Tiemoko : la longévité comme conviction, Summer Watts comme lumière

 

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ? • ÉPISODE 06
Portrait • Tiemoko

Tiemoko : durer sans se perdre

Il fait du rap depuis suffisamment longtemps pour avoir vu les modes,
les codes et l’industrie se transformer. Pourtant, Tiemoko continue
d’avancer avec la même conviction : protéger la passion, le plaisir
de créer et cette envie de prendre le micro tant qu’elle restera intacte.
Entre « Longévité » et « Summer Watts », il se confie à NEW KG.

L’homme des gens

Si Tiemoko devait se présenter sans parler de son métier,
de son âge ou de son parcours, il commencerait par son prénom.
Parce que Tiemoko n’est pas un nom de scène.
C’est son vrai prénom, et sa signification dit déjà quelque chose
de celui qu’il veut être : « l’homme des gens ».

01 • Le temps comme révélateur

Quand arrêter devient la preuve qu’il faut continuer

Il existe parfois un moment où une passion doit répondre
à une question beaucoup plus concrète :
à quoi sert-elle si elle ne permet pas d’en vivre ?

Pour Tiemoko, cette confrontation arrive dans sa vie de couple.
Sa compagne de l’époque lui fait comprendre qu’il devrait peut-être
arrêter la musique puisqu’elle ne lui apporte pas de salaire.

Et paradoxalement, c’est précisément là qu’il comprend
qu’elle ne quittera pas sa vie.

“

Je l’ai compris quand on m’a fait comprendre
qu’il fallait que j’arrête parce que ça ne rapportait pas un salaire.

Continuer malgré ce constat n’a donc rien d’un automatisme.
C’est déjà un choix.

Et probablement la première définition de cette
longévité qui deviendra progressivement
l’un des mots-clés de son parcours.

Positif dès les premiers textes

Lorsqu’il relit mentalement ses premiers textes,
Tiemoko retient deux choses qui lui ressemblent encore aujourd’hui :
une écriture positive et l’absence de grossièreté.

Plusieurs années, plusieurs projets et plusieurs époques plus tard,
cette volonté de chercher de la lumière,
même lorsqu’il parle des difficultés,
reste présente dans sa musique.

@e2c.photo

02 • Plusieurs époques du rap

Quand la musique change, toute la chaîne change avec elle

Tiemoko a traversé suffisamment d’années de rap
pour observer la transformation de la musique,
des artistes et de l’industrie simultanément.

Il voit notamment les États-Unis continuer à impulser
une partie des flows, des tendances,
des compositions et des nouveaux sous-genres
qui viennent ensuite influencer les autres scènes.

Mais son regard devient beaucoup plus critique
lorsqu’il parle de l’industrie.

Pour lui, la logique du profit ne coïncide pas toujours
avec l’intérêt des artistes. Les contrats,
les codes de visibilité et la nécessité de rentrer dans certaines cases
peuvent progressivement modifier la relation que l’on entretient
avec sa propre création.

Dans ce contexte, durer devient donc autant une question musicale
qu’une capacité à ne pas perdre de vue les raisons
pour lesquelles on a commencé.

03 • Longévité

Durer ne veut pas dire rester immobile

Chez Tiemoko, la longévité n’est pas une posture construite
après coup.

Elle existe d’abord parce qu’il est toujours là.

Mais rester ne signifie pas rester identique.

« C’est très facile de se perdre en chemin,
surtout quand le chemin est long.
[…] Nous sommes comme les saisons et le temps,
avec des histoires qui nous font évoluer. »

La fidélité à soi-même n’exclut donc pas la transformation.
Elle impose plutôt de savoir distinguer
ce qui peut évoluer de ce qui mérite d’être protégé.

@e2c.photo

Un tournant

Sunday School : une autre architecture musicale

Parmi les moments qui ont véritablement déplacé quelque chose
dans son rapport à la musique,
Tiemoko cite Sunday School.

L’événement se déroule au Trabendo,
anciennement Hot Brass,
et est présenté par Sydney.
Après audition, des artistes peuvent être sélectionnés
pour interpréter un morceau accompagné par des musiciens professionnels.

Tiemoko est retenu.

Sur place, il rencontre le groupe Soulkadelic.
Cette connexion lui ouvre les portes d’univers
qu’il approfondira ensuite à travers des artistes
comme J Dilla, Slum Village ou Common.

« Ça a été une révélation pour mon architecture musicale. »

04 • Sortir de sa zone de confort

Continuer implique parfois de réapprendre

Avec les années,
certaines habitudes artistiques peuvent devenir rassurantes.

Mais pour Tiemoko,
continuer à avancer nécessite parfois
de se faire violence et de changer son workflow.

Il cite un exemple très concret :
l’enregistrement.

Longtemps, mettre lui-même le nez
dans les logiciels de recording lui mettait la pression.
Il a récemment décidé d’investir dans du matériel
afin de pouvoir désormais s’enregistrer par ses propres moyens.

Un geste apparemment technique,
mais qui résume bien sa manière de penser la longévité :
ne jamais considérer que sa méthode est définitive.

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Ce qu’il faut protéger

La passion avant les chiffres

« Je protège surtout la passion,
l’amour de la pratique
et le plaisir de créer. »

Cette protection est devenue d’autant plus importante
que la musique se mesure aujourd’hui en abonnés,
en écoutes et en performances visibles.Tiemoko observe qu’une personne qui apprend
qu’un artiste fait de la musique
demande parfois immédiatement
s’il en vit,
combien il a d’abonnés
ou quels chiffres affiche son Spotify,
avant même de s’intéresser aux morceaux.

Ne pas se protéger de cette logique peut,
selon lui, conduire à l’aigreur et au dégoût
simplement parce que « ça ne pète pas ».

Sa réponse consiste donc à revenir à l’origine :
aimer pratiquer,
aimer écrire,
aimer créer
même lorsque la récompense extérieure tarde à arriver.

Écouter Tiemoko

Entrez dans la Tiemosphère

Retrouvez « Longévité », « Summer Watts »
et les différentes étapes du parcours musical de Tiemoko.

05 • Écrire ce qui traverse

La production donne souvent le premier mouvement

Lorsqu’il écrit aujourd’hui,
Tiemoko part très souvent de la production.

C’est elle qui déclenche le rythme,
la première impulsion
et la direction du texte.

Mais l’inspiration peut aussi venir
d’une discussion,
d’un film,
d’une citation
ou simplement d’un bon moment partagé
avec sa famille ou ses amis.

Avec les années,
la fonction de l’écriture a également changé.

Avant, il ne percevait pas nécessairement
l’écriture comme un exutoire.
Aujourd’hui, elle le devient de plus en plus.

