Tiemoko : la longévité comme conviction, Summer Watts comme lumière

 

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ? • ÉPISODE 06
Portrait • Tiemoko

Tiemoko : durer sans se perdre

Il fait du rap depuis suffisamment longtemps pour avoir vu les modes,
les codes et l’industrie se transformer. Pourtant, Tiemoko continue
d’avancer avec la même conviction : protéger la passion, le plaisir
de créer et cette envie de prendre le micro tant qu’elle restera intacte.
Entre « Longévité » et « Summer Watts », il se confie à NEW KG.

L’homme des gens

Si Tiemoko devait se présenter sans parler de son métier,
de son âge ou de son parcours, il commencerait par son prénom.
Parce que Tiemoko n’est pas un nom de scène.
C’est son vrai prénom, et sa signification dit déjà quelque chose
de celui qu’il veut être : « l’homme des gens ».

01 • Le temps comme révélateur

Quand arrêter devient la preuve qu’il faut continuer

Il existe parfois un moment où une passion doit répondre
à une question beaucoup plus concrète :
à quoi sert-elle si elle ne permet pas d’en vivre ?

Pour Tiemoko, cette confrontation arrive dans sa vie de couple.
Sa compagne de l’époque lui fait comprendre qu’il devrait peut-être
arrêter la musique puisqu’elle ne lui apporte pas de salaire.

Et paradoxalement, c’est précisément là qu’il comprend
qu’elle ne quittera pas sa vie.

“

Je l’ai compris quand on m’a fait comprendre
qu’il fallait que j’arrête parce que ça ne rapportait pas un salaire.

Continuer malgré ce constat n’a donc rien d’un automatisme.
C’est déjà un choix.

Et probablement la première définition de cette
longévité qui deviendra progressivement
l’un des mots-clés de son parcours.

Positif dès les premiers textes

Lorsqu’il relit mentalement ses premiers textes,
Tiemoko retient deux choses qui lui ressemblent encore aujourd’hui :
une écriture positive et l’absence de grossièreté.

Plusieurs années, plusieurs projets et plusieurs époques plus tard,
cette volonté de chercher de la lumière,
même lorsqu’il parle des difficultés,
reste présente dans sa musique.

@e2c.photo

02 • Plusieurs époques du rap

Quand la musique change, toute la chaîne change avec elle

Tiemoko a traversé suffisamment d’années de rap
pour observer la transformation de la musique,
des artistes et de l’industrie simultanément.

Il voit notamment les États-Unis continuer à impulser
une partie des flows, des tendances,
des compositions et des nouveaux sous-genres
qui viennent ensuite influencer les autres scènes.

Mais son regard devient beaucoup plus critique
lorsqu’il parle de l’industrie.

Pour lui, la logique du profit ne coïncide pas toujours
avec l’intérêt des artistes. Les contrats,
les codes de visibilité et la nécessité de rentrer dans certaines cases
peuvent progressivement modifier la relation que l’on entretient
avec sa propre création.

Dans ce contexte, durer devient donc autant une question musicale
qu’une capacité à ne pas perdre de vue les raisons
pour lesquelles on a commencé.

03 • Longévité

Durer ne veut pas dire rester immobile

Chez Tiemoko, la longévité n’est pas une posture construite
après coup.

Elle existe d’abord parce qu’il est toujours là.

Mais rester ne signifie pas rester identique.

« C’est très facile de se perdre en chemin,
surtout quand le chemin est long.
[…] Nous sommes comme les saisons et le temps,
avec des histoires qui nous font évoluer. »

La fidélité à soi-même n’exclut donc pas la transformation.
Elle impose plutôt de savoir distinguer
ce qui peut évoluer de ce qui mérite d’être protégé.

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Un tournant

Sunday School : une autre architecture musicale

Parmi les moments qui ont véritablement déplacé quelque chose
dans son rapport à la musique,
Tiemoko cite Sunday School.

L’événement se déroule au Trabendo,
anciennement Hot Brass,
et est présenté par Sydney.
Après audition, des artistes peuvent être sélectionnés
pour interpréter un morceau accompagné par des musiciens professionnels.

Tiemoko est retenu.

Sur place, il rencontre le groupe Soulkadelic.
Cette connexion lui ouvre les portes d’univers
qu’il approfondira ensuite à travers des artistes
comme J Dilla, Slum Village ou Common.

« Ça a été une révélation pour mon architecture musicale. »

04 • Sortir de sa zone de confort

Continuer implique parfois de réapprendre

Avec les années,
certaines habitudes artistiques peuvent devenir rassurantes.

Mais pour Tiemoko,
continuer à avancer nécessite parfois
de se faire violence et de changer son workflow.

