Des cordes du bouzouki aux productions électroniques : écouter un pays à travers ses héritages, ses grandes voix et ses nouvelles scènes.
Repères culturels · Vidéos · 20 titres sur Spotify
Un bouzouki, une terrasse et quelques pas de danse : l’image est familière. Elle raconte pourtant une petite partie des musiques de Grèce. Il faut aussi entendre les voix qui se répondent en Épire, les cordes frottées de Crète, les chansons populaires des villes, les textes devenus refrains collectifs et les productions qui circulent aujourd’hui entre pop, rock et électronique.
Ce Focus NEW KG propose un parcours pour relier ces univers sans les confondre. Du rebétiko à Marina Satti, de Domna Samiou à Σtella et Evita Manji, le fil conducteur est la transformation : ce que les artistes transmettent, ce qu’ils déplacent et ce qu’ils inventent. Notre playlist Spotify de 20 titres accompagne la découverte.
1. Musiques traditionnelles grecques : écouter les territoires
Parler de musique grecque au singulier efface une diversité essentielle. En Crète, la lyra est un instrument à archet : elle ne doit pas être confondue avec la lyre antique. Le laouto, à cordes pincées, appartient à un autre univers de timbres. Le bouzouki et le petit baglamas offrent encore d’autres couleurs. Le catalogue de l’association Domna Samiou permet de découvrir ces instruments dans leurs contextes régionaux.
Les musiques sont aussi des pratiques collectives. Lors des panigyria, fêtes locales souvent liées au calendrier religieux, le chant et la danse prennent place dans la vie des communautés. En Épire, le chant polyphonique donne à entendre plusieurs rôles vocaux complémentaires. Le programme La Caravane polyphonique a été sélectionné en 2020 au Registre des bonnes pratiques de sauvegarde de l’UNESCO : cette reconnaissance concerne le programme de transmission.
Ces héritages continuent de changer de cadre. Originaire d’Ioannina, le groupe Villagers of Ioannina City associe rock psychédélique et références musicales d’Épire. Zvara constitue une porte d’entrée vers ce travail de transformation. Le morceau invite à suivre une tradition lorsqu’elle rencontre une amplification et une énergie de groupe différentes.
À voir : Villagers of Ioannina City — Zvara. Publication du groupe : un prolongement rock des héritages d’Épire. Ouvrir sur YouTube ↗
2. Le rebétiko : une mémoire urbaine et populaire
Le rebétiko se développe dans les milieux populaires urbains au début du XXe siècle. Son histoire traverse les ports, les déplacements de populations et les circulations musicales entre la Grèce et l’Asie Mineure. Les arrivées de réfugiés dans les années 1920 contribuent à transformer ces scènes. Le Pirée est l’un de leurs lieux majeurs, sans être leur seule origine.
L’inscription du rebétiko à l’UNESCO, en 2017 reconnaît une pratique vivante associant musique, chant, danse et transmission. Elle n’en fait pas un répertoire figé. Les interprétations et les lieux d’écoute continuent d’en renouveler le sens.
Pour comprendre :Rebetiko, film de présentation publié par l’UNESCO. Des repères sur les pratiques et leur transmission. Ouvrir sur YouTube ↗
3. Laïkó et éntekhno : quand la chanson rencontre la poésie
Deux termes reviennent souvent pour se repérer dans la chanson grecque. Le laïkó désigne un vaste champ de chanson populaire, dont les évolutions croisent notamment celles du rebétiko. L’éntekhno renvoie à une démarche de chanson composée qui accorde une place importante à la poésie. Ces catégories ont des frontières poreuses : elles servent à comprendre des trajectoires, pas à hiérarchiser les émotions.
Mikis Theodorakis et Manos Hadjidakis sont deux figures essentielles de ce dialogue. Avec Epitafios, enregistré en 1960 sur des poèmes de Yannis Ritsos, Theodorakis rapproche poésie, interprétation populaire et bouzouki. Le parcours du compositeur montre combien cet échange dépasse la seule musique de Zorba le Grec.
De son côté, Hadjidakis défend publiquement le rebétiko dès 1948 et développe une œuvre aux formes multiples. Ces compositeurs permettent d’entendre un lien durable entre écriture, mémoire collective et chanson. Dans notre sélection, Tis Dikeosinis Ilie Noite, interprété par Grigoris Bithikotsis, et Odos Oneiron offrent deux chemins pour poursuivre cette exploration.
À écouter :Tis Dikeosinis Ilie Noite, version du Mikis Theodorakis Orchestra publiée sur le canal officiel du compositeur. Enregistrement de concert, distinct de la version de la playlist. Ouvrir sur YouTube ↗
4. Grandes voix grecques : l’interprétation comme transmission
Une chanson change avec la personne qui la porte. Pour découvrir les grandes voix grecques, notre parcours rapproche Sotiria Bellou, Haris Alexiou, Eleftheria Arvanitaki et Domna Samiou. Ce sont quatre entrées dans des répertoires et des démarches différents, à découvrir au-delà d’une compilation de noms célèbres.
Dans la playlist, passez de Mi Mou Xanafygeis Pia à Panselinos, puis à la version en concert de Dynata. Prenez le temps de suivre les attaques, les silences et les changements d’intensité. Même sans comprendre le grec, cette attention permet de commencer à entendre le rôle de l’interprétation. Elle ne remplace pas le sens des paroles, qu’une traduction fiable viendra ensuite éclairer.
Le travail de collecte et de transmission associé à Domna Samiou rappelle aussi l’importance des personnes qui documentent les répertoires. Quant à Eleftheria Arvanitaki, sa collaboration avec Eleonora Zouganeli sur Rock Mpalanta, présentée sur son site officiel, prolonge cette idée de circulation entre les voix et les générations.
À voir : Eleftheria Arvanitaki & Eleonora Zouganeli — Rock Mpalanta. Clip officiel publié par Panik Records. Ouvrir sur YouTube ↗
5. Pop grecque actuelle : des héritages qui changent de forme
Marina Satti : faire circuler les références
Chez Marina Satti, les références grecques et balkaniques dialoguent avec la pop et les productions contemporaines. Cette démarche est décrite par son label Minos EMI et par la Fondation Onassis. Mantissa, paru en 2017, constitue un premier point d’entrée ; ZARI permet d’en ouvrir un autre.
L’intérêt de les rapprocher est de chercher ce qui se transforme : la place de la voix, l’organisation du rythme, la relation entre le collectif et la personne qui chante. Une scène contemporaine peut travailler ses références avec liberté, sans être tenue de présenter à chaque morceau un résumé du patrimoine national.
À voir : Marina Satti — Mantissa. Clip de 2017 publié sur la chaîne officielle de l’artiste. Ouvrir sur YouTube ↗
Σtella : une autre entrée dans la pop grecque
La scène actuelle passe également par Σtella. Son parcours chez Sub Pop relie une pop indépendante aux couleurs psychédéliques à des recherches personnelles. Up and Away, réalisé avec Redinho, figure dans notre sélection. Il ouvre un espace différent de celui de Marina Satti et rappelle qu’un même pays accueille plusieurs écritures pop.
Nous retenons aussi Belinda, single annoncé le 16 septembre 2026 et coproduit avec Rodaidh McDonald. La découverte peut ainsi faire dialoguer les repères d’un catalogue avec une parution récente, sans opposer systématiquement les anciennes et les nouvelles chansons.
À découvrir : Σtella — Belinda. Visualizer officiel ; single annoncé par Sub Pop le 16 septembre 2026. Ouvrir sur YouTube ↗
6. NEW KG Discovery : Evita Manji et les horizons électroniques
Pour déplacer encore le point d’écoute, notre sélection se termine avec Evita Manji. L’album Spandrel?, paru en 2023 chez PAN, relie écriture vocale, production électronique et formes expérimentales. Le label décrit notamment un travail sur le corps et l’autonomie, porté par une construction sonore qui traverse plusieurs univers.
