de solidarité et des difficultés du quotidien.

Avec des titres comme « Ianao » ou « Ravorondreo », le groupe a construit un répertoire transmis entre les générations. Ses textes s’appuient souvent sur les images, les proverbes et la poésie orale malgaches pour évoquer les réalités sociales sans imposer une lecture unique.

Cette manière de transformer l’expérience collective en chanson explique la longévité de Mahaleo. À Madagascar comme au sein de la diaspora, son œuvre demeure associée à la mémoire, au partage et à la possibilité de résister ensemble.

Dans un registre plus électrifié, Rossy a également participé à la modernisation des musiques populaires malgaches, en rapprochant rythmes régionaux, accordéon, instruments amplifiés et énergie scénique.

Mahaleo — « Ravorondreo », un classique de la mémoire musicale malgache.

04 — LE NORD EN MOUVEMENT

Le salegy : la pulsation populaire de l’île

Né dans le Nord et le Nord-Ouest de Madagascar, le salegy est aujourd’hui l’un des genres malgaches les plus reconnus. Son rythme rapide, ses guitares électriques, ses lignes de basse, ses claviers et ses chants en réponse créent une musique immédiatement dansante.

Le morceau s’intensifie souvent pendant une séquence appelée folaka. Les voix laissent davantage de place aux instruments, tandis que les battements de mains et la danse renforcent l’énergie collective.

Jaojoby, souvent surnommé le roi du salegy, a joué un rôle majeur dans la transformation et la diffusion internationale du genre. Sa musique a contribué à faire du salegy un langage populaire partagé dans toute l’île.

Ninie Doniah, figure essentielle de la scène de Nosy Be disparue en 2023, a imposé une voix féminine puissante dans un univers longtemps dominé par les hommes. Son héritage reste indissociable de l’histoire moderne du salegy.

Jaojoby — « Malemilemy », l’énergie du salegy portée par l’une de ses figures majeures.

05 — LE SUD-OUEST ÉLECTRIQUE

Le tsapiky : danser avec les vivants et les ancêtres

Dans la région de Toliara, au Sud-Ouest, le tsapiky se reconnaît à ses guitares électriques rapides, ses lignes rythmiques répétitives et son intensité presque hypnotique. Il accompagne notamment des célébrations familiales et certaines cérémonies funéraires pouvant durer plusieurs jours.

Cette musique ne sépare pas clairement le spectacle de la vie communautaire. Les musiciens répondent aux danseurs, la durée de la performance s’adapte à la cérémonie et la répétition produit progressivement une forme de transe collective.

Le guitariste Damily compte parmi les principaux ambassadeurs contemporains du tsapiky. Son album Fihisa, publié en 2025, poursuit cette transmission tout en conservant la force brute et la dimension collective du genre.

En 2025, le tsapiky a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Cette reconnaissance souligne autant sa valeur musicale que son rôle social dans les communautés du Sud-Ouest malgache.

Damily et le Toliara Tsapiky Band — « Zao Lehireo », enregistré à Madagascar.

06 — NOUVELLES SCÈNES

Rock, pop et création numérique : Madagascar au présent

La musique malgache contemporaine ne se limite pas à la conservation de formes anciennes. Une nouvelle génération utilise le rock, la pop, les productions électroniques et les plateformes numériques pour parler de son époque.

Originaire d’Antananarivo, The Dizzy Brains développe un rock frontal porté par des textes consacrés aux inégalités, à la corruption, à la précarité et au manque de perspectives. Leur musique démontre qu’une esthétique internationale peut devenir le véhicule d’une parole profondément locale.

Avec sa basse mise au premier plan, Kristel défend une identité rock puissante, moderne et exportable. Le groupe s’inscrit dans une scène alternative malgache qui refuse les catégories trop étroites.

Des artistes comme LJO, ainsi que les nouvelles voix qui circulent entre Madagascar, l’océan Indien et la diaspora, prolongent cette dynamique. Le streaming et les réseaux sociaux permettent désormais aux créations locales d’atteindre directement de nouveaux publics.

The Dizzy Brains — « Kère », le rock malgache comme espace de contestation.

Kristel — « My Bass », une expression contemporaine de la scène alternative malgache.

LA SÉLECTION NEW KG

Madagascar — Du valiha au salegy

Dix chansons pour parcourir les instruments traditionnels, la mémoire populaire, le salegy et les nouvelles expressions musicales de Madagascar.

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Madagascar, une musique en mouvement

Du son cristallin du valiha à la vitesse du tsapiky, des guitares de Mahaleo à l’énergie du salegy, Madagascar révèle une culture musicale qui refuse de choisir entre héritage et modernité.

Les instruments anciens continuent de dialoguer avec les amplificateurs, les studios et les plateformes numériques. Les artistes ne se contentent pas de préserver une tradition : ils la transforment pour qu’elle puisse continuer à raconter le présent.

Explorer la musique malgache, c’est découvrir une île où chaque région possède sa propre pulsation, mais où la musique conserve une même fonction essentielle : rassembler, transmettre et faire vivre la mémoire.

Quel son malgache vous a le plus surpris ?

Écoutez la playlist, partagez votre découverte et poursuivez le voyage à travers les cultures musicales du monde avec NEW KG.


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Néo-soul : histoire, artistes et nouvelle génération

NEW KG · RADAR GENRES

Néo-soul : de D’Angelo à Cleo Sol, l’héritage en mouvement

Une musique qui puise dans la mémoire de la soul pour inventer de nouvelles manières de groover, d’écrire et de raconter l’intime.

La néo-soul n’est ni une simple nostalgie des années 1970, ni une catégorie figée. Elle est un espace de circulation : la chaleur de la soul y rencontre les harmonies du jazz, la profondeur du gospel, la liberté du funk et la science rythmique du hip-hop. Depuis les années 1990, elle permet à plusieurs générations d’artistes de renouer avec un son organique tout en refusant de répéter le passé.