Il cite un exemple très concret :
l’enregistrement.

Longtemps, mettre lui-même le nez
dans les logiciels de recording lui mettait la pression.
Il a récemment décidé d’investir dans du matériel
afin de pouvoir désormais s’enregistrer par ses propres moyens.

Un geste apparemment technique,
mais qui résume bien sa manière de penser la longévité :
ne jamais considérer que sa méthode est définitive.

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Ce qu’il faut protéger

La passion avant les chiffres

« Je protège surtout la passion,
l’amour de la pratique
et le plaisir de créer. »

Cette protection est devenue d’autant plus importante
que la musique se mesure aujourd’hui en abonnés,
en écoutes et en performances visibles.Tiemoko observe qu’une personne qui apprend
qu’un artiste fait de la musique
demande parfois immédiatement
s’il en vit,
combien il a d’abonnés
ou quels chiffres affiche son Spotify,
avant même de s’intéresser aux morceaux.

Ne pas se protéger de cette logique peut,
selon lui, conduire à l’aigreur et au dégoût
simplement parce que « ça ne pète pas ».

Sa réponse consiste donc à revenir à l’origine :
aimer pratiquer,
aimer écrire,
aimer créer
même lorsque la récompense extérieure tarde à arriver.

Écouter Tiemoko

Entrez dans la Tiemosphère

Retrouvez « Longévité », « Summer Watts »
et les différentes étapes du parcours musical de Tiemoko.

05 • Écrire ce qui traverse

La production donne souvent le premier mouvement

Lorsqu’il écrit aujourd’hui,
Tiemoko part très souvent de la production.

C’est elle qui déclenche le rythme,
la première impulsion
et la direction du texte.

Mais l’inspiration peut aussi venir
d’une discussion,
d’un film,
d’une citation
ou simplement d’un bon moment partagé
avec sa famille ou ses amis.

Avec les années,
la fonction de l’écriture a également changé.

Avant, il ne percevait pas nécessairement
l’écriture comme un exutoire.
Aujourd’hui, elle le devient de plus en plus.

Se livrer n’est pas naturel pour lui.
Pourtant, il ressent désormais davantage
le besoin de le faire,
et surtout le sentiment d’être enfin prêt.

06 • Mali

Parler de ses origines : l’évidence la plus difficile

Il existe pourtant un sujet
que Tiemoko n’a pas encore réussi
à déployer totalement dans sa musique :
le Mali.

Ses origines l’accompagnent,
apparaissent progressivement
dans sa manière de s’habiller
et commencent aussi à entrer dans ses chansons.

Mais raconter pleinement ce rapport
à son pays d’origine reste plus complexe
que l’évidence du sujet pourrait le laisser penser.

« C’est tellement évident,
mais pas aussi facile que ça.
C’est un épisode à suivre. »

Une première porte existe déjà avec
« La Graille De La Mama »,
où la nourriture devient un moyen
de parler de transmission,
de famille
et de double culture.

07 • Summer Watts

Mettre davantage de lumière après une période difficile

Sur Summer Watts,
quelque chose paraît plus lumineux.

Tiemoko ne dit pourtant pas
avoir construit cette énergie autour d’un concept rigide.

Le projet naît dans l’énergie du moment,
porté par les productions sélectionnées
et par des titres qui se sont parfois imposés tardivement.

« Si on écoute mes albums,
il y a souvent de la lumière et de la good vibe.
Mais sur Summer Watts, il y en a plus. »

Tiemoko avance lui-même une hypothèse :
cette lumière pourrait être une manière
de contrebalancer la période difficile
qu’il a traversée au début de 2026.

La bonne énergie n’est donc pas nécessairement
l’absence de difficultés.

Elle peut aussi devenir
une réponse à celles-ci.

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Une vie en morceaux

Les différentes versions de Tiemoko

Lorsqu’on lui demande quels titres permettent
de comprendre les différentes versions de son parcours,
Tiemoko ne choisit pas un seul morceau.

Mokostyle
Fragments De Vie
Boulanger
J’rap Remix
Poing en L’r
Slow Down
Longévité
Tiemo Summer Chill

08 • Deux projets, une même trajectoire

« Longévité » regarde le chemin. « Summer Watts » continue d’avancer.

Les deux projets peuvent presque être lus
comme deux faces complémentaires du même artiste.

Longévité porte le poids du temps,
de la résistance,
de la transformation
et de tout ce qu’il faut préserver
lorsqu’on pratique son art sur la durée.

Summer Watts,
lui, remet davantage de soleil,
de mouvement,
de sourire
et de plaisir dans le cadre.