Body/Prison est le titre retenu dans la playlist. Pour élargir la découverte, la publication audio de Vixen House est intégrée ci-dessous. L’exercice d’écoute est simple : suivre la manière dont la voix se place dans la production, puis revenir aux morceaux précédents. Ce rapprochement n’établit pas une filiation directe entre toutes ces musiques ; il permet de prendre la mesure de leurs différences.
Pour aller plus loin : Evita Manji — Vixen House, publication audio sur la chaîne Topic de l’artiste. Le titre choisi pour la playlist est Body/Prison. Ouvrir sur YouTube ↗
7. La playlist Spotify NEW KG : Grèce — Racines & horizons
Retrouvez 20 titres pour prolonger ce Focus sur le Spotify de NEW KG. La sélection va des repères du rebétiko aux grandes voix, puis à la pop, au rock et aux productions électroniques. Elle inclut aussi Vangelis, Monika et Melisses : un parcours de découverte, volontairement ouvert, plutôt qu’un classement définitif des musiques de Grèce.
Choisissez d’abord un morceau dont vous connaissez déjà l’artiste. Écoutez ensuite un titre d’un univers différent, puis une découverte totale. Gardez une question pour chaque passage : qu’est-ce qui retient votre attention, qu’aimeriez-vous comprendre et qu’avez-vous envie de réécouter ?
Revenez enfin à un repère de l’article : un lieu, un instrument, une pratique ou un nom. Ce petit détour transforme une playlist en exploration. Vous n’avez pas besoin de tout connaître pour commencer ; prendre le temps de distinguer les contextes enrichit déjà l’écoute.
Sources & repères pour approfondir
Repères documentaires et liens contrôlés le 14 octobre 2026. Les intitulés des morceaux ci-dessus reprennent les versions présentes dans la playlist.
Dix îles, des voix qui traversent l’Atlantique et bien plus d’un rythme à découvrir.
Il suffit parfois de quelques notes de « Sodade » pour reconnaître le Cap-Vert. La voix de Cesária Évora a fait connaître la morna bien au-delà de l’archipel. Mais que se passe-t-il si l’on reste encore un peu ? On entend le frottement du ferrinho, les voix des batukadeiras, une coladeira qui appelle la danse, puis une nouvelle génération qui fait voyager le kriolu dans d’autres productions.
Ce Focus Pays NEW KG suit ces fils sans prétendre enfermer tout un pays dans quelques titres. Chaque partie propose un contexte, une piste d’écoute et une vidéo à regarder. La playlist Spotify, en fin d’article, permet ensuite de poursuivre la traversée à son rythme.
La musique cap-verdienne se raconte au pluriel : d’une île à l’autre, d’une génération à la suivante, chaque voix déplace le paysage.
Un archipel, une langue qui voyage
Cabo Verde compte dix îles, dont neuf sont habitées, au large de la côte ouest-africaine. Les îles du Barlavento, au nord, et celles du Sotavento, au sud, composent un même pays, sans offrir partout le même paysage ni les mêmes scènes musicales. Mindelo, sur São Vicente, tient une place forte dans l’histoire de la morna ; Santiago, où se trouve la capitale Praia, est un repère essentiel pour le batuque et le funaná. Cette géographie donne un premier conseil : lorsqu’un morceau vous plaît, cherchez aussi l’île et le parcours de la personne qui l’interprète.
Le portugais est la langue officielle. La langue cabo-verdienne, souvent appelée kriolu, est au cœur des échanges quotidiens et de la création. Elle est issue d’une histoire de contacts entre langues africaines et portugais dans un contexte colonial ; ses usages et ses sonorités varient selon les îles. Dans la chanson, elle devient une manière directe de raconter l’amour, le départ, les tensions sociales, la fête ou la famille. Une phrase chantée peut passer de la confidence à la réponse d’un chœur : le sens se construit aussi dans cette relation entre les voix.
La circulation des artistes et des familles a prolongé ces musiques au-delà de l’archipel. Une chanson peut garder le souvenir d’un lieu tout en trouvant une vie nouvelle sur une autre scène. Pour situer cette diversité avant d’entrer dans les styles, regardez la courte vidéo culturelle de Visit Cabo Verde, puis revenez au son : que reconnaissez-vous quand les paysages disparaissent de l’écran ?
À voir : « Culture & Tradition | Cabo Verde », dans la sélection vidéo de Visit Cabo Verde. Voir sur YouTube.
La morna : une poésie que l’on joue, chante et danse
La morna figure depuis 2019 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Cette reconnaissance porte sur une pratique vivante, pas seulement sur des enregistrements célèbres. Voix, musique, poésie et danse s’y rencontrent ; la morna peut aussi être interprétée sans chant. Guitare, violon et autres instruments à cordes accompagnent une mélodie dont la force tient autant à la manière de la jouer qu’aux notes elles-mêmes.
Ses textes peuvent parler d’amour, de départ, de séparation, de retrouvailles et du pays. Le mot sodade aide à comprendre une part de ce répertoire, mais il ne faut pas l’entendre comme une humeur uniforme. Une voix peut être retenue, chaleureuse, grave ou lumineuse ; un même sujet change selon la personne qui l’interprète. La morna se transmet aussi lors de rencontres, de fêtes et de moments de la vie familiale. Le documentaire présenté dans le dossier de l’UNESCO permet de voir cette pratique au-delà d’une seule figure artistique.
À voir : le film consacré à la morna dans le dossier d’inscription de l’UNESCO. Voir sur YouTube.
Cesária Évora est devenue, pour beaucoup, la première rencontre avec la musique cap-verdienne. Sa manière de chanter « Sodade » laisse une place immense aux mots et à l’accompagnement. Mais cette histoire compte d’autres grandes voix : Bana, Ildo Lobo et tant d’interprètes qui ont fait vivre leurs répertoires sur les îles et dans la diaspora. Les écouter après Cesária évite de confondre un genre entier avec une seule chanson.
Dans la vidéo suivante, essayez de suivre successivement trois choses : la voix, les cordes, puis le silence juste avant le retour d’une phrase. On entend alors comment une interprétation peut raconter même lorsqu’elle semble suspendre le temps.
À écouter : Cesária Évora, « Sodade », sur sa chaîne officielle. Voir sur YouTube.
Coladeira, batuque, funaná : trois autres façons d’entrer dans la musique
La morna n’est qu’une porte d’entrée. Le Cap-Vert possède aussi des musiques où l’élan de la danse, la parole collective et l’énergie de l’accordéon prennent des places très différentes. Les trois vidéos qui suivent permettent d’entendre ces écarts, sans réduire chaque genre à une formule unique.
La coladeira : la chanson dans le mouvement
Plus vive dans son élan, la coladeira donne envie de suivre la pulsation et le jeu du chant. Selon les morceaux, la voix raconte, s’amuse, interpelle ; les instruments lui laissent des espaces pour rebondir. Le genre a évolué au contact d’autres rythmes atlantiques et latino-américains. Dans « Dança ma mi Criola », Tito Paris offre un point d’écoute particulièrement vivant : regardez comment il conduit le morceau et comment le public lui répond.
À voir : Tito Paris, « Dança ma mi Criola » en concert, vidéo publiée par Lusafrica. Voir sur YouTube.
Le batuque : des voix qui se répondent
Le batuque, ou batuku, est une pratique de musique et de danse particulièrement associée à Santiago. Les batukadeiras y font entendre la force du groupe : une voix mène, d’autres répondent, tandis que la percussion organise l’élan commun. Ce n’est pas seulement un effet sonore. L’écoute change lorsqu’on voit qui lance une phrase, qui la reprend et comment le rythme se partage entre les participantes.