À retenir : la néo-soul ne remplace pas la soul classique. Elle prolonge son langage en l’ouvrant aux textures, aux rythmes et aux récits de son époque.

01 · Les origines

Une étiquette arrivée après la musique

Avant de devenir un nom de genre, la néo-soul était déjà une sensation. Au tournant des années 1990, des artistes cherchent une autre voie que le R&B le plus formaté : davantage d’instruments joués, des arrangements moins prévisibles, des voix laissées au premier plan et une écriture capable de parler d’amour, d’identité, de spiritualité ou de conscience sociale dans un même mouvement.

L’expression neo soul est popularisée à la fin des années 1990 par le dirigeant de label Kedar Massenburg. Cette appellation aide l’industrie à rendre visible une scène en plein essor, mais elle crée aussi une frontière que plusieurs artistes jugent trop étroite. En 2026, Massenburg rappelait encore que le terme désignait, à ses yeux, autant une identité culturelle et spirituelle qu’une recette sonore. Lire l’entretien publié par VIBE.

Cette tension reste essentielle : la néo-soul existe comme repère utile, mais les artistes qui lui sont associés ne forment pas un bloc uniforme. Leur point commun réside moins dans une formule que dans une démarche : faire vivre l’héritage sans le transformer en musée.

Vidéo recommandée · D’Angelo — « Brown Sugar »

Le morceau cristallise le son du mouvement avant même que l’expression « néo-soul » ne s’impose.

02 · Les racines

La mémoire de la soul, le rythme du présent

La filiation mène naturellement vers Marvin Gaye, Stevie Wonder, Donny Hathaway, Roberta Flack ou Curtis Mayfield. On retrouve chez eux le goût des arrangements sophistiqués, l’importance du message, la sensualité des timbres et la conviction que la musique populaire peut être ambitieuse sans perdre son pouvoir émotionnel.

Mais la génération néo-soul grandit également avec le rap, les samples et les boîtes à rythmes. Son rapport au passé n’est donc pas celui d’une reconstitution fidèle. Une basse peut sembler sortie d’un disque de funk des années 1970, tandis que la batterie se place légèrement derrière le temps comme un beat de hip-hop. Un clavier électrique peut installer la douceur du jazz, avant qu’un refrain nourri de gospel ne donne au morceau toute son amplitude.

La Timeline of African American Music de Carnegie Hall replace ainsi la néo-soul dans une histoire beaucoup plus vaste : celle des musiques noires américaines, de leurs transformations et de leurs dialogues permanents.

Vidéo recommandée · Marvin Gaye — « What’s Going On »

Un repère fondamental pour comprendre l’alliance entre ambition musicale, conscience sociale et émotion.

03 · Les fondations

Quatre disques qui changent le centre de gravité du R&B

D’Angelo — Brown Sugar (1995)

Avec sa voix superposée, ses claviers enveloppants et son sens du groove, D’Angelo ouvre une brèche. Le disque reconnecte le R&B des années 1990 à Prince, Marvin Gaye, au gospel et au funk, tout en parlant le langage rythmique du hip-hop. Disparu le 14 octobre 2025, l’artiste laisse une discographie resserrée mais une influence immense. Lire l’hommage de Reuters.

Maxwell — Maxwell’s Urban Hang Suite (1996)

Maxwell impose une élégance feutrée : arrangements souples, sensualité retenue et continuité assumée avec la soul sophistiquée. Son premier album démontre que la modernité peut aussi passer par le silence, l’espace et la nuance.

Erykah Badu — Baduizm (1997)

Erykah Badu relie poésie, conscience, humour, spiritualité et rythmes inspirés du hip-hop. Sa personnalité vocale et visuelle donne au mouvement une figure immédiatement identifiable, tout en refusant d’être réduite à une étiquette. Relire l’analyse de Baduizm.

Jill Scott — Who Is Jill Scott? (2000)

Poétesse, chanteuse et narratrice, Jill Scott transforme les détails du quotidien en scènes vivantes. Sa diction, ses mélodies et son rapport très physique aux mots montrent que la néo-soul peut être littéraire, théâtrale et profondément accessible.

Vidéo recommandée · Erykah Badu — « On & On »

La chanson réunit groove, spiritualité, poésie et esthétique visuelle dans l’un des manifestes du genre.

04 · Le laboratoire

Les Soulquarians : créer ensemble pour sortir des formats

Entre 1996 et 2002, les studios Electric Lady de New York deviennent le point de rencontre d’un collectif informel : Questlove, D’Angelo, J Dilla, James Poyser, Erykah Badu, Common, Bilal, Q-Tip, Mos Def, Talib Kweli et plusieurs musiciens associés. Ils ne fonctionnent pas comme un groupe traditionnel. Ils passent d’une session à l’autre, échangent des idées, improvisent et participent aux albums des uns et des autres.

De cette proximité naissent ou se nourrissent des œuvres majeures : Voodoo de D’Angelo, Mama’s Gun d’Erykah Badu, Like Water for Chocolate de Common, Things Fall Apart de The Roots ou encore 1st Born Second de Bilal.

L’histoire officielle d’Electric Lady Studios décrit cette période comme un moment déterminant. Son importance dépasse la liste des disques : elle rappelle qu’une scène musicale avance souvent grâce à des lieux, des rencontres et une confiance collective permettant l’expérimentation.

Vidéo recommandée · Common — « The Light »

Produit par J Dilla, ce morceau illustre le dialogue naturel entre hip-hop, soul et sensibilité mélodique au cœur des Soulquarians.

05 · Le son

Comment reconnaître la néo-soul sans l’enfermer ?

Il n’existe pas de formule unique. Certains marqueurs reviennent néanmoins et créent une sensation commune :

  • Un groove vivant : batteries organiques, microdécalages rythmiques et lignes de basse très présentes.
  • Des harmonies riches : accords étendus, claviers électriques et vocabulaire emprunté au jazz.
  • Une production texturée : instruments joués, chaleur analogique, samples et imperfections conservées.
  • Une voix incarnée : héritage du gospel, liberté du phrasé, chœurs et superpositions vocales.
  • Une écriture intérieure : amour, vulnérabilité, identité, désir, spiritualité et conscience sociale.