Se livrer n’est pas naturel pour lui.
Pourtant, il ressent désormais davantage
le besoin de le faire,
et surtout le sentiment d’être enfin prêt.

06 • Mali

Parler de ses origines : l’évidence la plus difficile

Il existe pourtant un sujet
que Tiemoko n’a pas encore réussi
à déployer totalement dans sa musique :
le Mali.

Ses origines l’accompagnent,
apparaissent progressivement
dans sa manière de s’habiller
et commencent aussi à entrer dans ses chansons.

Mais raconter pleinement ce rapport
à son pays d’origine reste plus complexe
que l’évidence du sujet pourrait le laisser penser.

« C’est tellement évident,
mais pas aussi facile que ça.
C’est un épisode à suivre. »

Une première porte existe déjà avec
« La Graille De La Mama »,
où la nourriture devient un moyen
de parler de transmission,
de famille
et de double culture.

07 • Summer Watts

Mettre davantage de lumière après une période difficile

Sur Summer Watts,
quelque chose paraît plus lumineux.

Tiemoko ne dit pourtant pas
avoir construit cette énergie autour d’un concept rigide.

Le projet naît dans l’énergie du moment,
porté par les productions sélectionnées
et par des titres qui se sont parfois imposés tardivement.

« Si on écoute mes albums,
il y a souvent de la lumière et de la good vibe.
Mais sur Summer Watts, il y en a plus. »

Tiemoko avance lui-même une hypothèse :
cette lumière pourrait être une manière
de contrebalancer la période difficile
qu’il a traversée au début de 2026.

La bonne énergie n’est donc pas nécessairement
l’absence de difficultés.

Elle peut aussi devenir
une réponse à celles-ci.

@e2c.photo

Une vie en morceaux

Les différentes versions de Tiemoko

Lorsqu’on lui demande quels titres permettent
de comprendre les différentes versions de son parcours,
Tiemoko ne choisit pas un seul morceau.

Mokostyle
Fragments De Vie
Boulanger
J’rap Remix
Poing en L’r
Slow Down
Longévité
Tiemo Summer Chill

08 • Deux projets, une même trajectoire

« Longévité » regarde le chemin. « Summer Watts » continue d’avancer.

Les deux projets peuvent presque être lus
comme deux faces complémentaires du même artiste.

Longévité porte le poids du temps,
de la résistance,
de la transformation
et de tout ce qu’il faut préserver
lorsqu’on pratique son art sur la durée.

Summer Watts,
lui, remet davantage de soleil,
de mouvement,
de sourire
et de plaisir dans le cadre.

L’un dit : « je suis encore là ».
L’autre répond : « et j’ai encore envie de kiffer. »

À la nouvelle génération

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Si un jeune artiste lui demandait aujourd’hui
comment construire une carrière capable de durer,
Tiemoko commencerait par une question,
pas par une stratégie.

« Pourquoi tu fais de la musique ? »

Puis il lui conseillerait de s’accrocher à cette réponse.
Parce que pratiquer son art doit,
selon lui, relever d’une conviction
suffisamment sincère et profonde
pour que le temps ne puisse pas la briser.

Conclusion

La longévité n’est pas le nombre d’années. C’est ce qui reste intact.

Le parcours de Tiemoko ne raconte pas simplement
un artiste qui fait du rap depuis longtemps.

Il raconte quelqu’un qui a dû répondre plusieurs fois
à la même question :
est-ce que ça vaut encore la peine de continuer ?

Quand l’argent n’était pas au rendez-vous.
Quand les règles de l’industrie changeaient.
Quand il fallait sortir de sa zone de confort.
Quand les réseaux réduisaient parfois la valeur d’un artiste
à quelques chiffres.
Quand la vie elle-même imposait d’autres priorités.

Pourtant, la réponse est restée.

La passion.
La pratique.
Le micro.
L’écriture.
Le plaisir.
La scène.
Et cette envie de continuer à apprendre.

Peut-être est-ce finalement cela,
la véritable définition de la longévité :
accepter de changer sans laisser disparaître
la raison profonde pour laquelle on a commencé.

@e2c.photo
Le dernier mot

« Pratiquer son art doit être une conviction sincère et profonde
que le temps ne peut briser. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Après toutes ces années… est-ce qu’on connaît vraiment Tiemoko ?

Derrière la longévité apparaît surtout un artiste
qui continue de se transformer,
de chercher,
d’apprendre
et de protéger l’essentiel :
le plaisir de faire de la musique.

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Culture • Musique • Rencontres

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LAAZY : de Reims à BIG L, le parcours d’un artiste qui refuse les cases

NEW KG • EST-CE QUE TU ME CONNAIS ?
Portrait • LAAZY

LAAZY : construire sa voie sans jamais entrer dans une seule case

Rap, R&B, chant, expérimentation, scène, entrepreneuriat culturel :
depuis Reims, LAAZY construit un parcours qui refuse les frontières trop simples.
De SoundCloud à SIO 2, de BIG L à MUCHLUV,
il raconte à NEW KG comment sa vie est progressivement devenue
la matière première de son œuvre.

Avant LAAZY

Chez LAAZY, il n’y a jamais eu une seule musique.
Il y en a eu plusieurs, très tôt :
variété francophone, rumba congolaise,
musiques centrafricaines, hip-hop,
rock, métal, électro, indie ou encore house.
Un mélange absorbé au fil d’une famille
où chacun apportait ses propres références.

01 • Reims, la famille et les premiers textes

Grandir dans un brassage musical permanent

Son premier rapport à la musique passe par sa famille.
Ses parents écoutent de la variété française et francophone,
mais également de la rumba congolaise avec des noms comme
Extra Musica, Papa Wemba ou Koffi Olomide,
ainsi que des titres centrafricains.

Dernier d’une fratrie, LAAZY se décrit comme
« le bout de l’entonnoir » :
celui qui reçoit les influences de tout le monde.

Ses frères et sa sœur élargissent encore le spectre.
Hip-hop, R&B, soul, pop, électro, métal,
rock indépendant, folk ou musique expérimentale :
à l’époque de MCM, MTV, des premiers MP3,
d’Emule et de LimeWire, LAAZY absorbe tout.

“

Ma source était déjà riche.

L’écriture apparaît elle aussi très tôt.
Il raconte sa vie sur Word dès l’enfance,
écrit des poèmes au collège,
expérimente ses premières confrontations rap dans la cour
puis écrit son premier véritable texte au lycée.

C’est à ce moment-là que LAAZY naît.

@drac.mp5

SoundCloud : apprendre sans être attendu

Avant même de publier ses propres titres,
LAAZY expérimente avec son frère
Kuroi Payne.
Guitare, refrains, harmonies et premiers enregistrements :
sa voix finit par apparaître sur SoundCloud.