L’un dit : « je suis encore là ».
L’autre répond : « et j’ai encore envie de kiffer. »

À la nouvelle génération

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Si un jeune artiste lui demandait aujourd’hui
comment construire une carrière capable de durer,
Tiemoko commencerait par une question,
pas par une stratégie.

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Puis il lui conseillerait de s’accrocher à cette réponse.
Parce que pratiquer son art doit,
selon lui, relever d’une conviction
suffisamment sincère et profonde
pour que le temps ne puisse pas la briser.

Conclusion

La longévité n’est pas le nombre d’années. C’est ce qui reste intact.

Le parcours de Tiemoko ne raconte pas simplement
un artiste qui fait du rap depuis longtemps.

Il raconte quelqu’un qui a dû répondre plusieurs fois
à la même question :
est-ce que ça vaut encore la peine de continuer ?

Quand l’argent n’était pas au rendez-vous.
Quand les règles de l’industrie changeaient.
Quand il fallait sortir de sa zone de confort.
Quand les réseaux réduisaient parfois la valeur d’un artiste
à quelques chiffres.
Quand la vie elle-même imposait d’autres priorités.

Pourtant, la réponse est restée.

La passion.
La pratique.
Le micro.
L’écriture.
Le plaisir.
La scène.
Et cette envie de continuer à apprendre.

Peut-être est-ce finalement cela,
la véritable définition de la longévité :
accepter de changer sans laisser disparaître
la raison profonde pour laquelle on a commencé.

@e2c.photo
Le dernier mot

« Pratiquer son art doit être une conviction sincère et profonde
que le temps ne peut briser. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après toutes ces années… est-ce qu’on connaît vraiment Tiemoko ?

Derrière la longévité apparaît surtout un artiste
qui continue de se transformer,
de chercher,
d’apprendre
et de protéger l’essentiel :
le plaisir de faire de la musique.

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Culture • Musique • Rencontres

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LAAZY : de Reims à BIG L, le parcours d’un artiste qui refuse les cases

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?
Portrait • LAAZY

LAAZY : construire sa voie sans jamais entrer dans une seule case

Rap, R&B, chant, expérimentation, scène, entrepreneuriat culturel :
depuis Reims, LAAZY construit un parcours qui refuse les frontières trop simples.
De SoundCloud à SIO 2, de BIG L à MUCHLUV,
il raconte à NEW KG comment sa vie est progressivement devenue
la matière première de son œuvre.

Avant LAAZY

Chez LAAZY, il n’y a jamais eu une seule musique.
Il y en a eu plusieurs, très tôt :
variété francophone, rumba congolaise,
musiques centrafricaines, hip-hop,
rock, métal, électro, indie ou encore house.
Un mélange absorbé au fil d’une famille
où chacun apportait ses propres références.

01 • Reims, la famille et les premiers textes

Grandir dans un brassage musical permanent

Son premier rapport à la musique passe par sa famille.
Ses parents écoutent de la variété française et francophone,
mais également de la rumba congolaise avec des noms comme
Extra Musica, Papa Wemba ou Koffi Olomide,
ainsi que des titres centrafricains.

Dernier d’une fratrie, LAAZY se décrit comme
« le bout de l’entonnoir » :
celui qui reçoit les influences de tout le monde.

Ses frères et sa sœur élargissent encore le spectre.
Hip-hop, R&B, soul, pop, électro, métal,
rock indépendant, folk ou musique expérimentale :
à l’époque de MCM, MTV, des premiers MP3,
d’Emule et de LimeWire, LAAZY absorbe tout.

“

Ma source était déjà riche.

L’écriture apparaît elle aussi très tôt.
Il raconte sa vie sur Word dès l’enfance,
écrit des poèmes au collège,
expérimente ses premières confrontations rap dans la cour
puis écrit son premier véritable texte au lycée.

C’est à ce moment-là que LAAZY naît.

@drac.mp5

SoundCloud : apprendre sans être attendu

Avant même de publier ses propres titres,
LAAZY expérimente avec son frère
Kuroi Payne.
Guitare, refrains, harmonies et premiers enregistrements :
sa voix finit par apparaître sur SoundCloud.

Quelques années plus tard,
il publie ses premiers morceaux seul.
Puis arrive « Alien ».

Sans préparation ni campagne,
le morceau dépasse les 10 000 écoutes.
Une première démonstration que sa musique
peut voyager bien au-delà de son environnement immédiat.

« J’ai compris que ma musique pouvait toucher le plus grand nombre
même si j’étais dans une petite ville de province
et que peu importe ce que je pouvais proposer,
c’est l’authenticité de la proposition qui serait retenue. »

SoundCloud devient un laboratoire :
un espace pour publier,
tester,
recommencer
et créer sans devoir répondre aux attentes d’une industrie.