La néo-soul se reconnaît donc moins à un instrument précis qu’à une manière d’habiter le morceau. Le rythme respire, la voix conserve ses aspérités et l’arrangement laisse la place à l’écoute.

Vidéo recommandée · Bilal — « Soul Sista »

La souplesse vocale de Bilal et la production de Raphael Saadiq donnent à entendre la richesse harmonique et rythmique du genre.

06 · Les voix

Des femmes au centre du récit

Erykah Badu, Jill Scott, India.Arie, Angie Stone, Lauryn Hill, les membres de Floetry et bien d’autres ont placé l’expérience féminine au premier plan. Désir, indépendance, fatigue, foi, estime de soi, relations et reconstruction deviennent des matières artistiques traitées sans devoir choisir entre intimité et puissance.

Toutes ne se définissent pas nécessairement comme artistes néo-soul, et leurs univers dépassent largement cette catégorie. Les réunir ne doit donc pas gommer leurs différences. Cela permet plutôt de comprendre comment, à la même période, plusieurs voix ont élargi le langage du R&B et l’espace accordé aux récits écrits depuis leur propre point de vue.

Disparue le 1er mars 2025, Angie Stone occupe une place singulière dans cette histoire : membre du groupe pionnier de hip-hop The Sequence avant sa carrière soul, elle incarnait déjà la circulation entre les genres qui définit la néo-soul. Lire l’hommage de l’Associated Press.

Vidéo recommandée · Jill Scott — « Tiny Desk Concert »

Dans cette session publique de NPR Music, Jill Scott met en lumière sa voix, son sens du récit et l’héritage toujours vivant de la néo-soul.

07 · Aujourd’hui

Une nouvelle génération, plusieurs directions

La néo-soul contemporaine ne cherche pas à reproduire l’esthétique de 1997. Cleo Sol privilégie une chaleur dépouillée et une écriture tournée vers la guérison. Elmiene travaille une voix ample et vulnérable, nourrie par les grandes traditions de la soul. Jordan Rakei relie jazz, production électronique et composition organique. Steve Lacy, lui, déplace les frontières entre funk, pop alternative, guitare et R&B.

Ces artistes ne partagent pas une esthétique identique et ne revendiquent pas tous la même appartenance. Ils montrent cependant ce que l’esprit néo-soul continue de rendre possible : une musique populaire exigeante, intime et ouverte aux hybridations.

Et dans la francophonie ?

Il existe moins une scène officiellement baptisée « néo-soul francophone » qu’une constellation d’artistes qui en partagent certains gestes. Hawa, Sandra Nkaké et Tiwayo explorent chacun des liens différents avec la soul, le blues, le jazz ou le funk. Dans le rap et le R&B francophones, un artiste comme Luidji prolonge aussi l’importance de l’introspection, des textures enveloppantes et du récit personnel. Il s’agit de proximités artistiques, pas d’étiquettes imposées.

Vidéo recommandée · Cleo Sol — « When I’m in Your Arms »

Une démonstration contemporaine de dépouillement, de chaleur vocale et d’intimité.

Prolongement francophone · Tiwayo — « I’ve Got To Travel Alone »

La voix du chanteur parisien relie soul, blues et gospel dans une lecture actuelle et personnelle de cet héritage.

08 · À écouter

NÉO-SOUL — Héritage & nouvelle génération

De D’Angelo, Erykah Badu, Maxwell et Jill Scott aux voix qui renouvellent aujourd’hui cet héritage, la playlist Spotify de NEW KG fait dialoguer les époques sans les opposer.

Playlist disponible sur le Spotify de NEW KG.

Session recommandée · Elmiene — « Marking My Time »

Cette session live met en valeur la vulnérabilité, la précision vocale et la continuité entre tradition et nouvelle génération.

09 · Repères d’écoute

Dix portes d’entrée dans la néo-soul

  1. D’Angelo — « Brown Sugar »
  2. Erykah Badu — « On & On »
  3. Maxwell — « Ascension (Don’t Ever Wonder) »
  4. Jill Scott — « A Long Walk »
  5. Ms. Lauryn Hill — « Ex-Factor »
  6. Musiq Soulchild — « Just Friends (Sunny) »
  7. Bilal — « Soul Sista »
  8. India.Arie — « Video »
  9. Cleo Sol — « When I’m in Your Arms »
  10. Elmiene — « Marking My Time »

Vidéo recommandée · India.Arie — « Video »

Un manifeste d’acceptation de soi qui résume la dimension intime et affirmée de la néo-soul.

La néo-soul ne demande pas de choisir entre la mémoire et l’avenir. Elle transforme l’une en matière pour construire l’autre.

NEW KG

Quel artiste incarne le mieux la néo-soul pour vous ?

Partagez votre réponse avec NEW KG, enregistrez notre sélection Spotify et retrouvez chaque semaine un nouveau décryptage des genres qui font circuler la musique dans le monde.

Sources et prolongements

Commencer avant de se sentir prêt : le premier pas construit la confiance

NEW KG MOTIVATION · LUNDI 7 SEPTEMBRE 2026

Commencer avant de se sentir prêt : le premier pas construit la confiance

Attendre d’avoir toutes les réponses peut devenir une manière élégante de ne jamais commencer. La confiance ne précède pas toujours l’action : elle naît souvent du premier geste accompli.

Commencer avant de se sentir prêt ne signifie pas avancer sans réfléchir. Cela consiste à reconnaître une réalité simple : pour les projets qui comptent vraiment, la certitude totale arrive rarement avant le départ. Une nouvelle idée, une reconversion, une création ou une habitude importante comportent toujours une part d’inconnu.