La vidéo du groupe Pé na Tradison, documentée dans le projet Mulleres a Fronte, a été filmée à Ribeira Grande de Santiago. Elle donne à voir une pratique portée par ses interprètes. Prenez le temps de regarder les réponses du groupe avant de revenir à la voix soliste : leur relation fait avancer le morceau.
Fortement lié à l’intérieur de Santiago, le funaná repose notamment sur le dialogue entre la gaita, accordéon diatonique, et le ferrinho, pièce métallique frottée pour marquer le rythme. On peut entendre la mélodie partir de l’accordéon, puis sentir comment la pulsation lui donne une autre urgence. Des groupes comme Bulimundo ont joué un rôle dans la diffusion de ce son ; Ferro Gaita en propose une autre incarnation collective et dansante.
Le classement du funaná comme patrimoine culturel immatériel national en 2024 concerne une pratique transmise par des musiciens, des chanteurs et des danseurs. La vidéo de Ferro Gaita permet de regarder les instruments autant que d’écouter le refrain. Essayez de garder votre attention sur le ferrinho pendant quelques mesures : vous entendrez mieux ce qui soutient le mouvement.
À voir : Ferro Gaita, « Rei Di Tabanka », vidéo publiée par Lusafrica. Voir sur YouTube.
Des héritages qui nourrissent les scènes actuelles
Une tradition reste vivante parce que les artistes peuvent la reprendre, la discuter et lui donner leur propre forme. Lucibela, née à São Nicolau puis passée par Mindelo et Praia, chante la morna et la coladeira sans chercher à devenir une copie de Cesária Évora. Dans « Lembra Tempo », sa voix invite à écouter ce qu’elle choisit de prolonger, mais aussi ce qui lui appartient.
À écouter : Lucibela, « Lembra Tempo », vidéo produite par Lusafrica. Voir sur YouTube.
Elida Almeida vient de Santiago. Son écriture personnelle s’ouvre au batuque, au funaná, à la coladeira et à des arrangements contemporains. « Nta Konsigui » donne à entendre la place du récit intime dans cette trajectoire. Écoutez comment l’intensité de sa voix modifie la chanson, même lorsque l’accompagnement reste mesuré.
À écouter : Elida Almeida, « Nta Konsigui », sur sa chaîne officielle. Voir sur YouTube.
Mayra Andrade ouvre encore d’autres horizons. Née à Cuba, elle a grandi au Cap-Vert et construit une trajectoire artistique entre plusieurs lieux et sonorités. « Afeto » offre une écoute attentive à la voix et à une production différente des repères entendus plus haut. Le passage d’une vidéo à l’autre montre qu’il n’existe pas un unique son cap-verdien contemporain.
Soraia Ramos et Dino D’Santiago prolongent, chacun à sa manière, les dialogues avec la pop et les scènes de la diaspora. Ces parcours ne se confondent pas : c’est leur diversité qui donne envie de chercher au-delà des titres les plus connus.
À écouter : Mayra Andrade, « Afeto », vidéo officielle. Voir sur YouTube.
NEW KG / DISCOVERY
Samoel de Sousa : mémoire en mouvement
Chanteur et guitariste cap-verdien basé à Paris, Samoel de Sousa construit avec Traços de Memória un projet autour des souvenirs, de l’appartenance et de la transmission. Cette démarche donne une place aux histoires personnelles et à ce que l’on emporte d’un pays vers un autre.
La vidéo de « Rekadu » montre une autre facette de son travail, liée à l’expression spirituelle. Elle n’est pas présentée comme un extrait de Traços de Memória : c’est une première rencontre avec sa voix et son écriture. Écoutez la place du chant et du kriolu avant de suivre ses projets plus récents.
À voir : Samoel de Sousa, « Rekadu », vidéo Kriolu Gospel. Voir sur YouTube.
À ÉCOUTER · PLAYLIST NEW KG
Les voix d’un archipel
Après les vidéos, place à une écoute continue. Lancez la playlist, repérez une voix ou un instrument qui vous intrigue, puis revenez sur le titre pour mieux l’entendre. Les vidéos et la sélection Spotify sont deux parcours complémentaires ; leur contenu et leur ordre peuvent différer.
Le Cap-Vert ne se laisse pas réduire à une voix, à une île ou à un sentiment. Revenez sur un morceau après en avoir découvert un autre, comparez deux interprétations, suivez un nom nouveau et écoutez les mots en kriolu avec curiosité. Ce Focus n’est qu’un début : les chansons donnent elles-mêmes les meilleures pistes pour continuer.
Quelle voix vous donne envie de poursuivre le voyage ? Partagez votre découverte avec @newkgofficial.
Des racines du choro aux nouvelles scènes, un pays aux mille pulsations
Du samba au forró, de la bossa nova au funk carioca, du rap à la bass music : NEW KG traverse un territoire musical où l’héritage ne cesse jamais de devenir futur.
Le Brésil ne tient pas dans une seule image, et encore moins dans un seul rythme. Sa musique s’écrit à l’échelle d’un continent : dans les rodas, les bals, les fêtes populaires, les studios domestiques, les sound systems, les clubs et les scènes indépendantes.
Chaque région possède ses mémoires, ses accents et ses manières de faire circuler le son. Les traditions autochtones, les héritages africains, les histoires européennes, les migrations intérieures et les dialogues avec les Caraïbes, les États-Unis, l’Europe ou l’Amérique latine ont produit une culture musicale profondément plurielle.
Ce Focus Pays ne cherche donc pas à enfermer la musique brésilienne dans une définition. Il propose une carte d’écoute : des figures fondatrices aux scènes actuelles, du Nord amazonien au Nordeste, de Rio de Janeiro à São Paulo et Belo Horizonte, jusqu’aux passerelles internationales ouvertes par des artistes comme DJ Marky.
Notre angle : écouter le Brésil comme un archipel de scènes reliées entre elles — chacune conserve son histoire, mais aucune ne reste immobile.
1. Un pays, plusieurs territoires musicaux
Parler de « musique brésilienne » au singulier est pratique, mais forcément incomplet. Le carimbó et le tecnobrega de Belém ne racontent pas la même géographie que le samba carioca. Le baião, le xote et le piseiro font entendre d’autres paysages encore. À São Paulo, le rap, le funk, la musique électronique et les cultures de club se rencontrent dans une ville traversée par les migrations venues de tout le pays.
NORD · BELÉM
Carimbó, guitarrada, brega et tecnobrega. Dona Onete et Gaby Amarantos incarnent deux générations d’une créativité amazonienne tournée vers la danse.
NORDESTE
Forró, baião, frevo, maracatu, axé, pagodão et nouvelles pop bahianaises. Luiz Gonzaga, João Gomes, Rachel Reis et Melly dessinent un dialogue entre transmission et invention.
RIO DE JANEIRO
Choro, samba, bossa nova et funk carioca. Des salons et rodas aux bailes, la ville transforme sans cesse ses périphéries en centres de création.
SÃO PAULO & MINAS
Rap, pop indépendante, funk, house et bass music. Emicida, Djonga, Marina Sena, VHOOR, BADSISTA et L-Side illustrent une cartographie en mouvement.
Ces repères servent de portes d’entrée, pas de frontières : les artistes circulent, collaborent et déplacent constamment les catégories.
2. Choro et samba : des racines toujours vivantes
À la fin du XIXe siècle, le choro se développe à Rio de Janeiro dans la rencontre entre formes de danse européennes, interprétations populaires, improvisation et sensibilités afro-brésiliennes. Il deviendra l’un des premiers grands langages instrumentaux urbains du pays. Flûtiste, saxophoniste, compositeur et arrangeur, Pixinguinha en élargit la syntaxe et demeure une figure majeure de son histoire. En 2024, le choro a été reconnu comme patrimoine culturel du Brésil par l’Iphan.