@drac.mp5

02 • Le déclic

Carto Blaster : quand la passion devient un projet

En 2017, le dispositif Carto Blaster,
porté par La Cartonnerie à Reims,
marque un tournant.

Déjà repéré localement,
LAAZY devient lauréat du dispositif.
L’accompagnement lui permet de mieux comprendre
le démarchage des médias,
celui des salles,
certains aspects techniques,
mais aussi d’accéder à de nouvelles scènes.

C’est surtout à ce moment
qu’il prend conscience de son rapport au live.

« J’ai compris que je voulais faire ça toute ma vie. »

Dans le public, certaines personnes connaissent déjà ses paroles.
D’autres les reprennent rapidement.
Cette énergie va progressivement modifier
sa manière de penser ses morceaux.

Une part importante de sa musique est désormais également conçue
avec la scène en tête.

03 • Construire LAAZY

Le problème n’était pas de choisir entre rapper et chanter

Aujourd’hui, mélanger chant et rap semble presque naturel.
Lorsque LAAZY commence pourtant à développer son projet,
cette polyvalence est moins facilement comprise.

Ses influences sont trop nombreuses
pour qu’il accepte de se limiter à une discipline.
Il apprend à chanter tout en apprenant à rapper.

Au début, cette liberté lui est régulièrement reprochée.

Il affine alors son écriture,
améliore sa technique,
expérimente différentes directions
et finit par trouver une forme
où chant et rap peuvent réellement cohabiter.

La vraie bascule

« Satisfaire les autres avant moi dans mon art,
ce n’est pas la direction que j’ai souhaité prendre. »

Une discographie comme mémoire de vie

Pour comprendre les changements de LAAZY,
il faut regarder ses projets
comme autant de photographies de périodes vécues.

MADNESS — la dépression.

Summer Is Over — la mélancolie d’une vie appréciée mais passée.

RED MOON — le cri de l’ego et l’appel de la scène.

BLUE LAGOON — le point de départ d’un éveil.

BUBBLE — l’expérimentation.

Days Before Starlight — le tunnel du flow.

BUBBLE II — la purge, la mise à nu.

Ses projets deviennent ainsi des mémoires musicales :
des archives de périodes qui participent toutes
à construire autant l’individu que l’artiste.

@drac.mp5

Écouter LAAZY

Entrez dans sa discographie

De ses premières expérimentations à SIO 2,
découvrez les projets qui racontent les différentes étapes de son parcours.

04 • BIG L

Celui qui ne perd jamais

Avec Days Before Starlight,
une nouvelle facette apparaît :
BIG L.

Pas simplement un personnage.
Plutôt une version de lui-même
capable d’exprimer plus frontalement
ce que LAAZY retenait encore.

BIG L est celui qui en a assez
de ne pas être entendu,
vu ou reconnu à sa juste valeur.

C’est aussi celui qui refuse d’abandonner
lorsque les résultats n’arrivent pas immédiatement.

« Celui qui ne baisse pas les bras quand le résultat escompté n’arrive pas,
qui considère que la répétition est la cousine de la réussite. »

BIG L devient même son identité sur les réseaux :
une manière de ne pas oublier
qui il est
et ce qu’il veut montrer au monde.

Déconstruire pour continuer

Son arrivée à Paris ouvre pourtant une période
beaucoup plus complexe.

Départ du foyer familial,
construction d’une vie à deux,
arbitrages financiers,
projet musical et manque de connexions directes
avec les grands médias :
LAAZY doit repenser son rapport à la musique.

Il fréquente des artistes,
des événements
et certains acteurs de l’industrie,
tout en ayant parfois l’impression
de ne pas appartenir totalement au « club ».

« Ne pas faire de musique, c’est comme ne pas respirer. »

05 • Summer Is Over 2

De la douleur à la nostalgie

En 2019, le premier Summer Is Over
naît dans une période de rupture.

LAAZY sort d’une longue relation,
mais également d’une période dépressive.
À 21 ans, il ressent davantage le besoin de dire
que celui d’être compris.

Lorsqu’il revient à cet univers avec
SIO 2,
la temporalité a changé.

Il ne crée plus uniquement par nécessité.
Il prend le temps de faire mûrir le projet,
de concentrer ses intentions
et d’aller à l’essentiel.

« J’ai vécu pleinement des années qui ont filé comme un voyage
et dont le souvenir subsiste dans la nostalgie
et plus dans la douleur. »

Le projet reste profondément lié
à l’introspection,
la spiritualité,
la mémoire
et la manière dont le temps transforme la douleur en souvenir.