Le véritable enjeu n’est donc pas d’éliminer chaque doute, mais d’apprendre à agir avec suffisamment de clarté pour réaliser le prochain pas. C’est dans ce mouvement que l’expérience se construit, que les réponses apparaissent et que la confiance devient concrète.

1. Le moment parfait n’arrive presque jamais

Nous imaginons parfois qu’un signal évident finira par apparaître : davantage de temps, plus d’argent, une meilleure organisation ou une confiance absolue. Mais chaque condition remplie peut rapidement être remplacée par une nouvelle exigence.

La préparation est utile lorsqu’elle facilite une action précise. Elle devient paralysante lorsqu’elle repousse indéfiniment le moment d’essayer. Le bon moment n’est pas toujours celui où la peur disparaît. C’est souvent celui où l’on décide qu’elle ne dirigera plus le calendrier.

2. La confiance vient aussi de l’action

On présente souvent la confiance comme une condition nécessaire pour agir. Pourtant, elle peut également être le résultat de l’action. Chaque fois que vous accomplissez un geste malgré l’incertitude, vous créez une preuve : vous êtes capable d’avancer.

Cette preuve compte davantage qu’un long discours intérieur. Vous agissez, vous observez, vous corrigez et vous progressez. La confiance devient alors moins abstraite : elle s’appuie sur une expérience réelle.

3. Réduire le premier pas

Un projet paraît parfois inaccessible parce que nous essayons mentalement de le réaliser en entier. Or, vous n’avez pas besoin d’achever aujourd’hui ce que vous avez seulement besoin de commencer.

Un appel

pour ouvrir la conversation

Une page

pour faire exister l’idée

Dix minutes

pour briser l’inertie

Demandez-vous : « Quelle est la plus petite action utile que je peux réaliser aujourd’hui ? » Si la réponse reste intimidante, réduisez encore le geste.

L’OUTIL PRATIQUE

La règle des dix minutes

Accordez seulement dix minutes à la tâche que vous repoussez. Durant ce court rendez-vous, ne cherchez ni la performance ni le résultat final. Votre unique objectif est d’entrer dans l’action.

Au bout de dix minutes, vous êtes libre de vous arrêter. Mais le plus souvent, le plus difficile aura déjà été accompli : passer de l’intention au mouvement.

4. Accepter un début imparfait

Une première version n’a pas besoin d’impressionner. Elle doit exister. Un début imparfait vous donne une matière à observer, à partager et à améliorer. Une idée gardée trop longtemps dans votre tête ne peut recevoir aucun retour et ne peut pas évoluer.

L’imperfection du départ ne prédit pas la qualité de l’arrivée. Elle marque simplement le moment où vous avez cessé d’imaginer pour commencer à construire.

5. Préparation ou évitement ?

La préparation utile

Elle clarifie le prochain geste, fixe une échéance et permet de passer à l’action avec les informations essentielles.

L’évitement déguisé

Il ajoute toujours une recherche, une condition ou une validation supplémentaire avant d’autoriser le premier essai.

La question à garder : ce que je fais maintenant me rapproche-t-il réellement du premier pas ?

6. Créer des preuves par la répétition

Un grand départ isolé impressionne, mais une petite action répétée transforme. Chaque rendez-vous tenu renforce votre capacité à continuer et réduit l’écart entre la personne que vous souhaitez devenir et celle que vous entraînez déjà à être.

Ne mesurez pas uniquement les résultats visibles. Comptez aussi les fois où vous avez commencé, essayé, appris et recommencé. Ces répétitions sont les fondations de la confiance.

À FAIRE AVANT DEMAIN

Le défi des prochaines 24 heures

  1. Choisissez une action importante que vous repoussez.
  2. Réduisez-la à une première étape de dix minutes.
  3. Commencez avant demain, sans chercher une version parfaite.
  4. Notez ce que ce premier pas a changé dans votre perception.

Ce que vous commencez aujourd’hui peut déjà transformer demain.

À ÉCOUTER

La playlist NEW KG pour passer à l’action

Dix chansons pour faire le premier pas, transformer le doute en mouvement et construire sa confiance par l’action. Lancez la sélection NEW KG Motivation et avancez à votre rythme.

Commencez avant de vous sentir prêt

Vous n’avez pas besoin de garantir le résultat pour autoriser le départ. Choisissez une action simple, donnez-lui dix minutes et créez aujourd’hui la première preuve de votre capacité à avancer.

Lina Stalytė : entre Paris et la Lituanie, le retour à soi avec Vasaros Naktys

 

EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?

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L’ARTICLE

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ÉPISODE 02

Lina Stalytė : entre Paris et la Lituanie,

Vasaros Naktys

raconte le retour à soi

Entre la Lituanie de son enfance et Paris, où elle vit depuis près de quinze ans,
Lina Stalytė a construit une identité artistique faite de rencontres, de voyages
intérieurs et de contrastes. Avec Vasaros Naktys, son premier album
entièrement interprété en lituanien, la chanteuse neo-soul jazz retourne vers
sa langue maternelle tout en affirmant un univers profondément personnel.