Quelques années plus tard,
il publie ses premiers morceaux seul.
Puis arrive « Alien ».

Sans préparation ni campagne,
le morceau dépasse les 10 000 écoutes.
Une première démonstration que sa musique
peut voyager bien au-delà de son environnement immédiat.

« J’ai compris que ma musique pouvait toucher le plus grand nombre
même si j’étais dans une petite ville de province
et que peu importe ce que je pouvais proposer,
c’est l’authenticité de la proposition qui serait retenue. »

SoundCloud devient un laboratoire :
un espace pour publier,
tester,
recommencer
et créer sans devoir répondre aux attentes d’une industrie.

@drac.mp5

02 • Le déclic

Carto Blaster : quand la passion devient un projet

En 2017, le dispositif Carto Blaster,
porté par La Cartonnerie à Reims,
marque un tournant.

Déjà repéré localement,
LAAZY devient lauréat du dispositif.
L’accompagnement lui permet de mieux comprendre
le démarchage des médias,
celui des salles,
certains aspects techniques,
mais aussi d’accéder à de nouvelles scènes.

C’est surtout à ce moment
qu’il prend conscience de son rapport au live.

« J’ai compris que je voulais faire ça toute ma vie. »

Dans le public, certaines personnes connaissent déjà ses paroles.
D’autres les reprennent rapidement.
Cette énergie va progressivement modifier
sa manière de penser ses morceaux.

Une part importante de sa musique est désormais également conçue
avec la scène en tête.

03 • Construire LAAZY

Le problème n’était pas de choisir entre rapper et chanter

Aujourd’hui, mélanger chant et rap semble presque naturel.
Lorsque LAAZY commence pourtant à développer son projet,
cette polyvalence est moins facilement comprise.

Ses influences sont trop nombreuses
pour qu’il accepte de se limiter à une discipline.
Il apprend à chanter tout en apprenant à rapper.

Au début, cette liberté lui est régulièrement reprochée.

Il affine alors son écriture,
améliore sa technique,
expérimente différentes directions
et finit par trouver une forme
où chant et rap peuvent réellement cohabiter.

La vraie bascule

« Satisfaire les autres avant moi dans mon art,
ce n’est pas la direction que j’ai souhaité prendre. »

Une discographie comme mémoire de vie

Pour comprendre les changements de LAAZY,
il faut regarder ses projets
comme autant de photographies de périodes vécues.

MADNESS — la dépression.

Summer Is Over — la mélancolie d’une vie appréciée mais passée.

RED MOON — le cri de l’ego et l’appel de la scène.

BLUE LAGOON — le point de départ d’un éveil.

BUBBLE — l’expérimentation.

Days Before Starlight — le tunnel du flow.

BUBBLE II — la purge, la mise à nu.

Ses projets deviennent ainsi des mémoires musicales :
des archives de périodes qui participent toutes
à construire autant l’individu que l’artiste.

@drac.mp5

Écouter LAAZY

Entrez dans sa discographie

De ses premières expérimentations à SIO 2,
découvrez les projets qui racontent les différentes étapes de son parcours.

04 • BIG L

Celui qui ne perd jamais

Avec Days Before Starlight,
une nouvelle facette apparaît :
BIG L.

Pas simplement un personnage.
Plutôt une version de lui-même
capable d’exprimer plus frontalement
ce que LAAZY retenait encore.

BIG L est celui qui en a assez
de ne pas être entendu,
vu ou reconnu à sa juste valeur.

C’est aussi celui qui refuse d’abandonner
lorsque les résultats n’arrivent pas immédiatement.

« Celui qui ne baisse pas les bras quand le résultat escompté n’arrive pas,
qui considère que la répétition est la cousine de la réussite. »

BIG L devient même son identité sur les réseaux :
une manière de ne pas oublier
qui il est
et ce qu’il veut montrer au monde.

Déconstruire pour continuer

Son arrivée à Paris ouvre pourtant une période
beaucoup plus complexe.

Départ du foyer familial,
construction d’une vie à deux,
arbitrages financiers,
projet musical et manque de connexions directes
avec les grands médias :
LAAZY doit repenser son rapport à la musique.

Il fréquente des artistes,
des événements
et certains acteurs de l’industrie,
tout en ayant parfois l’impression
de ne pas appartenir totalement au « club ».

« Ne pas faire de musique, c’est comme ne pas respirer. »

05 • Summer Is Over 2

De la douleur à la nostalgie

En 2019, le premier Summer Is Over
naît dans une période de rupture.

LAAZY sort d’une longue relation,
mais également d’une période dépressive.
À 21 ans, il ressent davantage le besoin de dire
que celui d’être compris.

Lorsqu’il revient à cet univers avec
SIO 2,
la temporalité a changé.

Il ne crée plus uniquement par nécessité.
Il prend le temps de faire mûrir le projet,
de concentrer ses intentions
et d’aller à l’essentiel.

« J’ai vécu pleinement des années qui ont filé comme un voyage
et dont le souvenir subsiste dans la nostalgie
et plus dans la douleur. »

Le projet reste profondément lié
à l’introspection,
la spiritualité,
la mémoire
et la manière dont le temps transforme la douleur en souvenir.

À voir

Découvrez le dernier clip de LAAZY

Une autre porte d’entrée dans son univers musical et visuel.

06 • Connexion avant collaboration

Avec Mak Kitah, l’humain vient avant le featuring

LAAZY fait peu de collaborations.

Avec Mak Kitah,
présent notamment sur « Carry On »,
la relation dépasse largement la musique.

Il le décrit comme un frère,
une source de joie,
une inspiration
et le premier artiste MUCHLUV.

« Ce qui fait la vraie connexion artistique,
c’est la connexion humaine au-delà de la musique elle-même. »

Une collaboration prend davantage de sens
lorsqu’elle repose sur des valeurs communes,
de l’estime,
une véritable connexion
et l’envie de partager un moment.

Écrire moins, mais avec davantage d’intention

Son rapport à l’écriture évolue également.

LAAZY confie écrire de moins en moins
et développer une nouvelle manière
de rapper plus intentionnellement.

Il continue néanmoins de vouloir
raconter,
créer une atmosphère
et provoquer une émotion.

@drac.mp5

07 • Au-delà de l’artiste

LAAZY n’est plus seulement un artiste : c’est un projet

Comment faire cohabiter création,
événements,
organisation
et développement culturel ?

Sa réponse tient en trois verbes :
s’organiser, s’entourer et déléguer.

Organisateur depuis 2017,
il a progressivement appris
à identifier les compétences,
les rôles
et les personnes nécessaires autour de lui.