À voir

Découvrez le dernier clip de LAAZY

Une autre porte d’entrée dans son univers musical et visuel.

06 • Connexion avant collaboration

Avec Mak Kitah, l’humain vient avant le featuring

LAAZY fait peu de collaborations.

Avec Mak Kitah,
présent notamment sur « Carry On »,
la relation dépasse largement la musique.

Il le décrit comme un frère,
une source de joie,
une inspiration
et le premier artiste MUCHLUV.

« Ce qui fait la vraie connexion artistique,
c’est la connexion humaine au-delà de la musique elle-même. »

Une collaboration prend davantage de sens
lorsqu’elle repose sur des valeurs communes,
de l’estime,
une véritable connexion
et l’envie de partager un moment.

Écrire moins, mais avec davantage d’intention

Son rapport à l’écriture évolue également.

LAAZY confie écrire de moins en moins
et développer une nouvelle manière
de rapper plus intentionnellement.

Il continue néanmoins de vouloir
raconter,
créer une atmosphère
et provoquer une émotion.

@drac.mp5

07 • Au-delà de l’artiste

LAAZY n’est plus seulement un artiste : c’est un projet

Comment faire cohabiter création,
événements,
organisation
et développement culturel ?

Sa réponse tient en trois verbes :
s’organiser, s’entourer et déléguer.

Organisateur depuis 2017,
il a progressivement appris
à identifier les compétences,
les rôles
et les personnes nécessaires autour de lui.

« Celui qui dit qu’on se fait tout seul a menti.
On a besoin les uns des autres. »

LAAZY considère désormais son identité
comme un projet complet,
dont chaque facette doit avoir
sa propre organisation en coulisses.

08 • Construire autrement

Pour les indépendants, créer une vraie communauté

Lorsqu’on lui demande ce qui manque encore
aux artistes indépendants,
LAAZY pointe d’abord la nécessité
d’un esprit de communauté plus fort.

Il appelle également à davantage d’acteurs
réellement investis dans le développement des artistes,
mais aussi à une meilleure compréhension
des aspects administratifs et professionnels du métier.

Pour lui, le terme « indépendant »
recouvre aujourd’hui des réalités extrêmement différentes :
artistes débutants,
projets hors labels
ou simplement personnes souhaitant construire leur carrière autrement.

LAAZY défend également une meilleure transmission entre générations :
partager davantage les informations,
les codes,
les expériences
et les connaissances pour aider les artistes à construire
des parcours plus durables.

Dans cinq ans

Un label, un festival… et la Centrafrique

Lorsque LAAZY se projette dans cinq ans,
ses ambitions dépassent sa seule carrière personnelle.

Ouvrir son label.
Développer son festival.
Organiser des événements culturels et musicaux
partout en France et à l’étranger.
Et créer en Centrafrique
un environnement permettant à davantage de talents
de développer leurs projets.

Conclusion

Ne pas choisir entre les différentes versions de soi

Pendant longtemps,
la polyvalence de LAAZY a pu sembler difficile à classer.

Avec le recul,
c’est précisément cette impossibilité de choisir
entre plusieurs influences,
plusieurs façons de créer
et plusieurs rôles
qui raconte le mieux son parcours.

Il y a l’enfant nourri de rumba congolaise,
de variété,
de rock et de hip-hop.
Le lycéen qui écrit ses premiers textes.
Le jeune artiste qui expérimente sur SoundCloud.
Le performeur révélé par Carto Blaster.
LAAZY.
BIG L.
L’organisateur.
L’entrepreneur culturel.

Derrière toutes ces versions,
une même idée persiste :
continuer d’avancer
même lorsque la reconnaissance n’arrive pas immédiatement.

@drac.mp5
La vision de LAAZY

« Rendre au berceau du monde
ce qu’il nous a apporté. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Derrière LAAZY, combien de versions d’un même artiste reste-t-il encore à découvrir ?

Un parcours où chaque projet devient une archive de vie,
chaque évolution une nouvelle possibilité
et chaque détour une manière supplémentaire
de construire sa propre voie.

◎
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Continuez l’histoire avec BIG L

Musique, projets, scènes, coulisses et nouvelles créations :
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Culture • Musique • Découvertes

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Miae : « Le premier jour du reste de ma vie »

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ? • ÉPISODE 04
Portrait • Miae

Miae : « Le premier jour du reste de ma vie »

De Marseille à Paris, du conservatoire aux premières chansons dévoilées,
Miae construit un univers où les émotions deviennent des mots,
des mélodies et parfois des silences. À quelques jours de son concert
aux Trois Baudets et avant la sortie de « Messagerie »,
elle se confie à NEW KG sur son parcours, son écriture
et la nouvelle étape qui s’ouvre aujourd’hui.