@e2c

PORTRAIT · MUSIQUE
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NEW KG
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EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?
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LINA STALYTĖ

« Pour moi, la musique est avant tout un lieu de rencontre.
C’est un pont de communication, un lien entre les artistes,
le public et les gens qui ne se connaissent pas encore. »

— Lina Stalytė

Pour Lina Stalytė, la musique n’a jamais été uniquement une histoire de performance.
Avant les albums, les concerts ou les studios, il y avait déjà cette envie de chanter
et, surtout, de partager.
« Je suis juste une fille qui a toujours aimé chanter et partager le chant avec
les autres. J’ai beaucoup chanté seule dans ma chambre, mais très vite, j’ai compris
que ce qui me touchait le plus, ce n’était pas de chanter seule : c’était de chanter
pour les autres ou avec les autres. Pour moi, la musique est avant tout un lieu de
rencontre. C’est un pont de communication, un lien entre les artistes, le public
et les gens qui ne se connaissent pas encore. »
Son entrée dans la musique s’est faite presque naturellement. Quand elle était enfant,
ses parents l’encourageaient à chanter pendant les fêtes de famille ou entre amis.
Puis un jour, elle accompagne une amie qui prépare le concours d’entrée au conservatoire.
« En la regardant, je me suis dit : « Pourquoi pas moi ? » J’ai passé le concours
un peu spontanément, j’ai été acceptée, et avec le recul, j’ai l’impression que
c’était un rendez-vous avec le destin. »
Lituanienne installée à Paris depuis quatorze ans, Lina est arrivée dans la capitale
française pour étudier le jazz avant d’y construire progressivement sa vie d’artiste.
Aujourd’hui, son quotidien se partage entre l’écriture de chansons, les concerts,
la promotion de sa musique, la recherche de nouvelles dates et l’enseignement du chant.
Ses chansons parlent souvent « d’amour, d’introspection, de nature et de cette manière
qu’a le monde vivant de nous inspirer et de nous transformer ».

01
DEUX TERRITOIRES, UNE ARTISTE
Paris et la Lituanie : le yin et le yang de Lina
Pour comprendre Lina Stalytė aujourd’hui, il faut regarder dans deux directions.
D’un côté, il y a Paris. Une ville de mouvement, de rencontres, de concerts,
de jam sessions et de croisements musicaux. De l’autre, la Lituanie :
la nature, le calme, l’intuition, les forêts et les lacs.
@e2c
« Ce voyage entre Paris et la Lituanie est finalement assez récent.
Pendant longtemps, je retournais surtout en Lituanie pour voir ma famille
ou faire quelques actions de promotion. Tout a changé quand j’ai commencé
à chanter dans ma langue maternelle. Depuis la sortie de mon dernier projet
en lituanien, j’y retourne beaucoup plus souvent, et cela m’a permis de renouer
avec une partie de moi que j’avais un peu laissée de côté. »
La Lituanie fait revenir une facette profondément instinctive de l’artiste.
« La Lituanie me reconnecte à quelque chose de très profond :
la nature, le calme, la douceur, le bien-être. C’est la partie de moi
qui court avec les loups, qui danse avec le vent, qui est fascinée par les orages,
qui aime marcher sous la pluie, qui passe des heures au bord d’un lac ou dans une forêt.
C’est un espace très poétique, très intuitif. »
Paris révèle une autre énergie.
« Paris, c’est presque l’inverse. Paris fait ressortir mon côté plus extraverti.
C’est la ville des rencontres, des jam sessions, des concerts, du mouvement permanent.
Musicalement, c’est une ville d’une richesse incroyable. On y croise des artistes
venus du monde entier, des styles très différents, des mélanges qui nourrissent
énormément ma créativité. C’est aussi une ville où l’on crée beaucoup de liens humains. »
« J’aime dire que la Lituanie représente mon énergie yin,
tandis que Paris représente mon énergie yang.
J’ai besoin des deux pour être pleinement moi. »
La nuit fait elle aussi partie depuis longtemps de son imaginaire.
Mais son rapport à elle s’est transformé. Si Lina composait autrefois surtout la nuit,
elle protège désormais davantage son sommeil et se dit beaucoup plus productive le matin.
« La nuit est devenue un moment de retour à moi-même.
Après un concert, par exemple, je ne peux pas m’endormir immédiatement.
J’ai besoin de plusieurs heures pour redescendre, retrouver le calme
et revenir à mon centre. »
Elle reste aussi un territoire de création.
« Et puis je rêve énormément. Mes nuits sont très riches.
Beaucoup d’idées de chansons me viennent pendant mon sommeil.
Il m’arrive souvent de me réveiller avec une mélodie, une phrase ou une image,
et je les note immédiatement avant qu’elles ne disparaissent. »

02
RETOUR AUX RACINES
Vasaros Naktys : revenir à sa langue pour ressentir plus intensément
Avant Vasaros Naktys, il y avait Summer Nights.
Le projet que Lina présente aujourd’hui en lituanien est d’abord né en anglais.
@e2c
« En fait, le projet est né en anglais d’abord. J’ai compris que ça allait être
un album parce que j’avais beaucoup de chansons que je voulais sortir
et qui appartenaient au même univers. J’avais vraiment envie de sortir
un album entier, avec beaucoup de chansons qui racontaient quelque chose ensemble. »
Parmi ces morceaux, Summer Nights occupait une place particulière.
« Et la chanson qui était vraiment, je pense, la plus forte,
la plus ancienne et la plus travaillée, c’était Summer Nights,
donc ça faisait sens d’appeler cet album comme ça.
Et j’ai toujours voulu faire des albums, en fait. C’était ça. »
Mais un événement va modifier la trajectoire du projet : son passage à l’Eurovision.
« L’idée de le faire en lituanien est venue après mon passage à l’Eurovision.
J’ai traduit ma première chanson en lituanien et j’ai pris beaucoup de plaisir
à l’adapter. Ça m’a donné envie de tout traduire en lituanien.
Et là, ça faisait sens de refaire exactement le même ordre,
juste en ajoutant un titre en plus, une nouvelle chanson qui avait été composée. »
Ce retour au lituanien n’était pourtant pas seulement une décision artistique
ou stratégique. Derrière lui se trouvait quelque chose de plus intime.
« Et au-delà des gens, je pense qu’il y avait un désir très fort,
intérieur, de revenir à ma langue natale. Les mots lituaniens sont beaucoup
plus ancrés dans mon corps parce que ce sont les mots que je prononce depuis l’enfance.
C’est la première langue que j’ai apprise, depuis ma naissance,
et c’est une langue qui me touche au plus profond, beaucoup plus que l’anglais. »
« Je pense qu’il y a plus de force, plus de poids dans ces mots
parce qu’ils ont beaucoup plus de vécu pour moi que l’anglais,
que j’ai commencé à apprendre à l’âge de 8 ans. Ce n’est pas pareil. »
« C’était pour sentir, pour vivre plus intensément et livrer
plus de vécu, plus de parcours, plus d’histoire. »
Adapter l’album signifiait cependant beaucoup plus que traduire des paroles.
« Oui, c’est une vraie réadaptation. La traduction simple ne suffisait pas,
parce que je voulais que ça rime et je voulais que ça fasse sens.
Du coup, j’ai cherché des métaphores lituaniennes,
j’ai cherché quelque chose qui me parle beaucoup. »
« Parfois, j’ai même changé le sens, parfois les histoires,
mais j’ai cherché le même feeling : que ça représente le même feeling,
que ça décrive la même émotion, tout en ayant différentes images.
C’était ça le but. »
« Ce qui comptait pour moi, c’était de privilégier le son et l’émotion
plutôt que la traduction directe. Je voulais que ça sonne d’une certaine manière,
que les mots soient groovy, bouncy, percussifs.
Du coup, j’ai parfois dû pas mal réinterpréter et réadapter pour que ça fonctionne. »
Même certaines références ont été repensées. Là où les paroles anglaises
pouvaient évoquer Debussy, la version lituanienne fait apparaître Čiurlionis.
« C’était aussi une manière de mettre en lumière les compositeurs,
les créateurs, les artistes lituaniens dans mes références. »
Cette transformation passe jusqu’à sa propre voix.
« Je pense que même ma voix, quand je chante, ne sonne pas pareil
en lituanien qu’en anglais. Le timbre de ma voix change un peu, je l’ai observé.
Et le public m’a renvoyé la même sensation, la même impression. »