« Celui qui dit qu’on se fait tout seul a menti.
On a besoin les uns des autres. »

LAAZY considère désormais son identité
comme un projet complet,
dont chaque facette doit avoir
sa propre organisation en coulisses.

08 • Construire autrement

Pour les indépendants, créer une vraie communauté

Lorsqu’on lui demande ce qui manque encore
aux artistes indépendants,
LAAZY pointe d’abord la nécessité
d’un esprit de communauté plus fort.

Il appelle également à davantage d’acteurs
réellement investis dans le développement des artistes,
mais aussi à une meilleure compréhension
des aspects administratifs et professionnels du métier.

Pour lui, le terme « indépendant »
recouvre aujourd’hui des réalités extrêmement différentes :
artistes débutants,
projets hors labels
ou simplement personnes souhaitant construire leur carrière autrement.

LAAZY défend également une meilleure transmission entre générations :
partager davantage les informations,
les codes,
les expériences
et les connaissances pour aider les artistes à construire
des parcours plus durables.

Dans cinq ans

Un label, un festival… et la Centrafrique

Lorsque LAAZY se projette dans cinq ans,
ses ambitions dépassent sa seule carrière personnelle.

Ouvrir son label.
Développer son festival.
Organiser des événements culturels et musicaux
partout en France et à l’étranger.
Et créer en Centrafrique
un environnement permettant à davantage de talents
de développer leurs projets.

Conclusion

Ne pas choisir entre les différentes versions de soi

Pendant longtemps,
la polyvalence de LAAZY a pu sembler difficile à classer.

Avec le recul,
c’est précisément cette impossibilité de choisir
entre plusieurs influences,
plusieurs façons de créer
et plusieurs rôles
qui raconte le mieux son parcours.

Il y a l’enfant nourri de rumba congolaise,
de variété,
de rock et de hip-hop.
Le lycéen qui écrit ses premiers textes.
Le jeune artiste qui expérimente sur SoundCloud.
Le performeur révélé par Carto Blaster.
LAAZY.
BIG L.
L’organisateur.
L’entrepreneur culturel.

Derrière toutes ces versions,
une même idée persiste :
continuer d’avancer
même lorsque la reconnaissance n’arrive pas immédiatement.

@drac.mp5
La vision de LAAZY

« Rendre au berceau du monde
ce qu’il nous a apporté. »

NEW KG • Est-ce que tu me connais ?

Derrière LAAZY, combien de versions d’un même artiste reste-t-il encore à découvrir ?

Un parcours où chaque projet devient une archive de vie,
chaque évolution une nouvelle possibilité
et chaque détour une manière supplémentaire
de construire sa propre voie.

◎
Suivre LAAZY

Continuez l’histoire avec BIG L

Musique, projets, scènes, coulisses et nouvelles créations :
retrouvez LAAZY sur Instagram et suivez les prochaines étapes
de son univers.


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Culture • Musique • Découvertes

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MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

NEW KG · MUSIC

MC Solaar : « 5ème As » revient 25 ans après dans une réédition spéciale

Le classique de MC Solaar fera son retour le 18 septembre 2026 avec plusieurs éditions collector, des raretés et un inédit.

 

Il y a des albums qui appartiennent à une époque. Et puis il y a ceux qui continuent à traverser les générations.
« 5ème As » fait partie de cette deuxième catégorie.

Sorti en 2001, l’album emblématique de MC Solaar revient dans les bacs vingt-cinq ans plus tard.
Pour l’occasion, Warner Music France prépare plusieurs éditions physiques, dont des vinyles limités
et une version 2 CD enrichie de raretés.

À retenir

Sortie : 18 septembre 2026

Album : « 5ème As »

Artiste : MC Solaar

Formats : éditions vinyles collector et édition limitée 2 CD

Bonus : versions rares et « Solaar Weeps », annoncé comme inédit

01 · L’album

« 5ème As », l’album de la consécration

Sorti initialement en 2001, « 5ème As » marque une étape importante dans la carrière de MC Solaar.
Le disque rencontre un important succès populaire et critique et décroche un
double disque de platine.

Le projet rassemble plusieurs éléments devenus indissociables de l’univers du rappeur :
une écriture précise, des rimes travaillées, une attention particulière portée aux mots
et une production qui fait dialoguer narration, mélancolie et énergie.

« Solaar Pleure », « Hasta la Vista », « La Belle et le Bad Boy »…
plusieurs morceaux de « 5ème As » ont largement dépassé leur époque.

On retrouve également sur le disque « RMI », « Les Colonies », « Baby Love »,
« Le Cinquième As » ou encore « Si je meurs ce soir ».

À voir · MC Solaar — « 5ème As »

02 · Les éditions

Une réédition pensée pour les collectionneurs

Pour célébrer les vingt-cinq ans de l’album, Warner Music France propose plusieurs formats physiques,
dont plusieurs éditions limitées.

Édition ultra-limitée

« Fifth Ace » — double vinyle crème

L’édition internationale de l’album, initialement sortie à l’export,
revient en double vinyle couleur crème et contient des titres exclusifs.

Édition limitée Fnac

Double vinyle couleur or

L’album original avec sa pochette originale, une nouvelle gravure
et une présentation double vinyle gatefold couleur.

Vinyle

Double vinyle noir 140 g

Une édition standard permettant de retrouver l’album original au format double vinyle.

Édition limitée

2 CD Digipak

Le premier disque contient l’album original tandis que le second réunit
plusieurs versions rares et inédites en France.

03 · Les archives

Le véritable bonus : raretés et inédit

Pour celles et ceux qui connaissent déjà l’album,
la véritable curiosité de cette réédition se trouve sur le second CD.

CD2 · Bonus

01 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Intro

02 · ¡Hasta La Vista Mi Amor! — Spanish Version

03 · Samedi Soir

04 · Solaar Pleure — Symphonic Version

05 · Solaar Weeps

Inédit

Parmi ces bonus, « Solaar Weeps » est annoncé comme inédit.
Le disque comprend également « Samedi Soir », une version espagnole
de « Hasta La Vista Mi Amor! » et une version symphonique de « Solaar Pleure ».

04 · Portrait

MC Solaar, une signature à part

MC Solaar occupe depuis plusieurs décennies une place singulière dans le rap francophone.
Son identité artistique repose notamment sur son rapport aux mots, au rythme et à la narration.

Jeux de langage, images, observation sociale et introspection
traversent une écriture devenue immédiatement identifiable.

Dans cette trajectoire, « 5ème As » constitue l’un des albums
qui illustrent le mieux sa capacité à faire dialoguer rap,
poésie et recherche mélodique.