La musique comme premier refuge

Pour comprendre Miae, il faut peut-être commencer dans une voiture,
quelque part entre Marseille, Aubagne et la Pointe Rouge.
Avant les studios, les scènes et les projets, la musique était déjà
un espace où l’on pouvait se retrouver, s’apaiser et parfois dire
autrement ce que les mots n’arrivaient pas à exprimer.

01 • Marseille, Paris et les origines

Quand la musique devient une manière de respirer

Miae se décrit elle-même comme une grande nostalgique.
Lorsqu’elle cherche le souvenir qui raconte le mieux la place de la musique
dans son enfance, ce ne sont pas immédiatement les cours ou les instruments
qui lui reviennent.

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Ce sont les trajets en voiture avec ses parents, son frère et ses sœurs.

Les dimanches en direction d’Aubagne, les escapades vers la Pointe Rouge,
les vacances. Des moments où les albums et les compilations s’enchaînent
sur l’autoradio — ou dans les écouteurs de chacun.

“

La musique, ça a toujours été notre façon de s’apaiser collectivement.
Quand j’ai du mal à parler ou que je n’en ai pas envie,
j’écoute de la musique. C’est mon premier réconfort, mon premier soutien.

De Marseille à Paris : élargir le champ des possibles

Miae grandit dans le 1er arrondissement de Marseille.
Paris n’était pas nécessairement un rêve d’enfance.
La capitale s’impose plutôt au moment des études et des premiers stages,
alors qu’elle envisage encore une carrière dans l’événementiel de la mode.

Ce déplacement va pourtant changer bien plus que son parcours professionnel.

À Paris, Miae rencontre des personnes qui lui montrent
qu’il est possible d’imaginer la musique comme une véritable vie.
Elle apprend aussi à se libérer du regard extérieur,
à prendre davantage de risques et à mieux se connaître.

« Marseille, c’est la ville de mon cœur, mais partir à Paris
m’a permis de pouvoir m’exprimer en totale liberté,
d’apprendre à me connaître et à prendre des risques. »

Aujourd’hui, cette circulation entre Marseille et Paris nourrit directement
sa façon de créer : deux villes, deux regards, plusieurs références
et surtout une plus grande liberté.

Désapprendre l’excellence

Le conservatoire lui apporte la technique.
Mais Miae explique avoir dû apprendre autre chose :
le plaisir, le lâcher-prise et l’intuition.

Après sa formation classique au conservatoire de Marseille,
elle abandonne progressivement l’idée de regarder chaque geste musical
uniquement à travers le prisme de l’excellence.

Plus tard, son passage au CRR de Paris en musiques actuelles
arrive dans un état d’esprit différent.
Plus mature et présente par choix, elle redécouvre le plaisir
de travailler sa voix, de jouer avec d’autres musiciens
et de vivre la musique autrement.

La flûte, lorsque les mots ne suffisent plus

La flûte traversière reste aujourd’hui un prolongement très intime de Miae.

Lorsqu’elle écrit, elle cherche souvent à comprendre ce qui lui traverse
la tête ou lui « tord le ventre ». Mais quand les mots ne viennent plus,
l’instrument prend le relais.

« Quand je n’arrive plus à écrire, je joue. »

Commencée très jeune, la flûte lui a donné une oreille,
un rapport au souffle et une fascination pour les mélodies
qui influencent encore directement la manière dont elle imagine ses toplines.

Elle continue d’ailleurs à l’utiliser sur scène.
Pour Miae, elle restera probablement toujours ce moyen
de dire ce qu’elle n’arrivera jamais complètement à verbaliser.

Miae, l’alter ego

L’identité artistique, elle, ne serait pas arrivée soudainement.

Miae dit qu’elle était déjà là.

Enfant, elle écoute Katy Perry dans sa chambre,
imprime les paroles pour chanter avec elle
et imagine déjà la possibilité de faire la même chose.

« Miae, c’est devenu un alter ego qui me permet d’être cette artiste
qui se libère de ses émotions en studio et sur scène. »

Un alter ego qui n’est pourtant jamais figé.
D’un projet à l’autre, Miae considère son identité artistique
comme quelque chose qui continue de se construire.

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De « Les Ombres Heureuses » à « Bisou » et « Plus besoin »,
retrouvez les titres de Miae et suivez ses prochaines sorties.