03
SON & STORYTELLING
Neo-soul, jazz et récits personnels : une identité qui s’affirme
Si le retour au lituanien constitue l’un des piliers de Vasaros Naktys,
l’album marque également une affirmation sonore.
@e2c
« Je dirais que je suis chanteuse neo-soul jazz,
et en même temps j’adore raconter des histoires.
Donc je dirais aussi singer-songwriter, car l’histoire, le poème
et le message de la chanson sont très, très importants pour moi. »
« Pour cet album, je voulais vraiment quelque chose de très produit,
très travaillé, très emballé, vraiment très neo-soul,
et en même temps que ça reste suffisamment acoustique
pour que les chansons puissent aussi sonner en acoustique
quand je les joue avec des musiciens. »
Son identité musicale porte nécessairement la trace de son parcours.
« Je dirais que je suis une voyageuse, que je raconte un parcours
très spécifique de la Lituanienne à Paris,
et que ça se sent dans ma manière de chanter en anglais et aussi en lituanien. »
« Ça se sent dans l’influence parisienne, française,
avec certaines expressions que je traduis.
Et les gens qui comprennent le français et ma langue natale,
ou l’anglais, vont aussi le sentir : j’ai vraiment un background
de quelqu’un qui a passé presque 15 ans à vivre à Paris. »

À ÉCOUTER PENDANT LA LECTURE
Lina Stalytė — Vasaros Naktys
Entrez dans l’univers sonore de l’album pendant la lecture.

L’album se construit également comme un paysage.
« Je veux que la personne se sente à la mer,
qu’elle se sente en train de regarder les vagues,
au moment de l’année ou de la journée qui lui plaît. »
« Chaque chanson correspond à un moment différent de la journée :
le matin, le coucher de soleil, la nuit…
Et on termine, bien sûr, avec Summer Nights,
qui est la chanson du coucher de soleil. »
Pour donner forme à cet univers, Lina est arrivée avec les fondations de ses chansons.
« En fait, moi, je venais vers lui avec des accords,
des chansons, des mélodies, des paroles,
et lui, il m’aidait à créer tout un arrangement autour,
à choisir les instruments, la rythmique, la batterie. »
« Il a aussi trouvé des musiciens qui ont enregistré avec moi.
Et il a vraiment contribué énormément.
On a co-composé cet album ensemble. On a coécrit. »
Mais derrière les arrangements, les rythmiques et la production,
l’histoire personnelle reste le point de départ.
« Toutes les histoires sont très personnelles.
Je me suis vraiment inspirée de mon propre parcours pour écrire cet album. »
« Moi, je pense que quand on est honnête
et qu’on livre quelque chose d’humain, de vécu,
ça touche forcément des gens. Et on ne peut pas choisir.
Parfois ça touche les gens, parfois non. C’est l’auditeur qui choisit. »
« Moi, ce que je peux faire de mon côté
et sur quoi je peux être vraiment sûre,
c’est que je livre le plus vrai de moi-même, le plus honnête.
Et si ça touche et ça parle à l’auditeur, bah tant mieux. »
« Et je laisse à chacun créer sa propre histoire,
son propre imaginaire de ce que la chanson lui représente
et lui fait ressentir. »

04
RETOUR À SOI
Myliu savo kūną, le slow living et la Lina libre
Cette recherche d’honnêteté prend une forme particulièrement directe
dans Myliu savo kūną. À travers le morceau, Lina parle d’amour
et d’acceptation du corps, mais son propos va au-delà de l’apparence.
@e2c
« C’est vraiment une invitation pour moi aussi et pour l’auditeur
de prendre le temps de s’apprécier, de s’aimer, de se donner des compliments,
de prendre soin de soi, de son monde intérieur autant que de son apparence. »
« C’est vraiment ce petit temps qu’on attribue à soi pour revenir à soi.
Et on peut commencer par le corps, parce que le corps,
c’est quelque chose de très tangible. On peut vraiment le toucher, c’est concret. »
« Et je pense que ça, c’est parfois le plus difficile à aimer.
Parce qu’on le voit tout le temps, on se compare.
Et c’est mon invitation à se donner un peu d’amour,
car c’est comme ça qu’on peut se détendre et fleurir. »
« Je pense qu’on est touché par l’intention.
Mon travail en tant que chanteuse, ce n’est pas forcément
de dire les mots, c’est de vivre les mots. »
« Et quand je les vis, j’arrive à vibrer une certaine intention,
une certaine énergie dans le mot. Et c’est cette énergie
qui peut être perçue par celui qui écoute.
En tout cas, c’est mon intention. »
« Et parfois, je me dis que ne pas connaître les mots,
ça ajoute aussi un côté un peu exotique qui permet de voyager par défaut. »
Dans une époque où l’écoute musicale est souvent fragmentée et accélérée,
Lina a également choisi de matérialiser Vasaros Naktys en vinyle.
« Parce que déjà, j’aime les beaux objets,
et aussi, c’est précieux de savoir que quelqu’un écoute un vinyle
en entier, un côté, sans skipper. »
« Et j’apprécie et j’aspire au slow living.
J’espère que ce vinyle peut être non seulement un objet de décoration,
mais aussi une invitation à revenir à un tempo lent. »