Le samba se consolide ensuite au début du XXe siècle, notamment à partir d’héritages afro-brésiliens, du samba de roda bahianais, du jongo, du maxixe et des cultures populaires de Rio. Il n’existe pas sous une forme unique : samba de terreiro, partido-alto, samba-enredo, samba-canção ou pagode racontent des usages, des époques et des communautés différents.
Cartola, cofondateur de l’école de samba Estação Primeira de Mangueira, en reste l’un des poètes essentiels. Ses mélodies et ses textes rappellent que le samba peut réunir sophistication harmonique, chronique sociale, tendresse et mémoire collective.
3. Luiz Gonzaga, le forró et le Nordeste en mouvement
Le forró est à la fois musique, danse et espace social. Il réunit plusieurs traditions du Nordeste, parmi lesquelles le baião, le xote, le xaxado, l’arrasta-pé et le coco. Avec sa voix, son accordéon et son imaginaire du sertão, Luiz Gonzaga a joué un rôle décisif dans la diffusion nationale du baião et du forró au XXe siècle.
Cet héritage ne relève pas du musée. Il continue de se transformer dans le forró eletrônico, le piseiro et les nouvelles hybridations populaires. João Gomes porte cette continuité avec une voix immédiatement identifiable et des productions capables de relier la danse, la romance et les habitudes d’écoute contemporaines.
À retenir : reconnaître une tradition ne signifie pas la figer. Les matrices traditionnelles du forró ont été inscrites au patrimoine culturel immatériel du Brésil en 2021, tandis que de nouvelles générations continuent d’en déplacer les formes.
4. De la bossa nova à la MPB : l’intime devient universel
À la fin des années 1950, João Gilberto transforme la manière de jouer et de chanter le samba. Sa guitare condense le rythme ; sa voix, plus retenue, déplace l’attention vers la nuance, le silence et la proximité. Avec Antônio Carlos Jobim, Vinicius de Moraes et d’autres compositeurs, la bossa nova ouvre une nouvelle conversation entre samba, harmonie et jazz, avant de connaître une circulation internationale considérable.
La décennie suivante voit s’affirmer ce que l’on regroupe sous le nom de MPB. Plus qu’un style figé, le terme devient un espace où se rencontrent chanson, traditions régionales, expérimentation, commentaire politique, pop et nouvelles écritures. Elis Regina impose une intensité d’interprétation devenue une référence. Gilberto Gil, acteur majeur du tropicalisme, fait dialoguer guitare, rythmes afro-brésiliens, reggae, rock, électronique et pensée politique.
Cette capacité à absorber le monde sans perdre ses ancrages reste l’un des moteurs de la création brésilienne. Chez Marina Sena, Liniker, Rachel Reis ou Melly, la chanson populaire n’est pas un héritage à reproduire : c’est une matière à réécrire.
5. Funk, rap et cultures de club : les villes reprennent le récit
Les scènes brésiliennes contemporaines naissent aussi loin des institutions traditionnelles. Elles se construisent dans les périphéries, les quartiers populaires, les fêtes, les radios, les plateformes et les studios accessibles. Le son devient à la fois espace de joie, de confrontation et d’affirmation.
Trois portes d’entrée dans le Brésil d’aujourd’hui
Scène
Artistes repères
Ce qu’elle raconte
Funk
Tati Quebra Barraco, MC Carol, Ludmilla
Des voix féminines qui déplacent les représentations du corps, du pouvoir, du désir et des réalités sociales, sur une musique née dans les bailes et constamment réinventée.
Rap
Emicida, Djonga, Ebony
Une écriture qui relie histoires noires, territoires urbains, introspection, mémoire familiale, ambition et critique des rapports de pouvoir.
Club & bass
BADSISTA, VHOOR, L-Side
Du funk à la house, de la bass music à la drum and bass, une génération connecte les rythmes locaux aux circuits électroniques mondiaux sans effacer leur provenance.
BADSISTA fait ainsi se heurter house, bass music et funk dans une esthétique périphérique devenue internationale. VHOOR part de Belo Horizonte pour croiser beatmaking et matières brésiliennes. L-Side prolonge, depuis São Paulo, l’histoire brésilienne de la drum and bass avec une production tournée vers les soundsystems et les pistes mondiales.
6. Le pont Brésil–Royaume-Uni : quand la drum and bass change d’accent
À la fin des années 1990, São Paulo devient l’un des grands laboratoires internationaux de la drum and bass. DJ Marky, XRS et DJ Patife s’approprient un langage venu du Royaume-Uni, mais refusent la simple imitation. Leur culture du hip-hop, du samba, de la soul et des disques brésiliens apporte une chaleur mélodique et une autre manière de faire rouler les breaks.
Sorti en 2002, « LK (Carolina Carol Bela) » de DJ Marky et XRS, avec Stamina MC, transforme un échantillon de « Carolina Carol Bela » de Toquinho et Jorge Ben en hymne drum and bass. Le morceau entre dans le Top 20 britannique et matérialise une circulation devenue historique entre les clubs de São Paulo et de Londres.
Cette histoire continue avec S.P.Y, L-Side, Level 2, Alibi et de nouvelles communautés qui rapprochent drum and bass, jungle, breakbeat et funk. Le Brésil n’est pas une annexe tropicale du récit britannique : il a contribué à transformer le genre depuis l’intérieur.
Le morceau-pont : DJ Marky & XRS feat. Stamina MC — « LK (Carolina Carol Bela) ». Une rencontre entre mémoire brésilienne, basse britannique et joie collective.
La sélection NEW KG réunit six trajectoires qui ne se ressemblent pas, mais qui ont en commun de refuser les cases trop étroites.
GABY AMARANTOS
Belém, le tecnobrega, la pop et une vision amazonienne spectaculaire qui replace le Nord au centre.
RACHEL REIS
Une pop bahianaise solaire où la chanson, les rythmes de Bahia et la sensualité dialoguent librement.
JOÃO GOMES
Le piseiro et le forró réinterprétés par une voix grave qui parle autant aux fêtes qu’aux histoires intimes.
MARINA SENA
Une pop immédiatement reconnaissable, entre désir, mélodies obliques et liberté de ton.
MC CAROL
Une écriture frontale qui transforme le funk en espace de récit, d’humour, de colère et d’affirmation.
BADSISTA
Une culture club brésilienne qui percute house, funk et bass music, des périphéries de São Paulo aux scènes internationales.
SPOTLIGHT NEW KG
Liniker : la voix, le corps et la liberté d’aimer
Liniker appartient à cette génération capable d’honorer la grande chanson brésilienne sans en reproduire les gestes. Soul, samba-rock, jazz, R&B et MPB se rencontrent dans une musique où la puissance vocale ne sert jamais à masquer la vulnérabilité.
Avec CAJU, paru en 2024, elle construit un univers ample, sensuel et précis autour du désir, de la mémoire et de l’amour noir. L’album et ses chansons lui ont valu six nominations aux Latin GRAMMYs 2025, dont Album de l’année, Enregistrement de l’année et Chanson de l’année.
Liniker ne représente pas une « nouvelle version » de la MPB : elle participe pleinement à redéfinir ce que la musique populaire brésilienne peut raconter aujourd’hui.
Originaire de Salvador, Melly rapproche R&B, pop, écriture intime et rythmes bahianais dans une langue musicale qui lui appartient. Sa voix peut rester proche du murmure puis s’ouvrir sans perdre la précision du texte.
Son deuxième album, MAIS FORTE QUE A DÚVIDA, publié en mai 2026, marque une étape d’expansion. L’artiste y transforme l’incertitude en moteur créatif et élargit sa palette sans abandonner la sensibilité révélée par Amaríssima.
Pourquoi NEW KG la suit : parce qu’elle ne choisit pas entre profondeur et accessibilité — elle fait de cette tension son identité.