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02 • Écriture et évolution

De « Les Ombres Heureuses » à « Bisou » : apprendre à moins se cacher

Entre ses deux projets, Miae estime que presque tout a évolué en même temps :
sa vie, son regard sur elle-même, sa voix et donc nécessairement son écriture.

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« Les Ombres Heureuses » représente le premier moment
où elle accepte réellement de dévoiler ses chansons, ses textes et ses pensées.

À cette époque, elle se décrit encore comme très pudique.

Avec les expériences de studio et de scène,
cette retenue s’est progressivement relâchée.

Deux projets, deux moments

« Les Ombres Heureuses, c’était vraiment la première fois
que je dévoilais mes chansons, mes écrits, mes pensées.
[…] Sur Bisou, j’avais déjà plus de recul.
Même si j’aborde des thèmes assez intenses,
j’ai pris beaucoup plus de liberté pour m’amuser. »

Une émotion trop forte devient souvent une chanson

« Plus besoin » illustre cette évolution.
L’écriture semble plus directe, plus assurée et parfois plus joueuse.

Mais pour Miae, la mécanique de départ reste la même :
lorsqu’une émotion la traverse trop intensément,
elle finit presque toujours par devenir une chanson.

Jusqu’ici, ses textes ont beaucoup parlé d’amour,
de sentiments et de relations humaines.
Le projet prévu pour 2027 devrait cependant ouvrir
de nouveaux territoires d’écriture,
nourris par d’autres expériences vécues.

Tout n’est pas pour autant destiné à devenir public.

« Il y a encore des choses que je garde pour moi…
et pour ma psy. »

Tout commence souvent par une phrase

Dans son téléphone, une note gigantesque conserve les phrases
qui lui traversent l’esprit.

C’est généralement là qu’une chanson commence.

En studio, Miae revient vers ces fragments,
développe le texte et trouve simultanément la mélodie.
Le mood existe souvent déjà dans sa tête.

Elle rejoint ensuite Antonin Aguessy,
qu’elle appelle Anto,
pour transformer cette intuition en musique.

Les doutes et les versions abandonnées font naturellement partie
de ce processus. Mais Miae aime la fluidité :
lorsqu’une idée résiste trop longtemps,
elle préfère parfois simplement passer à autre chose.

Nouveau chapitre

Et si la prochaine étape de Miae commençait justement
lorsqu’elle décidait de créer sans se demander
si cela ressemblait suffisamment à « Miae » ?

03 • Messagerie & Trois Baudets

« Messagerie », le morceau qui ne devait pas devenir un titre de Miae

L’histoire de « Messagerie » commence presque à l’extérieur
de son projet artistique.

Jeremy, qui travaille chez Cézame Music Agency,
contacte Miae sur Instagram après avoir apprécié « Plus besoin ».
Il lui propose de créer un titre exclusif destiné à une compilation
pour des placements en synchronisation.

Miae rejoint alors Anto en studio.

Le morceau n’est initialement pas pensé pour être un titre de son répertoire.
Et c’est peut-être justement ce qui lui permet d’écrire avec autant de liberté.

Messagerie

« J’ai vraiment écrit comme si ce n’était pas pour Miae.
Je ne me suis mis aucune barrière et je trouve que ça se ressent. »

Le résultat plaît suffisamment à Miae pour qu’elle demande
l’autorisation de le sortir finalement comme single.

« Messagerie » est prévu pour octobre.

Un morceau qu’elle décrit comme énergique,
conçu sans suranalyse et avec une envie simple :
s’amuser.

Sa seule ambition émotionnelle après la première écoute ?

« L’envie de l’écouter en boucle ! »

Ce titre reste autonome, mais Miae le voit comme une transition.
Il prolonge l’énergie de « Plus besoin »
tout en annonçant la liberté créative
qu’elle a adoptée pour son prochain projet.

24 septembre : rendez-vous aux Trois Baudets

Quelques jours avant la sortie à venir,
une autre étape importante attend Miae :
les Trois Baudets, le 24 septembre.

La salle l’impressionne.
De nombreux artistes qu’elle admire y sont déjà passés,
et elle assume pleinement la fierté d’être programmée sur cette scène.

Le timing est particulièrement symbolique :
de nouvelles chansons existent désormais,
et certaines seront jouées pour la première fois
avec Pierrick et Zéphir.

« On va jouer Messagerie et j’espère que vous serez là
pour le découvrir en avant-première ! »

Pour Miae, un concert n’est pas une simple succession de chansons.

Avec Anto, elle réfléchit à ce qui doit entrer dans les quarante minutes
de scène et à ce qui doit volontairement rester de côté.
Les répétitions servent ensuite à construire les transitions,
les arrangements et les vrais moments de partage avec le public.