CE QUE L’ON DÉCOUVRE DE LINA
Retrouver celle qui « court avec les loups »
À la fin de Vasaros Naktys, quelle Lina reste-t-il lorsque l’on retire
l’image publique de l’artiste ? Sa réponse nous ramène presque exactement
au début de l’histoire : à la nature, aux forêts, à la Lituanie
et à cette partie d’elle-même qu’elle retrouve progressivement.
« Je dirais la facette libre de Lina.
Celle qui lâche prise, qui réunit les gens,
qui célèbre avec les autres, ensemble,
dans une grande forêt, dans la nature. »
« C’est une partie de moi que je n’ai pas vraiment explorée
depuis des années à Paris, et là, je sens qu’elle revient. »
Un morceau en particulier semble cristalliser ce retour : Dream.
« La chanson Dream permet vraiment de l’illustrer.
Elle parle de ce côté sauvage que la nature nous offre,
de la possibilité de se reconnecter à soi-même à travers elle.
Parfois, la nature, avec des éclairs, des tonnerres et d’énormes orages,
peut nous aider à ressentir plus facilement ce qu’on traverse,
nous, en tant qu’humains, et à le canaliser. »
« Dream parle justement de ces grandes forêts lituaniennes,
où on a des rituels, où on célèbre la nature,
où on se réunit et où on est un avec elle.
C’est cette facette-là de moi que j’ai envie de retrouver
et d’offrir davantage. »
Vasaros Naktys apparaît moins comme un simple passage
de l’anglais au lituanien que comme un mouvement beaucoup plus profond :
retrouver une partie de soi sans effacer toutes celles que le voyage a fait naître.

Entrer dans l’univers de Lina Stalytė
Écouter, regarder, suivre l’artiste ou découvrir l’édition vinyle.

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Nouvelle-Calédonie : du chant kanak au kanéka, une scène musicale en mouvement

NEW KG • Focus pays • Nouvelle-Calédonie

Dans cet archipel du Pacifique, la musique est à la fois mémoire, langage et mouvement. Des polyphonies des Îles Loyauté au kanéka, elle raconte une histoire qui se transmet tout en inventant de nouvelles formes.

Nouvelle-Calédonie : du chant kanak au kanéka, une scène musicale en mouvement

Un archipel, plusieurs voix

Écouter la Nouvelle-Calédonie, c’est entendre des langues, des îles et des mémoires qui ne se laissent pas réduire à un seul genre.

La Grande Terre, les Îles Loyauté et les communautés qui composent l’archipel portent des pratiques musicales distinctes. Les chants, les rythmes, les guitares, les chœurs et les formes contemporaines y dialoguent avec la coutume, l’histoire coloniale, les luttes, la foi, l’attachement à la terre et l’ouverture vers le reste du Pacifique.

Ce Focus NEW KG ne cherche donc pas un folklore figé. Il suit une circulation : celle qui va des répertoires transmis entre générations aux artistes qui mêlent aujourd’hui kanéka, reggae, folk, slam, électro, rock ou pop.

01 — Héritages vivants

Avant l’industrie, la musique est mémoire

Le chant comme lien

Dans les Îles Loyauté, les répertoires polyphoniques témoignent d’une histoire faite d’appropriations, de transmissions religieuses et de réinterprétations locales. L’anethem, notamment, est un chant mixte à quatre voix devenu une pratique collective vivante.

Langues, gestes et rythmes

Le patrimoine musical ne se sépare pas des langues kanak, des danses, des cérémonies et des rapports au lieu. Les formes évoluent, mais leur fonction demeure : rassembler, raconter, honorer et transmettre.

À approfondir : Inventaire national du patrimoine culturel immatériel et fiche consacrée à l’anethem.

02 — Le grand tournant

Kanéka : le son d’une affirmation

Le kanéka se structure collectivement au milieu des années 1980, dans une période d’affirmation culturelle et politique kanak. Sa force vient d’un principe clair : faire entrer les rythmes, les langues et les imaginaires kanak dans une forme populaire contemporaine.

Reggae, rock, blues et influences afro-caribéennes y rencontrent des rythmiques locales, des chants responsoriaux, des percussions et une manière propre d’habiter le tempo. Le kanéka ne se résume donc pas à un « reggae calédonien ». Le reggae fait partie de ses influences, mais le genre trouve son identité dans les cultures et les pulsations de l’archipel.

Un genre musical peut être moderne sans rompre avec ce qu’il porte : le kanéka transforme la transmission en force créative.

03 — Voix fondatrices

Les groupes et artistes qui ont marqué le kanéka

OK! Ryos

Une référence essentielle pour comprendre l’essor du genre et sa capacité à unir engagement, danse et langue.

Gurejele

Le groupe de Maré a inscrit ses mélodies, ses chœurs et son énergie dans la mémoire populaire du kanéka.

Edou & Mexem

La trajectoire d’Edou, originaire de Lifou, accompagne l’émergence de la scène dès la fin des années 1980, de Drui à Mexem puis en solo.