Cette sélection ne prétend pas résumer un pays aussi vaste. Elle relie plutôt dix points de passage : Pixinguinha, Cartola, Luiz Gonzaga, João Gilberto, Gilberto Gil, Dona Onete, Tati Quebra Barraco, DJ Marky & XRS feat. Stamina MC, Liniker et Melly.
Écoutez-la dans l’ordre pour suivre le récit : les fondations instrumentales et populaires, la modernité de la chanson, les scènes régionales, l’énergie des périphéries, le pont électronique avec le Royaume-Uni, puis deux voix qui incarnent le présent et l’avenir.
Le Brésil ne se résume pas. Il s’écoute en mouvement.
Du souffle de Pixinguinha aux mots de Cartola, de l’accordéon de Luiz Gonzaga aux silences de João Gilberto, des bailes funk aux clubs de São Paulo, de Liniker à Melly, la musique brésilienne avance par transmission, collision et réinvention.
Quel artiste ou quel mouvement devrait ouvrir notre prochain voyage au Brésil ? Partagez votre découverte avec NEW KG.
De ses légendes du rock et de la pop aux scènes grime, soul, UK garage et rap, le Royaume-Uni n’a jamais cessé d’influencer la musique mondiale. NEW KG retrace cette histoire et présente les artistes, les mouvements et les sons qui façonnent encore aujourd’hui la scène britannique.
Focus Royaume-Uni : des légendes britanniques aux sons qui influencent le monde
NEW KG explore l’histoire de la musique britannique, de ses grandes légendes aux scènes qui continuent d’influencer le monde.
Le Royaume-Uni est bien plus qu’un pays de musique : c’est l’un des principaux architectes de la culture populaire mondiale. Des Beatles à Stormzy, de Queen à RAYE, du punk au grime, en passant par la Britpop, la soul ou le UK Garage, la scène britannique n’a cessé de repousser les limites de la création.
À travers ce nouveau Focus Pays, NEW KG vous emmène au cœur d’une industrie musicale qui influence depuis plus de soixante ans les artistes, les producteurs et les publics du monde entier.
Pourquoi le Royaume-Uni est une référence mondiale ?
Peu de pays ont autant façonné l’histoire de la musique moderne que le Royaume-Uni.
Depuis les années 1960, les artistes britanniques occupent régulièrement les premières places des classements internationaux. Le Royaume-Uni est également l’un des plus importants marchés musicaux au monde et demeure une référence dans la production, l’édition musicale, les festivals et la découverte de nouveaux talents.
Chaque grande ville britannique possède une identité musicale propre :
Liverpool : berceau des Beatles.
Londres : capitale mondiale du rock, de la pop, du grime et des musiques électroniques.
Manchester : Oasis, Joy Division, The Smiths, The Stone Roses.
Birmingham : naissance du heavy metal avec Black Sabbath.
Bristol : Massive Attack, Portishead et le trip-hop.
NEW KG Insight La force du Royaume-Uni ne repose pas sur un seul style musical, mais sur sa capacité à réinventer constamment la musique populaire.
Les légendes qui ont changé l’histoire
Lorsque l’on parle de musique britannique, impossible de ne pas évoquer les artistes qui ont profondément transformé l’industrie mondiale.
The Beatles
Avec plus de 600 millions de disques vendus, les Beatles ont révolutionné la pop, le rock, la production en studio et même la manière de concevoir un album.
The Rolling Stones
Inspirés par le blues américain, ils deviennent l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps.
Queen
Freddie Mercury et Queen redéfinissent le spectacle vivant grâce à des hymnes intemporels comme Bohemian Rhapsody, We Will Rock You ou Don’t Stop Me Now.
David Bowie
Artiste visionnaire, Bowie montre qu’un musicien peut changer d’identité artistique tout au long de sa carrière.
Elton John
Ses mélodies au piano et son univers flamboyant font de lui l’une des plus grandes figures de la pop mondiale.
Black Sabbath
Originaire de Birmingham, le groupe pose les bases du heavy metal qui influencera des milliers d’artistes.
Le Royaume-Uni a réinventé le rock
Le rock britannique n’a jamais cessé d’évoluer.
Dans les années 70, le punk des Sex Pistols et de The Clash transforme la colère sociale en mouvement culturel.
Les années 80 voient apparaître le post-punk et la new wave avec Joy Division, The Cure et Depeche Mode.
Puis vient la Britpop :
Oasis
Blur
Pulp
Ces groupes replacent la culture britannique au centre de la scène mondiale durant les années 90.
Aujourd’hui, cette tradition se poursuit avec :
Radiohead
Arctic Monkeys
Sam Fender
Wolf Alice
NEW KG Insight Au Royaume-Uni, chaque génération apporte une nouvelle vision de la guitare.
Une pop qui conquiert le monde
La pop britannique possède une identité particulière : élégante, mélodique et immédiatement reconnaissable.
Elle a donné naissance à certaines des plus grandes stars internationales :
George Michael
Spice Girls
Amy Winehouse
Adele
Ed Sheeran
Dua Lipa
Harry Styles
Leur point commun ? Des chansons capables de traverser les générations tout en restant profondément britanniques.
La soul britannique : émotion et élégance
La soul britannique mélange influences américaines, jazz, reggae et culture urbaine.
Des artistes comme Sade, Soul II Soul, Amy Winehouse, Jorja Smith, RAYE, Cleo Sol ou Olivia Dean ont construit une identité sonore unique.
Leurs chansons privilégient les émotions, l’interprétation et l’écriture plutôt que la démonstration.
Le Royaume-Uni, berceau de nouvelles cultures urbaines
Depuis les années 90, le Royaume-Uni crée régulièrement de nouveaux genres musicaux.
Jungle & Drum and Bass
Une musique rapide, énergique et fortement influencée par les sound systems jamaïcains.
UK Garage
Craig David, So Solid Crew ou The Streets popularisent un son urbain et dansant.
Grime
Avec Wiley, Dizzee Rascal, Skepta puis Stormzy, Londres développe une identité rap totalement différente des États-Unis.
UK Drill
Dave, Little Simz, Central Cee ou Headie One participent aujourd’hui au rayonnement mondial du rap britannique.
Nouvelle scène électronique
Fred again.., Sammy Virji ou PinkPantheress montrent que les musiques électroniques britanniques continuent d’innover.
NEW KG Insight L’underground britannique finit souvent par devenir la musique populaire de demain.
Une scène toujours tournée vers l’avenir
Aujourd’hui encore, le Royaume-Uni reste l’un des principaux moteurs de l’innovation musicale.
Les artistes britanniques mélangent naturellement :
Pop
Soul
Rock
Rap
Grime
UK Garage
House
Musiques électroniques
Cette ouverture permanente permet au pays de rester l’une des références de la musique mondiale.
Playlist NEW KG — Focus UK 🇬🇧
Pour accompagner ce Focus Pays, nous avons sélectionné dix morceaux qui racontent l’évolution de la musique britannique, des plus grandes légendes aux artistes qui façonnent encore aujourd’hui la scène internationale.
The Beatles — Come Together
Queen — Another One Bites the Dust
David Bowie — Let’s Dance
Oasis — Wonderwall
Amy Winehouse — Back to Black
Estelle feat. Kanye West — American Boy
Skepta — Shutdown
Stormzy — Shut Up
Adele — Rolling in the Deep
Olivia Dean — Man I Need
Écoutez la playlist directement ci-dessous :
Conclusion
Des Beatles à Stormzy, de Queen à Olivia Dean, le Royaume-Uni démontre qu’il est possible de préserver un héritage musical exceptionnel tout en continuant d’innover.
Rock, pop, soul, grime, rap, musique électronique… peu de pays ont autant influencé les tendances musicales mondiales.
Plus qu’une industrie, la musique britannique est une culture qui inspire chaque nouvelle génération d’artistes.