Plus qu’une simple ressortie, cette édition participe à la transmission
d’un album qui a marqué l’histoire du rap francophone.
Vingt-cinq ans plus tard, « 5ème As » peut retrouver son public
tout en rencontrant une nouvelle génération d’auditeurs.


Le regard NEW KG

Rendez-vous le 18 septembre

« 5ème As » sera de nouveau disponible le 18 septembre 2026 chez Warner Music France.

Vinyles collector, édition 2 CD, raretés et inédit :
cette nouvelle édition offre une nouvelle occasion de replonger
dans l’un des albums marquants de la discographie de MC Solaar.

Artiste : MC Solaar

Album : « 5ème As »

Date de sortie : 18 septembre 2026

Label : Warner Music France

 

Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît en vinyle picture

NEW KG • HIP-HOP • PATRIMOINE

Hostile Hip Hop Volume 1 : 30 ans après, la compilation culte du rap français renaît

Le 11 septembre 2026, Hostile Records célèbre les 30 ans de l’une des compilations les plus emblématiques du rap français avec une édition anniversaire exceptionnelle de
Hostile Hip Hop Volume 1, pressée pour la première fois en vinyle picture.

Sortie

11 septembre 2026

Label

Warner / Hostile Records

Édition

Vinyle Picture

Il existe des compilations qui rassemblent des morceaux.
Et puis il y a celles qui finissent par raconter toute une époque.
Hostile Hip Hop Volume 1 appartient incontestablement à cette seconde catégorie.

HOSTILE HIP HOP VOLUME 1

Découvrez l’édition anniversaire

 

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition anniversaire 30 ans

Une pierre angulaire du rap français des années 90

Trente ans après sa sortie initiale,
Hostile Hip Hop Volume 1
revient sur le devant de la scène.
La compilation témoigne d’une période déterminante de l’histoire du hip-hop hexagonal,
celle d’une scène française en pleine effervescence, portée par de nouvelles voix,
de nouvelles écritures et une identité musicale particulièrement forte.

Plus qu’une simple compilation, le projet est devenu le reflet d’une époque
et d’une génération qui allait profondément marquer le rap français.
À travers cette réédition anniversaire,
Hostile Records
célèbre l’héritage d’un label qui a participé à révéler et accompagner
plusieurs artistes devenus incontournables.

30 ANS D’HISTOIRE

Une compilation devenue le témoin d’une époque,
d’une énergie et d’une identité musicale qui continuent
d’inspirer de nouvelles générations.

Plus de 100 000 exemplaires vendus

Portée par la vision de
Benjamin Chulvanij
et du label Hostile Records, la compilation rassemble des titres devenus
emblématiques de cette période.
Elle illustre toute la richesse, l’authenticité et la diversité
d’une scène rap française alors en pleine construction.

Avec plus de 100 000 exemplaires vendus,
Hostile Hip Hop Volume 1
s’est imposée comme une référence incontournable du rap français.

Son importance dépasse largement sa tracklist :
le projet capture un moment où le hip-hop français affirmait progressivement
ses propres codes, ses artistes et sa place dans le paysage musical.

Pour la première fois en vinyle picture

Pour célébrer ce trentième anniversaire,
la compilation bénéficie d’une édition particulière :
elle est pressée pour la première fois en vinyle picture.

Une manière de transformer cette réédition en véritable objet collector,
aussi bien destiné aux passionnés de rap français qu’aux amateurs de vinyles
et de pièces rares.

Hostile Hip Hop Volume 1 — Édition 30e anniversaire
Disponible à partir du 11 septembre 2026
Warner / Hostile Records
Édition Vinyle Picture

Une tracklist qui traverse l’histoire du rap français

Ärsenik, X-Men, La Clinique, Lunatic, Sté Strausz’…
la compilation rassemble plusieurs noms emblématiques du rap français.

FACE A

01 — Ärsenik

L’Enfer remonte à la surface

02 — X-Men

Pendez-les, bandez-les, descendez-les !

03 — 2 Bal feat. Niro

Trois fois plus efficace

04 — Polo

Panne sèche (Halloween Remix)

05 — La Clinique feat. Les Sales Gosses

Tout saigne

06 — Sté Strausz’

Plus d’idéal

FACE B

07 — Teemour

Pas mieux demain

08 — Lunatic

Le Crime paie

09 — Aktivist

Cauchemar

10 — Da Maad Fungusth

Les Spots bleus

11 — Les Rongeurs

La Chasse est ouverte

12 — Boss Raw

1 Million de Caillras

Trente ans plus tard, l’héritage reste intact

Cette édition anniversaire célèbre autant une compilation majeure
que l’héritage d’un label ayant participé à écrire une partie importante
de l’histoire du rap français.

Trois décennies après sa première apparition,
Hostile Hip Hop Volume 1
conserve son statut d’œuvre fondatrice.
Sa réédition permet aux auditeurs de la première heure de retrouver
un projet emblématique, tout en offrant à une nouvelle génération
l’occasion de découvrir l’un des témoignages majeurs de cette période
du hip-hop français.

En ressortant cette compilation sous la forme d’un vinyle picture collector,
Hostile Records ne remet donc pas simplement un disque dans les bacs :
le label remet en circulation un morceau de l’histoire du rap français.

HOSTILE RECORDS

Hostile Hip Hop Volume 1

Édition anniversaire • Vinyle Picture • 11 septembre 2026


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NEW KG

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EL’NOUR accélère avec « Voie Rapide », un voyage nocturne entre rap, funk et synthwave

 

Avec « Voie Rapide », EL’NOUR dévoile un morceau nocturne et atmosphérique, porté par des sonorités électroniques inspirées des années 90, un groove funk/disco et une énergie synthwave. Un titre immersif qui confirme la cohérence et la maturité de son univers artistique.

EL’NOUR accélère avec « Voie Rapide », un voyage nocturne entre rap, funk et synthwave

EL’NOUR remet les phares sur l’un des titres les plus marquants de son EP Confiance Aveugle. Avec « Voie Rapide », l’artiste parisien transforme la nuit en espace mental et la route en mouvement intérieur. Entre textures électroniques inspirées des années 90, groove funk/disco et atmosphère synthwave, le morceau avance avec fluidité, comme un trajet que rien ne semble pouvoir interrompre. Présent sur Confiance Aveugle, « Voie Rapide » occupe une place particulière dans l’univers d’EL’NOUR. Le titre met en lumière une facette plus atmosphérique de sa musique, sans abandonner l’écriture introspective et la lucidité qui traversent son parcours artistique.