Vamaley

Associé à Voh, Vamaley appartient aux formations qui ont donné au kanéka ses ancrages régionaux et sa portée collective.

Bwanjep

Venue de Hienghène, la formation compte parmi les noms historiques qui ont contribué à fixer et diffuser le langage du kanéka.

Dick & Hnatr

Deux voix liées à Nengone qui rappellent la richesse des scènes insulaires et des lignées artistiques propres aux Loyauté.

Repères : Kaneka Legend — Le Mouv’, biographie d’Edou et entretien consacré aux débuts du kanéka.

04 — Une scène plurielle

Le kanéka n’est pas la fin de l’histoire

Il demeure un socle majeur, mais les artistes de Nouvelle-Calédonie circulent désormais entre plusieurs esthétiques. L’enjeu n’est plus de choisir entre héritage et modernité : il est de créer à partir des deux.

Kanéka
Reggae & dub
Folk & pop
Slam & poésie
Rock & blues
Électro & fusion

05 — À écouter aujourd’hui

Huit artistes, huit portes d’entrée

Marcus GadRoots reggae, spiritualité et rayonnement international.
SyaFolk, pop mélodique, langues kanak et attention au vivant.
Paul WamoSlam, poésie, mémoire collective et textures électroniques.
HyarisonUn kanéka contemporain porté par la scène de Hienghène.
TyssiaUne voix de la scène calédonienne actuelle, entre identité et ouverture.
CidoriTradition, reggae et langue paicî depuis Poindimié.
Florent MoroUne écriture qui élargit le paysage des musiques locales.
Kapa KapaDanses et rythmes kanak au contact du jazz, du funk et du rock.

Spotlight NEW KG

Sya, une douceur qui porte loin

Originaire de Maré, Sya relie reggae, folk, pop mélodique et influences traditionnelles calédoniennes. Guitare acoustique, percussions, chœurs et langues kanak installent une musique lumineuse, traversée par la mer, la mémoire, l’identité et l’environnement.

Après un premier album paru en 2024, l’artiste a fait l’objet d’une captation de concert à La Cocotte, à Nouméa, enregistrée le 2 décembre 2025 puis diffusée sur France 4 et france.tv le 20 juillet 2026. Une visibilité nationale qui illustre la circulation nouvelle des voix de l’archipel.

06 — Circulations

Du territoire au grand Pacifique

La musique calédonienne circule depuis longtemps entre les îles, la Grande Terre, les scènes du Pacifique et l’Hexagone. Les parcours d’Edou et de Mexem ont ouvert des routes régionales ; Marcus Gad inscrit aujourd’hui une identité née en Nouvelle-Calédonie dans les réseaux internationaux du roots reggae.

Les plateformes ont élargi l’accès, sans effacer les obstacles : éloignement géographique, coûts de déplacement, fragilité des infrastructures et besoin de mieux documenter les œuvres. D’où l’importance de citer les langues, les lieux et les filiations, plutôt que de transformer toute création venue de l’archipel en simple décor « tropical ».

Repère culturel — septembre 2026

Le poète et musicien Paul Wamo doit présenter ÉTAT D’URGENCE à l’Université de la Nouvelle-Calédonie le 15 septembre 2026 : un projet de quatorze titres né de textes écrits entre février et décembre 2024, à la croisée du slam, de la musique et de la mémoire collective.

Informations publiées par l’UNC le 30 juillet 2026. Programme à revérifier auprès de l’organisateur avant déplacement.

La sélection NEW KG

Nouvelle-Calédonie — Du kanéka aux nouvelles scènes

Dix titres pour traverser plusieurs générations : des pionniers du kanéka aux voix qui font évoluer aujourd’hui les musiques calédoniennes. La playlist est disponible sur le Spotify de NEW KG.

Les 10 titres de la sélection

  1. Gurejele — Watolea (Remasterisé)
  2. OK! Ryos — Kini kinibut
  3. Mexem — Dire que je l’aime
  4. Edou — One Love
  5. Marcus Gad, A7JK — Kanake
  6. Hyarison — Kare-tchin
  7. Nodeak — Mariage
  8. Dick Buama — Petite fleur
  9. Bagna — Ma hoe
  10. Bethela — Koibotr

Pour aller plus loin

Comprendre la musique de Nouvelle-Calédonie

Qu’est-ce que le kanéka ?

Le kanéka est un genre musical né en Nouvelle-Calédonie et structuré au milieu des années 1980. Il associe rythmes et langues kanak à des influences comme le reggae, le rock, le blues et certaines musiques afro-caribéennes.

Le kanéka et le reggae sont-ils la même musique ?

Non. Le reggae est une influence importante du kanéka, mais celui-ci possède ses propres ancrages rythmiques, culturels, linguistiques et historiques kanak.

Quels artistes de Nouvelle-Calédonie écouter ?

Pour découvrir plusieurs générations, commencez par OK! Ryos, Gurejele, Edou, Mexem et Bwanjep, puis poursuivez avec Marcus Gad, Sya, Paul Wamo, Hyarison, Cidori ou Kapa Kapa.

Où écouter la playlist Nouvelle-Calédonie de NEW KG ?

La playlist NEW KG Focus : Nouvelle-Calédonie — Du kanéka aux nouvelles scènes est intégrée ci-dessus et disponible sur le compte Spotify de NEW KG.

À retenir

Une musique n’est jamais loin de son territoire

En Nouvelle-Calédonie, créer signifie souvent relier : les générations, les langues, les îles, le pays kanak et le monde. Le kanéka en est l’expression la plus connue, mais toute la scène montre aujourd’hui que l’identité n’est pas une frontière. C’est une matière vivante.

Quelle voix calédonienne NEW KG devrait-il mettre en lumière ensuite ?

Sources et repères

Informations culturelles et événementielles vérifiées le 30 août 2026. Les programmations peuvent évoluer : consultez les organismes cités avant tout déplacement.

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