🎧 Retrouvez cette playlist ainsi que toutes les playlists Focus Pays sur le Spotify de NEW KG et suivez-nous pour découvrir chaque semaine une nouvelle scène musicale venue des quatre coins du monde.
Des légendes de l’après-guerre aux génériques d’anime devenus des hits mondiaux, NEW KG explore l’histoire et l’évolution de la musique japonaise, entre city pop, J-pop, rock, hip-hop et nouvelle génération.
Focus Japon : des légendes aux génériques d’anime, une musique qui traverse les générations
NEW KG explore la musique japonaise, de ses grandes légendes aux génériques d’anime et aux artistes qui façonnent la scène actuelle.
Des grandes voix de l’après-guerre aux génériques d’anime devenus des hymnes mondiaux, la musique japonaise a construit un univers à part. J-pop, city pop, rock, électronique, hip-hop, anime music : le Japon ne se contente pas d’adopter des genres existants. Il les transforme, les associe à une identité visuelle forte et leur donne une place au cœur de sa culture populaire.
À travers ce nouveau Focus Pays, NEW KG remonte le fil d’une histoire musicale faite de transmission, d’innovation et de réinvention. Une histoire portée par des légendes comme Hibari Misora et Kyu Sakamoto, des artistes visionnaires comme Ryuichi Sakamoto et Hikaru Utada, des chansons d’anime devenues cultes, mais aussi une nouvelle génération capable de faire circuler la musique japonaise bien au-delà de ses frontières.
Pourquoi le Japon compte dans la musique mondiale
Le Japon possède l’une des industries musicales les plus puissantes de la planète. Selon l’IFPI, il demeure le deuxième marché mondial de la musique enregistrée. Après une année 2024 stable, le pays a renoué avec une croissance importante en 2025, avec une hausse de 8,9 % de ses revenus. L’Asie a, dans son ensemble, progressé de 10,9 % sur la même période.
Cette puissance économique repose sur un écosystème particulier. Le Japon conserve une culture importante du disque physique, tout en développant fortement le streaming, les concerts, les produits dérivés, les fan-clubs, les bandes originales, les événements liés aux anime et les collaborations avec le cinéma, les jeux vidéo ou la publicité.
La musique japonaise est également profondément liée à l’image. Une chanson peut exister à travers un clip, un personnage, une série d’animation, une chorégraphie, une pochette, une campagne publicitaire ou un univers narratif complet. L’artiste japonais ne propose donc pas toujours uniquement un morceau : il peut proposer un monde.
Cette manière de relier musique, esthétique et récit explique en partie la longévité de certaines œuvres. Des titres datant de plusieurs décennies continuent d’être redécouverts, tandis que de nouveaux morceaux deviennent rapidement des références mondiales grâce aux anime, aux plateformes et aux réseaux sociaux.
NEW KG Insight : le Japon ne suit pas simplement les tendances musicales. Il crée des univers capables de traverser les générations et les frontières.
Les voix qui ont construit l’histoire
Avant la J-pop moderne, plusieurs artistes ont façonné la mémoire collective japonaise. Leur musique accompagnait un pays en reconstruction, ses transformations sociales, son développement économique et l’évolution de sa culture populaire.
Hibari Misora, la voix du Japon d’après-guerre
Hibari Misora reste l’une des figures les plus importantes de la musique japonaise du XXe siècle. Chanteuse et actrice, elle commence sa carrière très jeune et s’impose dans la chanson populaire, le kayōkyoku et l’enka. Sa voix accompagne le Japon de l’après-guerre et devient associée à la résilience, à l’émotion populaire et à la reconstruction d’une identité nationale. Elle est aujourd’hui encore considérée comme une figure centrale de la culture musicale de l’ère Shōwa.
Son importance dépasse ses ventes ou son répertoire. Hibari Misora incarnait une manière de chanter directement liée au vécu du public. Ses interprétations pouvaient évoquer le manque, la dignité, le travail, l’espoir ou la nostalgie. Elle représente cette période où la chanson populaire n’était pas simplement un divertissement, mais aussi un miroir du pays.
Kyu Sakamoto, le premier grand pont vers l’international
Avec Ue o Muite Arukō, connu à l’étranger sous le titre Sukiyaki, Kyu Sakamoto a fait entrer une chanson interprétée en japonais dans l’histoire de la pop mondiale. Le titre atteint la première place du Billboard Hot 100 américain en 1963, un accomplissement exceptionnel pour une chanson en langue japonaise.
Derrière sa mélodie légère se cache pourtant un texte mélancolique. Le narrateur marche en regardant vers le ciel afin d’empêcher ses larmes de couler. Cette association entre douceur mélodique et émotion retenue deviendra l’une des qualités souvent reconnues à la pop japonaise : proposer des morceaux accessibles, tout en conservant une profondeur émotionnelle.
Yumi Matsutoya, la modernité dans l’écriture
Yumi Matsutoya fait partie des grandes auteures-compositrices de la musique japonaise. Elle participe au renouvellement de la chanson dans les années 1970 en introduisant une écriture plus personnelle, urbaine et moderne. Ses chansons parlent d’amour, de jeunesse, de mouvement et de transformation avec une sensibilité particulière.
Elle devient également un lien important entre chanson, pop, cinéma et animation. Sa musique contribue à montrer qu’une artiste japonaise peut construire un répertoire cohérent sur plusieurs décennies tout en évoluant avec son époque.
Tatsuro Yamashita et Mariya Takeuchi, les architectes de la city pop
Tatsuro Yamashita développe une musique mêlant pop, soul, funk, soft rock et arrangements sophistiqués. Son travail est aujourd’hui considéré comme l’un des piliers de la city pop, cette musique associée au Japon urbain de la fin des années 1970 et des années 1980.
Mariya Takeuchi devient, quant à elle, l’une des voix les plus emblématiques de ce mouvement. Son titre Plastic Love, sorti dans les années 1980, connaît plusieurs décennies plus tard une redécouverte mondiale sur Internet. Sa diffusion virale participe au retour international de la city pop et permet à un nouveau public de découvrir toute une génération d’artistes japonais.
Cette redécouverte est symbolique. Elle montre que la musique japonaise peut connaître plusieurs vies : une première dans son pays d’origine, puis une nouvelle auprès d’un public mondial qui la découvre parfois trente ou quarante ans plus tard.
Ceux qui ont changé le son du Japon
À partir de la fin des années 1970, puis durant les années 1980 et 1990, plusieurs artistes transforment profondément la musique japonaise. Ils introduisent de nouvelles technologies, de nouveaux codes esthétiques et une ambition internationale plus affirmée.
Yellow Magic Orchestra, pionniers de la musique électronique
Formé par Haruomi Hosono, Yukihiro Takahashi et Ryuichi Sakamoto, Yellow Magic Orchestra devient l’un des groupes japonais les plus influents dans le domaine de la musique électronique. Le trio explore les synthétiseurs, les séquenceurs, les boîtes à rythmes et les sonorités inspirées des premiers jeux vidéo.
YMO ne se contente pas d’imiter la musique électronique occidentale. Le groupe développe un langage particulier, ludique et futuriste, qui influencera ensuite la synthpop, la techno, le hip-hop et l’électro dans plusieurs pays.
Ryuichi Sakamoto, entre technologie et émotion
Membre de Yellow Magic Orchestra, Ryuichi Sakamoto construit parallèlement une carrière de compositeur, producteur et musicien particulièrement riche. Il explore l’électronique, la musique classique, l’ambient, la pop expérimentale et la musique de film.
Son travail pour le cinéma, notamment sur Merry Christmas, Mr. Lawrence et Le Dernier Empereur, lui permet de toucher un public international. Son œuvre repose souvent sur un équilibre entre technologie, silence, mélodie et émotion. Il prouve qu’un compositeur japonais peut passer de la pop électronique à une musique de film universelle sans perdre sa singularité.