Une bande-son pensée pour la nuit

Dès les premières secondes, « Voie Rapide » installe une ambiance précise. La production ne cherche ni la rupture brutale ni l’accumulation d’effets. Elle construit au contraire une sensation continue et presque hypnotique, où les nappes électroniques, les textures rétro et le groove se répondent avec naturel. Le morceau possède la force immédiate des titres pensés pour accompagner un trajet nocturne. Les sonorités synthwave apportent une dimension cinématographique, tandis que les influences funk et disco donnent à l’ensemble une souplesse plus lumineuse et dansante. EL’NOUR trouve ainsi un équilibre entre rap, mélodie et immersion sonore. « Voie Rapide » ne parle pas seulement de vitesse. Le titre évoque surtout le mouvement : celui d’un artiste qui avance, d’un esprit qui refuse l’immobilité et d’une trajectoire qui continue malgré les doutes, les obstacles et la fatigue.

La route comme prolongement de l’univers d’EL’NOUR

Chez EL’NOUR, les décors et les ambiances ne sont jamais de simples arrière-plans. Ils servent à traduire un état intérieur. Dans « Voie Rapide », la route, la nuit et la sensation de déplacement peuvent se lire comme les métaphores d’un parcours personnel, partagé entre ambition, lucidité et besoin d’évasion. L’artiste ne transforme pas le morceau en démonstration de force. Il laisse la production respirer et installe sa présence progressivement. Cette retenue renforce l’identité du titre : « Voie Rapide » avance sans précipitation, avec une assurance calme et une direction clairement assumée.

Un morceau central dans Confiance Aveugle

« Voie Rapide » prend pleinement son sens lorsqu’on le replace dans Confiance Aveugle. Fruit de plusieurs années d’écriture et de construction, cet EP de huit titres représente une étape importante dans le parcours d’EL’NOUR. L’artiste y développe une musique à la fois brute et aérienne, nourrie par l’introspection, la mélancolie, les tensions sociales et des mélodies planantes. Le projet passe de l’autobiographie de « La pire génération » à la mélancolie de « Beaux-arts », puis à l’énergie plus immédiate de « Persévère » avec 63OG. « Voie Rapide » intervient comme une respiration nocturne avant la lucidité sentimentale de « Retrouver la vue » et la conclusion plus apaisée de « Confiance aveugle » avec Ol’Kainry. Cette place dans la tracklist n’est pas anodine. Le morceau agit comme un passage : il maintient l’élan du projet tout en ouvrant un espace plus immersif. Il résume aussi l’une des principales forces d’EL’NOUR, capable de construire une identité musicale accessible sans sacrifier la profondeur de son écriture.

EL’NOUR, une trajectoire construite dans la durée

De son vrai nom Ahmed Salah, EL’NOUR est né à Paris et a grandi entre Épinay-sur-Seine et le 16e arrondissement. Cette expérience entre deux réalités sociales très différentes a façonné son regard sur le monde et son rapport à l’écriture. Il commence à rédiger ses premiers textes vers l’âge de 13 ans, faisant progressivement du rap un espace d’expression et de réflexion. Avant d’adopter définitivement le nom EL’NOUR, il se produit sous le pseudonyme Salakid et multiplie les expériences scéniques en France, en Belgique et en Suisse. Son premier projet, Le sourire des miens, paraît en 2024, avant une série de singles qui précisent progressivement son identité artistique. Avec Confiance Aveugle, EL’NOUR franchit un nouveau cap. Le projet confirme une direction où la sincérité, l’éclectisme et la cohérence occupent une place centrale. « Voie Rapide » prolonge précisément cette recherche : proposer un morceau immédiatement accessible, mais suffisamment construit pour laisser une impression durable.

Découvrez « Voie Rapide » en vidéo

À travers cette publication Instagram, EL’NOUR offre une nouvelle porte d’entrée dans l’univers du morceau et prolonge son atmosphère sur le terrain visuel.

Le verdict NEW KG

Avec « Voie Rapide », EL’NOUR montre qu’un morceau peut créer de l’intensité sans forcer le rythme. Tout repose ici sur l’atmosphère, la continuité et la sensation de mouvement. La production accompagne l’artiste sans l’écraser et donne au titre une identité immédiatement reconnaissable. Cette mise en avant confirme également la cohérence de Confiance Aveugle. EL’NOUR poursuit une trajectoire personnelle, loin des effets faciles, en construisant un rap mélodique, nocturne et cinématographique. « Voie Rapide » est disponible sur les plateformes d’écoute au sein de l’EP Confiance Aveugle.

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Focus musique française : une scène entre héritage, modernité et influence mondiale

De la chanson française au rap, de la pop moderne à l’électro, NEW KG explore une scène française entre héritage, modernité et influence mondiale. Un focus pour comprendre comment la musique française continue de se réinventer, portée par ses grandes voix, ses nouvelles générations et ses multiples influences.

Focus musique française : une scène entre héritage, modernité et influence mondiale

Image de couverture du focus NEW KG sur la musique française, illustrant l’héritage de la chanson française, le rap français, la pop moderne, l’électro et l’influence mondiale de la scène musicale française.
NEW KG explore la musique française, entre grandes voix du patrimoine, scènes urbaines, pop actuelle, électro et influences mondiales.

Jeudi 9 juillet 2026, NEW KG met la lumière sur la musique française. Pas seulement comme une histoire de langue, de patrimoine ou de nostalgie, mais comme une scène vivante, plurielle et profondément connectée à son époque. De la chanson française au rap, de la variété à l’électro, de la pop nouvelle génération aux influences afro, caribéennes et R&B, la musique française continue de se transformer sans perdre ce qui fait sa force : une manière unique de raconter, d’écrire, de produire et de créer des univers.

En 2025, le marché français de la musique enregistrée a confirmé sa solidité, avec une décennie de croissance ininterrompue et un chiffre d’affaires dépassant le milliard d’euros selon le SNEP. La production française reste également très présente dans les classements, notamment dans le Top 200.

Une musique qui ne se limite pas à une langue

Quand on parle de musique française, on pense souvent immédiatement à la chanson à texte, à la variété ou à quelques grandes figures populaires. Pourtant, réduire cette scène à une seule esthétique serait passer à côté de sa richesse. La musique française est un territoire de contrastes : elle peut être littéraire, populaire, urbaine, électronique, intime, dansante, engagée ou sentimentale.

Ce qui la rend forte, c’est sa capacité à absorber les influences sans disparaître derrière elles. Elle peut dialoguer avec le rap américain, l’afrobeat, le R&B, la soul, la house, la musique caribéenne ou les musiques du monde, tout en gardant une identité particulière. Cette identité ne tient pas seulement à la langue française : elle tient aussi à une manière de poser les mots, de construire les mélodies, de travailler les ambiances et de raconter la société.