L’objectif est clair :
embarquer les spectateurs dans son univers.

Et il existe une différence importante entre la Miae
qui écrit seule et celle qui apparaît sur scène.

« L’assurance. Je me sens beaucoup plus sûre de moi
au moment de monter sur scène que quand j’écris seule dans ma chambre.
[…] Chanter sur scène, c’est ça qui me fait vibrer. »

04 • Indépendance & vision

Construire quand les moyens ne suivent pas encore les ambitions

Quand on lui demande quel est aujourd’hui son principal défi
en tant qu’artiste émergente, Miae ne cherche pas une réponse abstraite.

Elle parle d’argent.

Produire, communiquer, développer un live,
créer des images et rivaliser avec des projets soutenus
par des moyens importants représente une difficulté très concrète.

« C’est très dur de rivaliser avec l’industrie
qui injecte des milliers d’euros dans des projets musicaux.
Mais bon, c’est le jeu. Je reste patiente et j’ai confiance en la vie. »

Son objectif reste cependant ambitieux :
jouer sur de plus grandes scènes
afin de partager sa musique avec davantage de monde.

Ne pas se perdre dans les chiffres

Dans un environnement où les performances numériques
et l’image occupent une place importante,
Miae essaie de conserver une règle simple :
rester fidèle à ce qu’elle aime réellement.

La comparaison demeure parfois difficile à éviter,
mais elle cherche à ne pas construire sa trajectoire uniquement
en regardant celle des autres.

« Il faut surtout aimer la musique et ce métier
pour vouloir en faire sa vie.
Et pour l’instant, c’est mon cas. »

Un univers qui se construit aussi avec les autres

Si Miae écrit souvent depuis quelque chose de très personnel,
son univers actuel est aussi le résultat d’un collectif.

En studio, elle travaille depuis deux ans
avec Antonin Aguessy,
devenu à la fois un collaborateur central
et une personne avec qui la confiance dépasse la musique.

Sur scène, Zéphir et Pierrick
participent aux arrangements live,
tandis que Loïc l’accompagne au son
et contribue à créer une cohérence d’un concert à l’autre.

Une nouvelle étape professionnelle vient également de commencer :
Miae a récemment signé avec le label Foudrage,
avec lequel elle prépare la suite de son projet.

Donner une couleur aux chansons

L’image n’est pas pensée comme un simple habillage.

Miae aime lorsqu’elle vient soutenir la poésie déjà présente
dans les chansons.

Avec des textes souvent très présents,
elle cherche encore comment traduire certains morceaux visuellement.
Mais elle aime l’idée de pouvoir leur donner
une couleur, un visage et des paysages.

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La prochaine étape

« Donnez-moi ma chance »

Après l’interview, l’article et les prochaines chansons,
Miae aimerait avant tout que le public comprenne une chose :
elle est une artiste à qui il faut laisser l’occasion
de poursuivre l’histoire.

Pour elle, la réussite ne se résume pas encore aux chiffres :
terminer son EP, pouvoir le jouer sur scène,
continuer à bâtir une équipe professionnelle
et trouver notamment un tourneur seraient déjà
autant de victoires concrètes.

Conclusion

Le premier jour du reste de sa vie

Chez Miae, les chansons naissent souvent de ce qui déborde.
Une phrase notée dans un téléphone.
Une émotion trop forte.
Une mélodie qui cherche sa place.

Le parcours, lui aussi, semble suivre ce mouvement.

Marseille lui a donné ses racines.
Paris lui a offert un espace pour oser.
Le conservatoire lui a donné la technique.
La scène lui a donné l’assurance.
Et les projets successifs lui apprennent désormais
à faire davantage confiance à la liberté.

« Messagerie » est peut-être le symbole parfait de ce moment :
un morceau qui ne devait pas être pensé pour Miae
mais qui, parce qu’il a été créé sans barrière,
finit justement par lui ressembler.

Puis viennent les Trois Baudets,
le prochain EP,
un nouveau label
et une envie toujours plus claire d’aller jouer
devant un public plus large.

Lorsqu’on lui demande quel titre elle donnerait
au premier chapitre de cette nouvelle histoire,
Miae n’hésite pas.

Le dernier mot de Miae

« Le premier jour du reste de ma vie. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après ces confidences… est-ce qu’on connaît vraiment Miae ?

Derrière les chansons apparaît une artiste en mouvement,
à la fois sensible et déterminée,
qui apprend à transformer ses émotions en musique
sans perdre le plaisir de créer.

Continuez à suivre son histoire

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ses sessions studio et les prochaines étapes de son univers musical.


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