X Japan et la puissance du visual kei
X Japan transforme la scène rock japonaise en associant metal, rock symphonique, ballades, costumes spectaculaires et performances intenses. Le groupe joue un rôle majeur dans le développement du visual kei, un mouvement où l’apparence, le maquillage, les coiffures et la théâtralité font partie intégrante de la proposition musicale.
Le groupe mené par Yoshiki contribue à rendre le rock japonais identifiable, spectaculaire et exportable. Son site officiel présente X Japan comme l’un des groupes majeurs de l’histoire du rock japonais et comme l’un des pionniers de la diffusion internationale du visual kei.
Namie Amuro, icône d’une nouvelle pop japonaise
Dans les années 1990, Namie Amuro incarne une pop plus moderne, plus dansante et plus connectée au R&B et au hip-hop. Elle devient non seulement une référence musicale, mais également une icône de mode. Son style influence une génération de jeunes Japonaises et participe à l’évolution de l’image de la chanteuse pop au Japon.
Hikaru Utada, la rencontre entre J-pop et R&B
Avec son premier album japonais First Love, Hikaru Utada apporte à la J-pop une nouvelle manière d’écrire et de produire. Son univers mélange pop, R&B, électronique, anglais et japonais, avec une interprétation plus intime que celle de nombreux artistes pop de son époque.
Hikaru Utada s’impose comme l’une des artistes les plus influentes de la J-pop moderne. Sa musique touche également le public international grâce à ses collaborations avec l’univers du jeu vidéo, notamment la saga Kingdom Hearts. Son site officiel la présente comme une figure influente de la scène japonaise et mondiale.
Quand les génériques d’anime devenaient des hymnes
Pour une grande partie du public international, la première rencontre avec la musique japonaise ne s’est pas faite dans un magasin de disques ou lors d’un concert. Elle s’est faite devant un épisode de Dragon Ball Z, Sailor Moon, Neon Genesis Evangelion, One Piece, Digimon ou Naruto.
Les génériques d’anime — parfois appelés par extension génériques de manga — ont joué un rôle essentiel dans la diffusion de la musique japonaise. Ils créent un lien immédiat entre une histoire, des personnages et une chanson. Après quelques épisodes, la musique devient indissociable de l’univers de la série.
Hironobu Kageyama — CHA-LA HEAD-CHA-LA
CHA-LA HEAD-CHA-LA accompagne les premiers épisodes japonais de Dragon Ball Z. Son énergie, son refrain immédiatement reconnaissable et son interprétation puissante en font l’un des génériques les plus emblématiques de l’animation japonaise. La chanson est utilisée comme premier opening de la série et accompagne ses 199 premiers épisodes au Japon.
DALI — Moonlight Densetsu
Moonlight Densetsu devient indissociable de Sailor Moon. Le morceau traduit parfaitement le mélange entre romance, aventure, féminité et mystère de la série. Il représente également une étape importante dans la diffusion mondiale des anime destinés à un jeune public féminin.
Yoko Takahashi — A Cruel Angel’s Thesis
Générique de Neon Genesis Evangelion, A Cruel Angel’s Thesis dépasse largement le cadre de la série. Sa mélodie entraînante contraste avec la complexité psychologique de l’anime. Au fil des années, elle devient une référence du karaoké japonais et l’un des morceaux les plus célèbres de l’anime music.
Hiroshi Kitadani — We Are!
We Are! accompagne les débuts de One Piece. Le morceau résume l’esprit d’aventure, de liberté et de camaraderie de la série. Il revient ensuite sous différentes versions, preuve de son importance dans l’identité musicale de la franchise.
Kōji Wada — Butter-Fly
Butter-Fly est le générique japonais de Digimon Adventure. Il accompagne les transformations, les combats et l’évolution des personnages. Son refrain est devenu profondément nostalgique pour toute une génération de spectateurs.
FLOW — GO!!!
Avec GO!!!, le groupe FLOW apporte au monde de Naruto une énergie rock, rapide et fédératrice. Le morceau illustre parfaitement la capacité du rock japonais à dialoguer avec l’animation et à toucher un jeune public international.
NEW KG Insight : ces chansons ne sont plus uniquement associées à des séries. Elles appartiennent à la mémoire musicale de plusieurs générations.
De l’anime au hit mondial
Aujourd’hui, le rapport entre musique et animation a encore évolué. Un générique peut être conçu pour une série, puis devenir un succès mondial indépendant. Les plateformes permettent aux auditeurs de découvrir le morceau sans avoir nécessairement regardé l’anime.
LiSA — Gurenge
Gurenge, associé à Demon Slayer, illustre cette nouvelle puissance de l’anime music. La voix de LiSA, à la fois mélodique et explosive, accompagne parfaitement les émotions et l’intensité de la série.
TK from Ling Tosite Sigure — Unravel
Avec Unravel, générique de Tokyo Ghoul, TK propose un morceau fragile, violent et mélancolique. La chanson devient une référence auprès des fans d’anime, mais aussi des amateurs de rock alternatif japonais.
Kenshi Yonezu — KICK BACK
KICK BACK, utilisé pour Chainsaw Man, montre comment un artiste majeur de la scène japonaise peut construire un morceau expérimental, imprévisible et immédiatement populaire. Kenshi Yonezu mêle rock, pop, rupture rythmique et mise en scène spectaculaire.
YOASOBI — Idol
Avec Idol, associé à Oshi no Ko, YOASOBI transforme une chanson liée à un anime en phénomène international. Le morceau remporte notamment le prix du meilleur titre anime et celui du Top Global Hit from Japan aux Music Awards Japan 2025.
Ado — New Genesis
New Genesis, présent dans One Piece Film: Red, permet à Ado de faire entendre une voix puissante, théâtrale et immédiatement reconnaissable. Le titre participe à l’installation de l’artiste comme l’une des grandes figures de la nouvelle génération.
Creepy Nuts — Otonoke
Avec Otonoke, associé à Dandadan, Creepy Nuts confirme la capacité du hip-hop japonais à devenir une musique d’anime tout en conservant ses ruptures rythmiques et son identité. En 2025, le morceau arrive en tête du classement annuel Global Japan Songs Excl. Japan de Billboard Japan, devant Bling-Bang-Bang-Born et Tokyo Drift.
La frontière entre générique, single, clip viral et hit international devient donc de plus en plus fine. L’anime music est désormais l’une des portes d’entrée majeures vers la musique japonaise contemporaine.
De la city pop au hip-hop japonais : une évolution permanente
La musique japonaise est souvent présentée comme un ensemble de catégories séparées : J-pop, city pop, rock, anime music ou hip-hop. En réalité, ces univers se croisent constamment.
La city pop s’inspire du funk, de la soul, du jazz et de la pop occidentale, mais traduit ces influences dans un imaginaire très japonais : grandes villes, nuits lumineuses, voitures, bord de mer, solitude et modernité. Des titres comme Plastic Love de Mariya Takeuchi ou Stay With Me de Miki Matsubara ont permis à ce son rétro de rencontrer un nouveau public mondial.
Le rock japonais, de X Japan à King Gnu en passant par de nombreuses scènes indépendantes, a développé des codes très variés. Il peut être metal, symphonique, expérimental, pop ou fortement théâtral.
Le hip-hop japonais s’est lui aussi construit en adaptant des influences venues des États-Unis aux langues, rythmes et réalités locales. Tokyo Drift des Teriyaki Boyz devient l’un des titres japonais les plus reconnus dans le monde grâce au cinéma. Près de vingt ans après sa sortie, le morceau continue de figurer parmi les chansons japonaises les plus écoutées hors du Japon. En juillet 2026, il occupait encore la première place du classement Global Japan Songs Excl. Japan de Billboard Japan.
BABYMETAL représente une autre forme de mélange. Le groupe associe metal, chorégraphie, culture idol et univers visuel. Cette combinaison, qui pouvait sembler improbable, devient précisément sa force internationale.