Un héritage puissant avant les années 80

Avant les années 80, la musique française a déjà construit une mémoire collective immense. Des artistes comme Édith Piaf, Charles Aznavour, Barbara, Serge Gainsbourg, Dalida, Johnny Hallyday ou encore France Gall ont marqué des générations entières. Ils ont imposé des voix, des écritures, des présences scéniques et des chansons devenues intemporelles.

Édith Piaf a incarné l’émotion brute, celle qui traverse les époques sans perdre son intensité. Charles Aznavour a donné à la chanson française une dimension narrative, presque cinématographique, où chaque titre ressemble à une histoire courte. Barbara a imposé une profondeur, une pudeur et une gravité rarement égalées. Serge Gainsbourg, lui, a ouvert un espace plus provocateur, plus expérimental, entre chanson, pop, reggae, jazz et audace littéraire.

Dalida a apporté une dimension populaire, internationale et théâtrale. Johnny Hallyday a installé en France une énergie rock, scénique et fédératrice. France Gall, notamment avec Michel Berger, a montré que la variété pouvait être à la fois accessible, mélodique et ambitieuse. Cet héritage reste essentiel, car il continue d’influencer la façon dont les artistes français pensent la chanson : comme un espace d’émotion, de style et de personnalité.

Le rap français, moteur culturel

Aujourd’hui, impossible de parler de musique française sans parler du rap. Ce genre est devenu l’un des grands moteurs culturels du pays. Il ne s’agit plus seulement d’une scène parallèle ou d’une expression marginale : le rap français est au cœur de la musique populaire, des tendances, du langage, de la mode, de l’image et même de la manière dont les jeunes générations se racontent.

Le rap français a cette force particulière : il documente le réel. Il parle de territoire, d’ascension sociale, d’identité, de famille, de solitude, d’ambition, de violence, de fête, de réussite et de contradictions. Il peut être dur, mélodique, introspectif, dansant, sombre ou lumineux. Cette diversité explique pourquoi il occupe une place aussi centrale dans l’écoute quotidienne.

Des pionniers comme IAM, NTM, MC Solaar, Ärsenik ou Ministère A.M.E.R. ont ouvert la voie. Puis les générations suivantes ont élargi le terrain avec Booba, Rohff, Diam’s, La Fouine, Kery James, Soprano, Orelsan, Nekfeu, PNL, Ninho, SCH, Jul, Gazo, Tiakola, SDM ou encore PLK. Chaque époque a apporté son vocabulaire, ses codes visuels, ses flows et ses façons de produire.

Le rap français est aussi devenu un laboratoire sonore. Il a absorbé la trap, la drill, l’afro, la jersey, le cloud rap, la mélodie autotunée et les productions minimalistes. Cette capacité à évoluer rapidement fait de lui l’un des espaces les plus dynamiques de la musique française actuelle.

La pop française se réinvente

À côté du rap, la pop française connaît elle aussi une transformation importante. Elle n’est plus seulement pensée comme une variété grand public. Elle devient plus visuelle, plus intime, plus hybride. Les artistes pop français travaillent davantage leur univers global : image, clips, esthétique, narration, scène, mode et identité sonore.

Cette nouvelle pop peut être mélancolique, dansante, rétro, électronique ou très organique. Elle puise autant dans la chanson française que dans la synth-pop, l’indie, la folk, le R&B ou la pop internationale. Des artistes comme Christine and the Queens, Clara Luciani, Juliette Armanet, Pomme, Zaho de Sagazan, Yseult ou encore Eddy de Pretto montrent que la pop française peut porter des propositions très différentes, tout en gardant une vraie exigence artistique.

Ce qui change surtout, c’est la place donnée à l’univers. La chanson n’est plus seule : elle s’accompagne d’un monde visuel, d’un ton, d’une posture. Dans ce paysage, l’artiste devient aussi auteur de son imaginaire. C’est précisément ce que NEW KG observe dans la scène actuelle : les artistes ne cherchent plus seulement à sortir un titre, ils construisent une identité complète.

Les influences afro, R&B, soul et caribéennes

La France musicale avance aussi grâce à ses diasporas. Les influences afro, caribéennes, R&B, soul, dancehall, amapiano ou zouk participent pleinement à l’évolution de la scène. Elles ne sont plus seulement des couleurs ajoutées à la marge : elles structurent désormais une partie importante du son populaire français.

Cette réalité se retrouve dans les mélodies, les rythmiques, les refrains, les collaborations et les façons de danser. Des artistes comme Aya Nakamura, GIMS, Dadju, Tayc, Franglish, Naza, Keblack, Ronisia, Tiakola ou encore Fally Ipupa dans ses connexions avec le public francophone montrent à quel point l’espace musical français est lié aux circulations culturelles entre l’Europe, l’Afrique, les Caraïbes et les diasporas.

Ces influences apportent une énergie essentielle. Elles rendent la musique française plus ouverte, plus rythmée, plus mondiale. Elles permettent aussi à une génération entière de se reconnaître dans des sons qui parlent autant de Paris, de Kinshasa, d’Abidjan, de Pointe-à-Pitre, de Brazzaville, de Fort-de-France, de Bamako ou de Dakar.

L’électro, une signature française

La France possède également une place particulière dans les musiques électroniques. De la French Touch aux scènes club actuelles, l’électro française a construit une signature immédiatement reconnaissable : sens du groove, culture du sample, esthétique visuelle forte, goût du live et ambition internationale.

Daft Punk, Air, Cassius, Étienne de Crécy, Laurent Garnier, Justice, David Guetta, Bob Sinclar, DJ Snake, Kungs, Polo & Pan ou encore The Blaze ont chacun, à leur manière, participé à cette empreinte. La French Touch a notamment permis à la France de devenir un repère mondial dans l’imaginaire électronique, au croisement du club, de la pop, de la mode, du cinéma et de la culture visuelle.

Le Centre national de la musique accompagne aujourd’hui le développement international de la filière musicale française, notamment via des dispositifs export et des présences professionnelles sur des événements internationaux.

Paris, Marseille, Lyon… et au-delà

La musique française ne vient pas d’un seul centre. Paris reste évidemment une capitale culturelle majeure, avec ses studios, ses labels, ses médias, ses salles, ses scènes alternatives et ses quartiers créatifs. Mais la force de la musique française vient aussi de ses territoires.

Marseille occupe une place à part, notamment dans le rap, avec une identité solaire, populaire, directe et profondément locale. Lyon apporte une scène riche, entre rap, électro, pop et alternatives. Lille, Nantes, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Montpellier ou encore la Seine-Saint-Denis nourrissent également la diversité musicale française.

Chaque ville apporte sa couleur. Chaque territoire propose ses accents, ses récits, ses réseaux, ses lieux et ses scènes. Cette décentralisation est importante : elle rappelle que la musique française n’est pas une image figée autour de Paris, mais un ensemble de mouvements qui se répondent.