Creepy Nuts incarne quant à lui l’évolution récente du rap japonais. Après l’explosion mondiale de Bling-Bang-Bang-Born, le duo continue d’explorer d’autres sonorités. Mirage, retenu dans la playlist NEW KG, montre un visage plus atmosphérique et confirme que le hip-hop japonais ne se limite pas aux titres viraux.
NEW KG Insight : la musique japonaise préserve une identité forte tout en réinventant continuellement ses sonorités.
Les artistes qui portent le Japon aujourd’hui
La scène actuelle repose sur des artistes capables de toucher le public japonais tout en construisant une audience internationale.
Mrs. GREEN APPLE
Mrs. GREEN APPLE occupe une place centrale dans la pop-rock japonaise actuelle. En 2025, le groupe domine le classement annuel Billboard Japan Artist 100. Plusieurs de ses morceaux figurent également parmi les chansons les mieux classées de l’année, dont Lilac, Darling et Kusushiki.
Le groupe associe refrains puissants, arrangements pop-rock et textes émotionnels. Il montre qu’une formation japonaise peut toucher plusieurs générations sans renoncer à une écriture exigeante.
Ado
Ado se distingue par une voix théâtrale, capable de passer de la douceur à l’explosion. Son identité visuelle repose largement sur l’animation et l’illustration, ce qui lui permet de préserver une forme de mystère tout en construisant un univers immédiatement reconnaissable.
YOASOBI
YOASOBI développe un concept singulier : transformer des histoires en chansons. Le duo crée une pop rapide, mélodique et narrative. Son succès montre la force des passerelles entre littérature, animation, Internet et musique.
Fujii Kaze
Fujii Kaze propose une pop élégante, nourrie de piano, de soul, de gospel et de musique japonaise. Des titres comme Shinunoga E-Wa ont trouvé un public mondial longtemps après leur sortie initiale. Les classements Billboard Japan montrent notamment la forte présence durable de Fujii Kaze en Asie du Sud-Est.
Kenshi Yonezu
Kenshi Yonezu est l’un des auteurs-compositeurs les plus importants de sa génération. Il évolue entre pop, rock, animation et expérimentation visuelle. Son écriture et ses productions lui permettent d’être présent aussi bien dans les classements généralistes que dans ceux consacrés aux chansons d’anime.
Vaundy
Vaundy incarne une génération capable de mélanger pop, rock, soul, funk et production indépendante. Sa chanson Kaiju no Hanauta a notamment remporté le prix du meilleur titre d’auteur-compositeur japonais aux Music Awards Japan 2025.
Creepy Nuts
Le duo formé par le rappeur R-Shitei et le DJ Matsunaga joue un rôle majeur dans le renouvellement du hip-hop japonais. Leur musique combine technique, humour, énergie, narration et productions capables de toucher le grand public. Bling-Bang-Bang-Born a remporté plusieurs récompenses aux Music Awards Japan 2025, tandis qu’Otonoke s’est imposé dans les classements internationaux de musique japonaise.
King Gnu
King Gnu développe une musique ambitieuse entre rock, pop, jazz, soul et expérimentation. Le titre SPECIALZ, associé à Jujutsu Kaisen, a reçu le prix du meilleur titre J-rock aux Music Awards Japan 2025.
Les nouveaux visages à surveiller
La nouvelle génération japonaise ne cherche pas forcément à reproduire les anciennes stars de la J-pop. Elle s’appuie davantage sur les réseaux sociaux, le streaming, la création indépendante et des identités visuelles très personnelles.
HANA
HANA est un groupe féminin qui s’est rapidement fait remarquer dans les classements japonais. Son titre Blue Jeans figure notamment parmi les morceaux mis en avant dans le classement annuel Hot Shot Songs 2025 de Billboard Japan.
Le groupe représente une nouvelle forme de girl group japonais, plus directement connectée aux tendances pop, R&B et performance contemporaine.
tuki.
tuki. s’est révélée très jeune grâce à des chansons intimes et une écriture mélancolique. Son titre Bansanka a rencontré un public important au Japon et dans plusieurs pays d’Asie. En 2025, la chanson figurait notamment parmi les titres japonais les plus populaires à Taïwan.
AKASAKI
AKASAKI représente une nouvelle génération d’auteurs-compositeurs révélés en ligne. Son titre Bunny Girl l’a fait connaître auprès d’un large public grâce à une pop légère, immédiate et adaptée aux nouveaux usages numériques.
imase
imase développe une pop fluide, moderne et accessible. Sa musique circule particulièrement bien en Asie. En juillet 2026, Night Dancer figurait encore parmi les titres japonais les mieux classés dans plusieurs pays, dont la Malaisie, Taïwan et Singapour.
natori
natori se situe entre pop numérique, mélancolie et productions contemporaines. Son univers montre l’importance croissante des artistes qui commencent leur carrière sur Internet avant de rejoindre une industrie musicale plus traditionnelle.
AiNA THE END
AiNA THE END possède une voix immédiatement reconnaissable, rauque et fragile. Après son parcours au sein de BiSH, elle développe un univers solo entre rock alternatif, pop, performance et musique liée à l’animation.
NEW KG Insight : la nouvelle génération japonaise invente de nouvelles manières de raconter, de produire et de diffuser la musique.
Playlist NEW KG — Focus Japon
Pour accompagner ce Focus Pays, NEW KG propose une playlist de dix titres permettant de traverser plusieurs époques de la musique japonaise. Cette sélection ne prétend pas résumer toute la richesse du pays. Elle sert de porte d’entrée entre city pop, J-pop, rock, hip-hop, metal et anime music.
Mariya Takeuchi — Plastic Love
Le titre incontournable pour comprendre la redécouverte mondiale de la city pop.
Hikaru Utada — First Love
Une ballade majeure de la J-pop moderne, entre émotion, R&B et écriture intime.
Teriyaki Boyz — Tokyo Drift
La rencontre entre hip-hop japonais, cinéma et culture populaire mondiale.
BABYMETAL — Gimme Chocolate!!
Un mélange spectaculaire entre metal, culture idol, chorégraphie et pop japonaise.
YOASOBI — Idol
Un hit mondial qui illustre la puissance contemporaine de l’anime music.
Kenshi Yonezu — KICK BACK
Une production intense et imprévisible liée à l’univers de Chainsaw Man.
Ado — New Genesis
Une performance vocale puissante devenue indissociable de One Piece Film: Red.
King Gnu — SPECIALZ
Une approche moderne du rock japonais, entre tension, groove et expérimentation.
Creepy Nuts — Mirage
Un morceau qui montre une facette différente du hip-hop japonais contemporain.
Fujii Kaze — Shinunoga E-Wa
Une chanson élégante devenue internationale grâce à sa mélodie, son interprétation et sa redécouverte sur les plateformes.
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Une musique qui transforme les influences en identité
L’histoire de la musique japonaise montre qu’une scène peut être profondément locale tout en devenant mondiale. Des chansons populaires de l’après-guerre à la city pop, du visual kei au hip-hop, des premiers génériques cultes aux hits liés aux anime actuels, le Japon a toujours su transformer ses influences.
Sa force vient de cette capacité à créer de la continuité entre les générations. Hibari Misora, Kyu Sakamoto, Mariya Takeuchi, Ryuichi Sakamoto, Hikaru Utada, YOASOBI, Ado ou Creepy Nuts n’appartiennent pas aux mêmes époques et ne proposent pas les mêmes sons. Pourtant, tous participent à une même histoire : celle d’une musique capable d’associer émotion, innovation, narration et identité visuelle.
Le Japon ne produit donc pas uniquement des chansons populaires. Il produit des souvenirs, des univers et des œuvres qui continuent de circuler longtemps après leur création.
Ab, narration et identité visuelle.
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