Les pépites à suivre : construire des univers

La nouvelle génération ne cherche pas seulement à faire des hits. Elle veut créer des mondes. C’est l’un des grands changements de la scène actuelle : les jeunes artistes pensent leur musique comme une expérience globale. Le clip, la pochette, le style vestimentaire, le live, les réseaux sociaux et la narration personnelle deviennent aussi importants que le morceau lui-même.

Les pépites de demain peuvent venir du rap, de la pop, du R&B, de l’afro, de l’électro, de la chanson ou de scènes plus alternatives. Certaines auront une trajectoire virale, d’autres construiront lentement une communauté fidèle. Mais toutes participent à une même dynamique : renouveler le regard sur la musique française.

Pour NEW KG, c’est précisément là que le focus devient intéressant. Il ne s’agit pas seulement de célébrer les grands noms déjà installés, mais aussi d’observer les signaux faibles : les nouveaux clips, les premiers projets, les collaborations inattendues, les scènes locales, les artistes indépendants et les sons qui annoncent les prochaines tendances.

Une playlist pour traverser les époques

Pour accompagner ce focus, NEW KG propose une playlist spéciale musique française. L’idée n’est pas de résumer toute l’histoire de la musique française en dix titres — ce serait impossible — mais de créer une porte d’entrée. Une sélection qui relie l’héritage, la chanson, la pop, le rap, l’électro et la scène contemporaine.

  1. Édith Piaf — La Vie en rose
  2. Charles Aznavour — La Bohème
  3. Dalida — Paroles, paroles
  4. Johnny Hallyday — Que je t’aime
  5. France Gall — Résiste
  6. MC Solaar — Caroline
  7. Daft Punk — One More Time
  8. Christine and the Queens — Christine
  9. Aya Nakamura — Djadja
  10. Juliette Armanet — Le Dernier Jour du disco

Cette playlist permet de passer d’une France de la chanson à une France plus électronique, urbaine et mondialisée. Elle montre aussi que la musique française n’a jamais été immobile. Elle se transforme, change de rythme, change de visage, mais garde toujours cette capacité à créer des morceaux qui restent.

Pourquoi ce focus est important

Ce focus sur la musique française rappelle une chose essentielle : la France musicale n’est pas seulement un patrimoine à regarder avec nostalgie. C’est une scène en mouvement. Une scène qui a produit des monuments, mais qui continue aussi d’inventer de nouvelles formes.

Entre héritage et modernité, entre chanson et rap, entre électro et influences diasporiques, entre grandes figures et jeunes créateurs, la musique française reste un espace de narration, de mélange et d’identité. Elle parle à la fois du passé, du présent et de ce qui arrive.

Chez NEW KG, nous voulons continuer à mettre en lumière cette richesse : les artistes installés, les scènes émergentes, les clips qui racontent quelque chose, les titres qui marquent une époque et les mouvements culturels qui méritent d’être mieux regardés.

Retrouvez la playlist spéciale musique française sur le Spotify de NEW KG. Abonnez-vous à NEW KG pour découvrir chaque semaine de nouveaux focus, de nouvelles playlists et de nouvelles scènes musicales à suivre.

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ASSASSIN signe son grand retour avec « Légende Urbaine »

Après avoir marqué plusieurs générations d’auditeurs et laissé une empreinte profonde dans l’histoire du rap français, ASSASSIN fait son retour avec un nouveau single accompagné de son clip : « Légende Urbaine ».

Un titre puissant qui réunit à nouveau les deux architectes historiques de cette aventure : Rockin’ Squat et Doctor L.

Cette collaboration emblématique signe des retrouvailles attendues depuis des années. Elle ouvre une nouvelle page pour un groupe qui a toujours avancé avec une vision claire : faire du hip-hop un espace de conscience, de transmission et d’innovation.

Des retrouvailles historiques

Au cœur de ce nouveau chapitre se trouvent Rockin’ Squat et Doctor L, deux figures essentielles de l’identité d’ASSASSIN.

Leur réunion donne à « Légende Urbaine » une portée particulière. Pour les fans de la première heure, elle rappelle une époque où le rap français se construisait autour de l’indépendance, de la parole engagée et d’une exigence artistique forte. Pour les nouvelles générations, elle représente l’occasion de redécouvrir l’un des groupes les plus influents de la culture hip-hop francophone.

Ce retour n’a rien d’anodin. Il ne s’agit pas seulement d’un nouveau morceau, mais d’un signal : ASSASSIN revient avec son ADN intact.

Un retour aux fondamentaux entre engagement, héritage et innovation sonore

Avec « Légende Urbaine », ASSASSIN revient à ce qui a toujours fait sa force : une parole consciente, une vision indépendante et une identité sonore singulière.

Le morceau rappelle l’importance de la mémoire dans le hip-hop. Il parle d’héritage, de transmission et de fidélité à une culture qui s’est construite dans la rue, dans les marges, dans les studios indépendants et dans les esprits en éveil.

Rockin’ Squat y incarne cette plume engagée, toujours animée par la volonté de questionner le monde qui l’entoure. Face aux mutations de la société et de l’industrie musicale, sa voix conserve cette intensité qui a traversé les générations.

Doctor L, de son côté, apporte une dimension sonore essentielle. Sa signature musicale donne au titre une profondeur particulière, entre tension, modernité et atmosphère cinématographique.

Le résultat ne cherche pas à suivre mécaniquement les tendances actuelles. Il propose au contraire une continuité artistique cohérente, fidèle à l’esprit d’ASSASSIN tout en regardant vers l’avenir.

C’est précisément cette alchimie qui rend le retour si fort. « Légende Urbaine » relie le passé et le présent sans tomber dans la nostalgie facile. Le titre rappelle les fondations du rap français tout en affirmant que l’engagement, la créativité et l’indépendance restent des valeurs actuelles.

Dans un paysage musical où tout va très vite, ASSASSIN prend le temps de réinstaller une parole, une ambiance et une exigence. Ce retour fonctionne parce qu’il ne cherche pas à reproduire une époque : il prolonge une histoire.

Conclusion

Avec « Légende Urbaine », ASSASSIN signe un retour fort, sincère et fidèle à son identité.

Les retrouvailles entre Rockin’ Squat et Doctor L donnent naissance à un morceau qui conjugue héritage, engagement et innovation sonore.

Plus qu’un simple single, ce titre agit comme un rappel : certaines légendes ne disparaissent jamais. Elles continuent simplement d’écrire leur histoire.

Pour NEW KG, ce retour confirme une évidence : ASSASSIN reste une référence majeure du rap français, capable de parler aux anciens comme aux nouveaux auditeurs.

 

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